Moscou : une des kamikazes est une adolescente qui avait 17 ans

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Moue boudeuse, visage lisse et pistolet levé dans un geste de défi. La police russe a identifié une des femmes kamikazes responsables du double attentat de lundi dans le métro de Moscou. Il s’agit d’une adolescente daguestanaise d’à peine 17 ans. Djennet Abdourakhmanova portait la bombe qui a explosé à la station Park Koultoury. La jeune fille était la veuve d’Oumalat Magomedov, le chef de la rébellion islamique au Daguestan. Le djihadiste, abattu fin décembre, est un proche de Dokou Oumarov chef de l’«Emirat du Caucase», le groupe islamiste qui a revendiqué les actions de lundi. La jeune femme, aussi connue sous le nom d’Abdoullaïeva, est née en 1992 et vivait dans l’ouest du Daguestan, république instable du Caucase, également frappée mercredi par un double attentat suicide. D’après la presse russe , qui cite des sources policières daguestanaises, Djennet Abdourakhmanova s’est radicalisée après avoir rencontré son époux Oumalat Magomedov. Le couple avait fait connaissance sur Internet lorsque Djennet n’avait que de 16 ans. Magomedov, 30 ans, l’aurait amenée chez lui quasiment de force dès leur premier rendez-vous. Internet est en effet un des modes de recrutement privilégiés des extrémistes wahhabites dans le Caucase.

Une lettre d’amour en arabe dans sa poche

La vie commune du couple est de brève durée. Oumalat Magomedov est abattu le 31 décembre 2009 au Daguestan, lors d’un échange de tirs avec la police. Les enquêteurs estiment qu’à la mort de son mari, Djennet est tombée sous la coupe d’idéologues wahhabites. Ils auraient convaincu la jeune femme de se sacrifier pour venger la mort de Magomedov. Les enquêteurs auraient trouvé dans les poches de l’adolescente une lettre d’amour, selon la Pravda. Ecrite en arabe sur un bout de papier à moitié brûlé, la missive se concluait sur les mots «je te reverrai au paradis». La maîtrise de l’arabe étant peu répandue dans le Caucase, ce message fait dire à certains experts que la jeune femme aurait pu être entraînée dans un camp au Moyen-Orient.

L’autre «veuve noire» de lundi n’a pas encore été formellement identifiée : il pourrait s’agir d’une Tchétchène, Markha Oustarkhanova, 20 ans, elle aussi veuve d’un islamiste notoire. Les deux jeunes femmes seraient arrivées tôt à Moscou lundi de la ville de Kizliar, au Daguestan, en bus, avant de descendre dans le métro pour activer leurs bombes, faisant 40 morts et 90 blessés. Les forces de l’ordre russes pensent également avoir retrouvé l’appartement loué par leurs complices et où auraient été assemblées les bombes. Les ceintures d’explosifs ont été données aux deux veuves dans une station de métro située sur la ligne où ont eu lieu les attentats. Les deux hommes, qui les accompagnaient, ont probablement actionné les ceintures à distance. Leur identité est connue et ils sont actuellement recherchés.

Les femmes kamikazes, souvent surnommées «veuves noires», sont l’arme privilégiée de la rébellion islamiste du Caucase du Nord. Les spécialistes considèrent que c’est souvent la vengeance ou la manipulation, plutôt que leurs convictions, qui les poussent à passer à l’acte. Le Figaro

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