UMP Oujda: COLLOQUE INTERNATIONAL Sur le thème Banques et institutions de micro finance : Partenaires ou véritables concurrents sur la voie d’un développement soutenable

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Les départements Sciences de Gestion et Sciences Economiques
Organisent unCOLLOQUE INTERNATIONALSur le thèmeBanques et institutions de micro finance :Partenaires ou véritables concurrents sur la voied’un développement soutenableOujda, 15 et 16 Avril 2010APPEL A COMMUNICATIONS« La micro finance n’aurait pas connu un tel succès si le professeur Yunus n’avait pasdémontré que les pauvres étaient bancarisables et que le micro crédit pouvait être uneactivité rentable… » (Michel Lelart, Muhammad Yunus, père du microcrédit honoré par leprix Nobel de la paix. Revue d’économie politique et Valérie de Briey, la microfinance : unoutil de lutte contre la pauvreté. Problèmes économiques)Dans la littérature théorique, le développement de la micro finance a eu pour objectif initial decombler le vide laissé par les banques privées pour lesquelles, les pauvres représentaient unmarché peu rentable et coûteux. Elle est définie comme l’offre de services financiers au profitdes populations à faible revenu, pauvres et très pauvres en situation d’auto emploi.Au Maroc, l’activité du microcrédit est régie par la loi 18/97 dans le cadre des associations.Cependant, cette loi est jugée aujourd’hui restrictive sur le plan réglementaire puisque lesassociations ne sont pas autorisées à collecter de l’épargne tout en sachant que le taux debancarisation de la population défavorisée reste très faible.Pour augmenter le nombre de bénéficiaires, il faudra d’abord mettre en place un système derefinancement adéquat ; réviser les contraintes de rentabilité prévues par la loi qui à termerisqueront de pousser ces structures à s’éloigner de leur champ socioéconomique destiné àéradiquer la pauvreté et à devenir des sociétés de financement à part entière.Partant de cette idée, les associations de microcrédit (AMC) suffisamment rentables et enstade final de développement, clament aujourd’hui pour se glisser dans le système financierformel en changeant de statut (vers le statut de banque ou de société de financement).Toutefois, si elles sont appelées à faire évoluer leur statut, toutes les AMC ne disposent pasforcément des assises financières comparables à celles des banques. Ces dernièresgarantissent leurs crédits via des sûretés personnelles ou réelles, alors que les AMC nepeuvent compter que sur la garantie solidaire d’un groupe d’emprunteurs. Par ailleurs, surtreize AMC, seules cinq d’entre elles (Al Amana, Zakoura, Ardi, Fondep et La FondationBanque Populaire) ont la capacité de se convertir. À elles seules, ces cinq associationsreprésenteraient 96% du secteur du microcrédit. Quant aux huit restantes, elles préfèrentcontinuer à bénéficier des relations de partenariat avec les institutions voisines (Etat oubailleurs de fonds internationaux).Pour ce qui est du processus de transformation, des études récentes publiques et privéesciblées (comme celle menée par l’Agence française de développement) ont proposé entreautres solutions la poursuite de l’élargissement des compétences et du champ d’activité desAMC, en permettant à celles qui le souhaitent et qui présenteraient des garanties suffisantes,d’étendre leurs activités financières (crédit, moyens de paiement) et non financières(intermédiation en assurance) ainsi qu’une amélioration de leur accès aux marchés financiers.(en effet, aujourd’hui le secteur compte deux acteurs qui sont adossés à des établissementsbancaires à savoir, d’une part, la Banque populaire, désormais propriétaire de l’ensembleformé de sa fondation pour le microcrédit et Zakoura, et, d’autre part, la fondation Ardiaffiliée au Crédit agricole du Maroc. Chez Al Amana, la transformation pourrait êtreinstitutionnelle)Le succès spectaculaire du secteur de la micro finance a poussé un nombre croissant debanques commerciales vers ce nouveau marché, motivé d’une part par la concurrence de plusen plus accrue et d’autre part, par la pression des pouvoirs publicsSi les AMC changent de statut au Maroc, la relation banque/ institutions de micro crédit(IMF) se définira sous un nouvel angle :3En effet, banques et IMF se dévouent souvent pour le même objectif à savoir : collecterl’épargne des agents excédentaires pour les besoins de financement de projets jugés rentables.Généralement, ces deux types d’institutions n’ont pas la même stratégie de localisation, lamême technologie de production et ne proposent pas exactement les mêmes types de produitset services. Elles n’ont pas, également, la même cible de clientèle et ne sont pas toujourssoumises à la même réglementation bancaire. Cependant, quelles que soient leurs différencesstructurelles et organisationnelles, ces deux types « d’intermédiaires » ont une raisoncommune d’existence : les coûts de transaction et d’information élevés qu’engendre l’échangedirect sur le marché.Aussi, si les banques fonctionnent suivant une logique financière de rentabilité, les institutionsde micro finance devraient continuer à poursuivre une double mission, sociale et financière.Tous ces éléments nous laissent penser que les deux types « d’intermédiaires » seront denature complémentaire. Or, la dynamique de la relation Banques/Institutions de microfinance dans les zones à forte maturité du secteur de la micro finance (Asie, Amérique Latinepar exemple) montre que la relation entre les banques et les IMF débute sur des liens decomplémentarité pour s’achever sur des rapports de concurrence.Si la « micro finance » a été reconnu par les Nations Unis comme instrument de lutte contre lapauvreté, la communauté scientifique en observant la réalité émet toutefois des interrogationset des réticences quant à l’efficacité de celle-ci dans la lutte effective contre la pauvreté ;allant même jusqu’à l’inculper d’être parfois source d’exclusion et d’accroître les inégalitésentre les plus pauvres et les classes moyennes.Dans cette optique, et considérant l’importance de la problématique soulevée par ce mode definancement à travers les discussions que nous voulons susciter, les projets decommunications gagneront en pertinence s’ils adhèrent à l’un des axes constituant l’ossaturede la thématique du colloque à savoir:

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