Réponse à monsieur Sadki Mustafa, professeur syndicaliste

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Réponse à monsieur Sadki Mustafa, professeur syndicaliste

Oujda portail: Zaid Tayeb

 Cher monsieur, quoique différents l’un de l’autre aussi bien par l’outil  que chacun de nous utilise que par nos opinions et convictions, nous commençons à nous dévoiler l’un à l’autre, nommément,  et aux lecteurs qui suivent sûrement ce débat sur le boycott des cours par les élèves professeurs des CRMEF. Je voudrais avant tout déterminer à qui j’écris pour  pouvoir adapter le contenu de mon article et ajuster sa langue à la mesure et à la qualité du statut de mon interlocuteur. En effet, monsieur Sadki Mustapha a deux activités liées chacune à l’une ou à l’autre de ces deux statuts, l’une syndicale, l’autre pédagogique, dont il dit qu’elles sont indissociables comme il veut indissociables la formation du recrutement.  En ce qui me concerne, je me trouve pris dans l’alternative d’hésiter entre l’écriture au professeur ou au syndicaliste, à chaque circonstance, son propos, dit-on communément, mais, dans l’état actuel des choses, monsieur Sadki se manifeste plus en syndicaliste qu’en professeur.

    Tout d’abord, l’article auquel vous répondez en m’adressant de vives remontrances, reprend un à un les points sur lesquels s’est articulé le colloque soi disant intellectuel et que vous avez publié sur ce site Oujda Portail(Pour lire l’article en question cliquer ici).  En le lisant, deux choses ont arrêté ma lecture : aucun des points du colloque n’avait un aspect intellectuel et  le colloque avait eu lieu au siège de l’UMT. Vous n’allez pas faire accroire aux lecteurs que le choix du lieu ne détermine pas le contenu du discours. Si le colloque dont vous parlez avec tant de verve dans le mot et d’enthousiasme dans l’acte avait un quelconque lien avec la culture, la pédagogie, la didactique ou avec un tout autre savoir utile à la formation de l’esprit des élèves professeurs, le lieu qui lui siérait le mieux serait certainement les centres où ceux-ci suivent leur formation. Mais comme le colloque que vous aviez animé et  auquel vous aviez &t& invité en tant que syndicaliste et non en tant que professeur dans les CRMEF avait eu lieu au siège d’un syndicat, il est bien évident que son but et sa visée étaient un appel au militantisme syndical et à la désobéissance aux règles et lois qui régissent les concours des CRMEF par le maintien du boycott des cours. Au lieu de cultiver chez les professeurs de demain en formation que vous avez sous votre autorité pédagogique d’un savoir dont ils ont besoin et pour lequel vous êtes payé, vous les nourrissez des slogans incendiaires que vous leur inculquez dans les sièges des syndicats afin qu’ils les répètent, innocents et crédules qu’ils sont dans leur jeune esprit sans expérience, dans les rues et sur les places ou vous les envoyez avec banderoles et slogans. Au lieu de les former pour qu’ils deviennent à leur tour les formateurs de nos enfants, vous leur inculquez l’art de l’encanaillement et de la friponnerie dont ils vont transmettre la science aux générations à venir.  

    Dites aux lecteurs un peu, s’il vous plait, monsieur, combien vous travaillez d’heures par jour et combien vous touchez comme salaire mensuel pour cet horaire journalier ? N’est-ce pas là l’une des formes de l’ économie de la rente que vos syndicats dénoncent et que vous pratiquez de la manière la plus ordinaire et la plus innocente ? Ne troquez pas le noble travail pour lequel vous êtes généreusement payé pour une vilaine activité dont les discours sont fondés sur l’intoxication et l’aliénation de l’esprit. De plus, en votre âme et conscience, monsieur, est-ce que vous pensez sincèrement que les élèves professeurs sont dans leur droit quand ils réclament l’abolition des deux décrets dont ils avaient pris connaissance bien avant la présélection et le concours d’entrée ?

 Et si les deux décrets tombaient ? Quel effet d’avalanche produirait une telle décision ?

  -Une demande à candidature devra être annoncée pour permettre à ceux que les décrets avaient éloignés de la course d’y participer car beaucoup de candidats qui travaillent dans le privé avaient refusé de courir le risque de se hasarder dans une formation où la bourse est réduite de moitié et dont l’issue est incertaine.

  -Si donc le gouvernement maintient  la même liste des candidats actuels, ceux qui n’ont pas passé le concours pour les raisons que je viens d’énoncer sortiront dans la rue et vos syndicats les soutiendront à travers des coordinations dont ils auront choisi les meneurs.

  -En revenant sur les deux décrets, le gouvernement va créer un précédent : toutes les lois et tous les décrets promulgués devront inéluctablement tomber et en particulier celui de la réforme de la caisse marocaine des retraités.

-Supposons à présent que le gouvernement se dise que, puisque les élèves professeurs refusent de rejoindre les centres, il faut faire appel aux candidats de la liste d’attente. Je suis sûr que ceux-là sont au guet et  n’attendent qu’un petit signe pour prendre la relève de ceux qui refusent les deux décrets.

  En conclusion, j’espère que monsieur Sadki retrouvera la raison qu’il a perdue en contribuant à l’égarement des élèves professeurs. A ce propos, je lui affirme que  j’ai beaucoup d’estime pour les professeurs, amis ou voisins, qui travaillent dans les CRMEF dans un esprit positif d’abnégation, de droiture et de neutralité.

Réponse à monsieur Sadki Mustafa, professeur syndicaliste
Réponse à monsieur Sadki Mustafa, professeur syndicaliste
2016-01-30
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ع. بلبشير