Oujda et Marrakech, villes chères: Les écoulements ont accusé une baisse de près de plus de 9 %.

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Oujda Portail: Oujda – Marrakech – L’atonie qui caractérise le marché du crédit et la régression des revenus des ménages commencent à constituer de sacrés freins à la demande de l’immobilier résidentiel. Boudé dans un passé récent par les opérateurs, l’immobilier dit «social» a fini par faire montre d’un certain essoufflement. Un simple coup d’œil panoramique à la tendance globale du marché immobilier permet de s’en rendre compte.
Immatriculés au niveau de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), les ventes des biens immobiliers résidentiels semblent plus enclines à marquer le pas. À fin mars dernier, ces écoulements ont accusé une baisse de 9,7% et de 5,5% d’un trimestre à l’autre, s’établissant à près de 12.619 unités.Selon Bank Al-Maghrib, cette baisse de régime serait imputable à la diminution des transactions relatives à l’ensemble des biens résidentiels. Dans ce sillage, l’Indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) a enregistré une hausse de 5% au premier trimestre 2011. Une propension que l’on attribue pour l’essentiel à la progression des prix des différentes catégories de logements. Élaboré conjointement par Bank Al-Maghrib et l’ANCFCC, ce baromètre a augmenté de 1,2% d’un trimestre à l’autre, précise la Banque centrale dans sa dernière note relative à la tendance globale du marché immobilier. Pour les appartements, les prix ont progressé de 1,7%, en glissement trimestriel. En glissement annuel, ces prix se sont accrus de 6,7%, au lieu d’un taux de 2,2% observé le trimestre précédent. 

Cette évolution a concerné toutes les villes, à l’exception d’El Jadida et d’Agadir, où les prix ont connu des baisses respectives de 6% et 2,1%. Quant au volume des ventes, il a régressé de 5,2%, en glissement trimestriel, revenant à 11.324 unités. Par région, les diminutions les plus marquées ont été enregistrées dans le Grand Casablanca, Souss-Massa-Draâ et Meknès-Tafilalt, tandis que la hausse la plus importante a été observée au niveau de Tanger-Tétouan. Les prix des maisons ont augmenté de 0,7%, aussi bien d’un trimestre à l’autre qu’en glissement annuel, traduisant principalement la hausse des prix dans les villes d’Oujda, de Marrakech, d’Agadir et de Casablanca. Concernant les transactions, elles ont représenté environ 8% des opérations sur le marché national, s’établissant à 1.029, soit un repli de 8,1% d’un trimestre à l’autre et de 18,2% sur un an.Les prix des villas ont marqué un accroissement de 2,8% d’un trimestre à l’autre et de 7,7% en glissement annuel. Cette orientation est due à la progression des prix dans les villes de Rabat et de Kénitra respectivement de 11,2% et 4,1%. Les prix dans les villes de Casablanca et de Marrakech ont, en revanche, accusé des baisses respectives de 9,3% et 6,5%.Pour ce qui est des transactions, qui représentent près de 2% du marché national au cours du 1er trimestre 2011, elles ont totalisé 266, soit une augmentation de 8,6% en glissement annuel et une baisse, d’un trimestre à l’autre, de 8,9%.

Hormis les villes d’El Jadida et de Rabat, où les prix des actifs immobiliers ont accusé des diminutions respectives de 6% et 1,3%, ceux pratiqués dans les autres villes ont enregistré des hausses allant de 1,5% pour Marrakech à 10,3% pour Oujda. Tanger a connu une augmentation trimestrielle de 83,7% du volume des ventes. Alors que les transactions dans les autres villes ont enregistré des baisses allant de 38% pour Agadir à 6% pour Fès, la part des transactions des biens immobiliers par ville dans le marché national s’est située à 30,7% à Casablanca, à 17,1% à Marrakech et à 16,3% à Tanger.

La structure des ventes des biens immobiliers résidentiels au cours du 1er trimestre 2011 se caractérise par la prédominance des cessions d’appartements dans l’ensemble des villes, à l’exception de la ville d’Oujda, dont les opérations sur les maisons représentent environ 80% des ventes. La part des appartements varie ainsi de 81% pour Agadir à 99% pour Fès. Quant aux villas, leur part n’a pas dépassé 5% du total des transactions à Agadir, à Rabat, à Marrakech, à Casablanca et à Kénitra.

Les effets escomptésL’immobilier devrait connaître en 2011 un développement considérable. Les opérateurs du secteur se sont attelés à mettre en place des programmes d’investissement d’envergure, dont le financement est souvent assuré par une combinaison entre dette bancaire, emprunts obligataires et augmentations de capital. Pour le social, l’effet escompté par les mesures incitatives devrait se ressentir dans un futur très proche, les conventions avec l’État n’ayant été signées qu’en mars 2010. À ce titre, plusieurs opérateurs ont annoncé leur intention de renforcer leur positionnement sur ce créneau.L’immobilier moyen standing devrait poursuivre sa dynamique de croissance, capitalisant notamment sur une forte demande en termes de logement, la démocratisation de l’accès au crédit, notamment pour la classe moyenne (mise en place d’un fonds de garantie au profit de la classe moyenne désireuse d’acquérir un bien dont le prix est inférieur à 800.000 DH) et une accélération de l’urbanisation.

Oujda et Marrakech, villes chères: Les écoulements ont accusé une baisse de près de plus de 9 %.

Oujda et Marrakech, villes chères: Les écoulements ont accusé une baisse de près de plus de 9 %.
Oujda et Marrakech, villes chères: Les écoulements ont accusé une baisse de près de plus de 9 %.

Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN

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1 تعليق على "Oujda et Marrakech, villes chères: Les écoulements ont accusé une baisse de près de plus de 9 %."

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SAMIR
ضيف
BONJOUR , EFFECTIVEMENT LES PRIX SONT EXTREMENT CHERE A OUJDA ET SAIIDIA CELA DIT UNE BAISSE DES PRIX DE L IMMOBILLIER ET DES TERRAIN COMMENCE A SE RESSENTIR A OUJDA ET SAIIDIA , LES AGENT IMMOBILLIER ET LES PROMOTEUR N ARRIVENT PAS A REVENDRE LEUR BIEN . CEUX QUI ET TOU A FAIT NORMALE VU LES PRIX A OUJDA ET SAIIDIA QUI VOUDRAI ACHETER A CE PRIX …… BAH POUR MA PART PERSONNE OU TRES PEU DE GENS VEULENT ACHETER CAR IL SE DOUTENT A UN MOMENT LES PRIX NE SONT PAS EN ACCORD AVEC LES SALAIRE MAROCAIN ET LES… قراءة المزيد ..
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