L’Université Mohammed Premier d’Oujda organise un débat sur les risques naturels

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UMP Oujda – Oujda Portail: Oujda le 9mars, Plus de 70 % des littoraux mondiaux sont aujourd’hui en recul et quelque 60 % de la population mondiale vivent à moins de 60 km de la côte, ont indiqué, le 6 mars à l’Université Mohamed Premier d’Oujda, des intervenants lors de la séance d’ouverture d’un colloque international sur la géomatique et la gestion des risques naturels.

Les prévisions s’accordent pour indiquer que 75 % de la population mondiale vivra à moins de 60 km de la côte d’ici 20 ans, contre 60 % actuellement, a souligné André Ozer, professeur-chercheur à l’Université de Liège (Belgique) et l’un des grands spécialistes de la télédétection et de la géomorphologie, estimant que les pressions urbaines, touristiques et industrielles sur les littoraux sont devenues une cause primordiale du recul des plages.

Les changements climatiques globaux observés actuellement ont pour conséquence une hausse universelle du niveau de la mer estimée, pour les zones stables du globe, à 13 cm par siècle depuis 1870, faisant savoir que ce taux est en constante augmentation, dans la mesure où le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) l’estime à une vitesse de 18 cm par siècle depuis 1961 et de 31 cm par siècle depuis 1993. Les conséquences de cette élévation du niveau de la mer sur les littoraux entraînent des problèmes environnementaux divers, entre autres, la salinisation des nappes phréatiques côtières, les difficultés d’évacuer les eaux de drainage et une érosion généralisée des plages, a relevé M. Ozer, notant que plus de 70 % des littoraux mondiaux sont aujourd’hui en recul. Ce phénomène n’est cependant pas lié uniquement aux changements climatiques globaux, mais aussi aux activités anthropiques, plus particulièrement dans les zones littorales, a-t-il expliqué, mettant l’accent sur l’apport de la télédétection en matière de gestion des milieux côtiers.

En utilisant les données de la télédétection, qu’elles soient aériennes ou satellitaires, il est possible de retracer l’évolution du littoral sur plus d’un demi-siècle, d’appréhender la dynamique côtière, déterminer le sens de la dérive, calculer la vitesse d’érosion et partant prévoir la localisation future du trait de côte et aussi d’évaluer l’impact de nouvelles infrastructures, a-t-il dit. Ce Colloque international de trois jours, qui s’inscrit dans le cadre de la coopération entre l’Université Mohammed 1er d’Oujda et la Commission universitaire pour le développement (CUD, Belgique), se veut également un hommage à M. Ozer, a indiqué, pour sa part, l’Universitaire Abdelkader Sbaï, dans une allocution au nom du Comité d’organisation de cette rencontre scientifique. Cette rencontre a pour objectif de décrire les processus qui sont à l’origine des risques constatés, d’analyser les facteurs qui les régissent, de cartographier les risques potentiels qui en résultent et de proposer et discuter des mesures de prévention et de protection, a-t-il poursuivi.

Il se propose également de développer les méthodes adoptées et les possibilités d’utilisation de la géomatique pour chaque type de risque, a-t-il ajouté, faisant remarquer que plus de 160 spécialistes des risques naturels originaires de 12 pays ont été invités pour présenter les résultats de leurs recherches et débattre des différentes problématiques de cette thématique. Les interventions sont programmées autour de plusieurs thèmes : risques hydrologiques et climatiques, risques littoraux (érosion et sédimentation), risques sismiques et volcaniques, risques d’érosion des sols et de mouvements de versant, pollution, feux de forêts et risques industriels, aspects méthodologiques de la modélisation et apport de la géomatique, et stratégies de réhabilitation et de prévention.

Une plateforme universitaire complète

L’Université Mohammed 1er d’Oujda est composée de cinq facultés et de quatre écoles et a pour vocation de former des étudiants dans des domaines très variés : sciences, droit, lettres, histoire, géographie, langues, gestion, sciences économiques, technologie, sciences de l’ingénieur et les sciences de la médecine. L’Université accueille plus de 35.000 étudiants (rentrée 2011-2012) répartis sur les sites d’Oujda, de Nador et d’Al Hoceima. Elle emploie 590 enseignants et 440 agents administratifs et techniques. C’est avec toutes ses forces (recherche, formation, enseignement, pluridisciplinarité…) que l’Université Mohammed 1er espère collaborer à l’essor de la région et du pays. Elle dispose, pour ce faire, de services communs de recherche dispensant d’un matériel de haut niveau technologique, de départements regroupant les différents laboratoires (sciences mathématiques, sciences de la terre, de l’eau, biologie, chimie, physique, électronique, électrotechnique, automatique, informatique, mécanique, sciences de gestion, lettres et sciences humaines. Elle dispose également de centres (Coste, CU, CUP, CEMMM, Centre de Télédétection, Culcom, etc.) chargés de fédérer les activités de recherche et de promouvoir le transfert technologique.Pluridisciplinaire, l’Université Mohammed 1er offre une formation attractive et variée, plusieurs filières professionnalisantes complètent l’offre de formation. La collaboration entre l’Université et son environnement, sous des formes variées, a connu un développement notable au cours des dernières années.

L’Université Mohammed Premier d’Oujda organise un débat sur les risques naturels
L’Université Mohammed Premier d’Oujda organise un débat sur les risques naturels

Publié le : 7 Mars 2012 – MAP

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