Oujda la capitale de l’est du maroc

وجدة البوابة14 يوليو 2009آخر تحديث : منذ 10 سنوات
Oujda la capitale de l’est du maroc
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Oujda est la capitale de la région de l’Oriental du Maroc, elle est situé à la pointe Est du Rif. En 2004, cette métropole comptait plus de 400’000 habitants.
La ville est bâtie sur la plaine d’Angads bordée par les montagnes de la tribu rifaine des béni znessen au Nord et les Jbel Hamra, Ras Asfour et Mahçar au Sud. Elle est traversée par les rivières Oued Nachef et Oued Isly. La situation géographique privilégiée d’Oujda fait d’elle un carrefour entre le Maroc et les autres pays du Maghreb et d’Afrique du Nord d’une part et entre le Maroc et l’Europe via Nador d’autre part.

Oujda – Situation

[Images et histoire de la ville Oujda complete en arabe]

Située au nord-est du Maroc, dans la plaine d’Angad, Oujda est à 14 km de l’Algérie et à 60 km de la Méditerranée. C’est une ville qui représente un nœud routier vital pour la communication dans cette partie du territoire marocain et avec le reste du Maghreb. Il s’agit de l’axe reliant la plaine littorale aux hauts plateaux à Arfa, au sud de Berguent et aux lointaines oasis de Figuig. Elle constitue également la porte du Maroc sur l’Algérie. Cette situation géopolitique de ville frontalière a marqué d’un impact profond l’histoire de la ville et influence aujourd’hui encore son devenir socio-économique.

Oujda – Histoire

Le peu de recherches archéologiques dont a fait l’objet le nord-est du Maroc a démontré que des peuplements humains ont habité la région depuis des milliers d’années. Mais force est de constater que le souvenir des origines lointaines de la ville disparaît derrière le panorama général de la présence romaine en Afrique du Nord. Aussi dans les sources historiques, la ville est-elle évoquée sous diverses dénominations suivant l’époque. Elle est tantôt appelée la ville de la perplexité (madinat al-hira), tantôt celle de la peur (madinat al-khaw f) ou celle des jujubiers (madinat al-sadra).

Bab Elgharbi en 1921
Bab Elgharbi en 1921

C’est avec sa refondation par Ziri Ben Atia, de la dynastie berbère des Maghraoua, en 944, que la ville d’Oujda fait sa véritable entrée dans l’Histoire. Ville charnière, érigée sur la principale voie de communication reliant les deux royaumes de Fès (Maghreb al-Aqsa) et de Tlemcen (Maghreb al-Awsat), Oujda a été victime d’une série d’invasions tout au long de son histoire. Elle a dû subir, en effet, une suite interminable de conquêtes et de reconquêtes; de destructions et de reconstructions; de phases de décadence durant lesquelles elle fut réduite à une simple bourgade et d’autres périodes de prospérité qui l’ont hissée au rang de grande cité cosmopolite. Ce n’est que sous le règne de Moulay Slimane au XVIIIe siècle qu’elle est récupérée définitivement par l’État chérifien. La convention de Maghnia signée en 1845 entre le royaume du Maroc et la France, après la bataille d’Isly, confirme la marocanité de la ville et fixe la frontière entre le Maroc et l’Algérie sur le petit oued Kiss, entre la Moulouya et la Tafna.

La prise d’Oujda par les armées françaises venues d’Algérie, signe le début d’un processus qui n’a pris fin qu’en 1934 avec la soumission des dernières tribus berbères dans l’anti-Atlas. Mais à l’image des grandes villes du royaume, Oujda n’a pas tardé à réagir en apportant sa précieuse contribution à la lutte nationale pour l’indépendance. Fidèle à sa vocation et compte tenu de sa situation géopolitique, elle a été, de 1956 à 1962, la base arrière du Front de libération nationale algérienne (FLN). De même qu’elle fut le théâtre de plusieurs grands événements qui ont marqué l’histoire du Maroc indépendant. Ainsi, c’est Oujda qui a accueilli les rencontres historiques entre le roi Hassan II et le président algérien Chadli Ben Jdid entre 1983 et 1987, qui ont abouti à la création de l’Union du Maghreb arabe (UMA) en 1989. C’est aussi dans cet te ville que fut signé le traité maroco-lybien en 1983.

Par sa situation géopolitique, le devenir d’Oujda fut intimement lié à l’évolution des relations entre le Maroc et l’Algérie. Ainsi la ville a-t-elle connu une croissance exceptionnelle dans les années qui suivirent la signature du traité qui créa l’UMA. Mais hélas, l’entente maroco-algérienne fut de courte durée, même s’il ne faut pas oublier que l’unité du Maghreb est non seulement une nécessité d’ordre économique, humain et culturel, mais aussi un choix stratégique pour tous les peuples de la région.

Oujda – Potentiel éconimique

Sur le plan économique, la ville et sa région bénéficient de plusieurs atouts. Outre les activités administratives et commerciales qu’assure la ville d’Oujda en tant que capitale de la région orientale du pays, elle dispose d’un secteur industriel dominé notamment par l’agroalimentaire, l’industrie chimique et parachimique, celle du textile et du cuir dont la production est orientée essentiellement vers l’exportation.

D’autres activités industrielles sont encore à l’état embryonnaire, mais annoncent néanmoins un grand potentiel. On pense surtout à l’industrie électrique et électronique ou à l’industrie métallique et mécanique. Notons, enfin, que les petites et moyennes entreprises sont à l’origine de près de 90% des emplois créés dans cette ville.

La valorisation de la côte méditerranéenne et les grands projets touristiques qui sont actuellement en cours de réalisation, vont, sans doute, dynamiser l’activité économique dans toute la région orientale et redonner à la ville d’Oujda sa grandeur d’antan. Ville de passage et de brassage, Oujda a connu un grand essor démographique au cours du XXe siècle. Par ailleurs, le plan de régionalisation ne manquera pas de renforcer le rayonnement économique et humain de la capitale du Maroc oriental.

Oujda – Potentiel touristique

Le touriste de passage à Oujda se doit de consacrer quelques moments pour visiter les rares et plus anciens monuments de la ville qui ont échappé aux vicissitudes de son histoire agitée. Il s’agit en premier lieu de la grande mosquée construite par le sultan mérinide Abou Yacoub Youssef en 1296, ainsi que le bain maure, dit Hammam Sidi Yahia, qui date de la même époque et qui offre de nombreux signes de ressemblance avec les hammams andalous.

La kasbah de la ville vaut le détour, même si elle ne représente plus que le pale souvenir de ce qu’elle fut aux plus glorieux moments de son histoire. Et quoique les remparts de la médina aient disparu en partie, il en subsiste la belle porte de Ouled Oumrane.

Par ailleurs, le grand jardin andalou de la ville qui fut réhabilité au lendemain du protectorat français, abrite le mausolée du patron de la ville, Sidi Yahia ben Younès, saint vénéré par les communautés juive et musulmane, ainsi qu’un lieu de pèlerinage pour tous les habitants d’Oujda. D’après la tradition populaire, Sidi Yahia ne serait autre que saint Jean-Baptiste, le précurseur du Christ!

église saint louis
église saint louis

Deux excursions sont incontournables pour le touriste faisant étape à Oujda: la première à la plage de Saïdia, à 60 km de là, considérée comme la plus belle plage de la façade méditerranéenne du Maroc; la seconde, au circuit des monts des Beni Znassen et des gorges du Zegzel. Pour les amateurs de sites chargés de symboles historiques, ils peuvent visiter le lieu où se déroula la bataille d’Isly en 1844, situé à 8 km à l’ouest d’Oujda, événement qui constitua un tournant dans l’histoire moderne du Maroc.

oujda
oujda

Par Mohamed Janjar Sghir
Maroc méditerranée de Mohamed Sijelmassi

L’ancienne ville:


Porte Bab Gharbi (Ex Sidi Aïssa)


A la fin du 19ème siècle et
dans les premières années de 20ème,

L’ancienne médina
d’Oujda, qui atteignit une superficie de 25 ha en 1880 abrite
plusieurs monuments de valeur historique indéniable, était
entourée d’une ceinture de jardins plantés d’oliviers, ceinture
épaisse de mille mètres en certains endroits. Chaque jardin
était clos d’un mur en pisé de 1,80m à 2 mètres de haut percé de
nombreux trous. Ces jardins constituaient donc un système de
défense appréciable, qu’on avait renforcé dans les années 1880
par la construction de murailles en pisé de 6 à 7 mètres de
hauteur, formant une enceinte continue percée de deux portes
diamétralement opposées, et doublée d’un fossé large et profond
creusé pour construire le mur.


En 1885 :


L’ancienne ville se divisait en six quartiers, ou homa, séparés
entre eux par de grandes portes, placées en travers de la rue et
fermées la nuit. Chaque quartier a ses biens publics, ses
mosquées, son fondouk (auberge-écurie), ses bains maures, etc.
Il est administré par un notable appelé Mokaddem-el-homa, agent
de surveillance qui relève de l’Amel. Les six quartiers d’Oujda
sont :

Au nord : Les Oulad-Lhassen, Les Oulad-Amran, Les Ahl-Oujda.

Au centre : Le quartier juif, appelé Mellah.

Au sud-est :les Cheikian, ces derniers habitent les abords du Djammé, ou grande mosquée.

Au sud-ouest ;Les Oulad el Kadi.


Place de Kasbah
Dans cette ancienne médina, plusieurs monuments attirent
également l’attention: la Casbah, Dar Al Makhzen, Dar Al
Bacha,… et l’Ecole Sidi Ziane. Cette dernière fondée en 1907
mérite une mention particulière: c’est une école
franco-musulmane qui fut le premier établissement scolaire
moderne au Maroc.


Portes de la ville:

porte - Oujda Portail - وجدة البوابة أخبار وجدة والمغرب

Quatre portes, correspondant aux quatre points cardinaux,
permettent l’accès à l’extérieur. Au nord, Bab Oulad Amran et
les pistes menant chez les Beni Snassen.

Bab Sidi Abd el Ouahab


A l’est, Bab
Sidi Abd el Ouahab, donnant accès aux chemins muletiers de
Marnia et de Sidi Zaher, ainsi qu’à la route de sidi Yahiya. Son
nom tire est celui du vénéré saint Sidi Abdelouahab (XIVème
siècle) dont le tombeau se trouve tout prés à l’ intérieur de
l’enceinte .



Au sud, Bab
Sidi Aissa (saint enterré sur la colline du château d’eau),
Actuellement bab El Gharbi, d’où convergent les routes menant
chez les Mehaia et les Zekkara et se dirigeant sur Sidi Moussa
et Ras et Ain.


 Bab el Khemis, d’Oujda avril 1907.

A l’ouest, Bab el Khemis, la porte d’accès aux voitures qui,
venant de Marnia, tournent l’oasis au nord ; c’est de là que
partent les pistes vers Aioun Sidi Mellouk et Ain Sfa.

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