L’islamophobie de Charlie, c’est l’islamophobie de la France/ Oujda: Zaid tayeb

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     Les chefs d’Etats et de gouvernements qui étaient sur les premières lignes de la marche de la honte organisée par la France pour dénoncer le terrorisme et les terroristes n’ont pas remarqué que derrière eux des manifestants brandissaient des caricatures du Prophète (que la prière et le salut soient sur lui) que Charlie Hebdo avait publiées sur son sinistre journal. Les chefs d’Etats et les chefs de gouvernements des payas arabes et Musulmans présents à la manifestation en soutien à la France dans son jour de deuil qu’elle avait voulu médiatisé en grande pompe ont donné leur aval à la ligne de rédaction de Charlie Hebdo dans sa politique de dénigrement acharné contre le Prophète Mohammed (que la prière et le salut soient sur lui). A peine  ces chefs d’Etats et de gouvernements rentrés dans leurs pays, le devoir accompli, que Charlie Hebdo s’est fait tirer à quelques millions d’exemplaires, soutenu dans cet ouvrage de l’insulte et de l’ignominie par d’autres journaux. Au lieu de rechercher à calmer les esprits, à apaiser les tensions, à se réconcilier avec ceux qu’il a toujours méprisés par ses caricatures, qui n’ont rien ni de comique ni de satirique, ce sinistre journal, conforté et affermi par le ralliement de la république à sa ligne de rédaction, publie d’autres caricatures non moins offensante pour les Musulmans et leur religion. Les chefs d’Etats et de gouvernements qui ont prêté allégeance à la France et qui restent soumis à sa politique aveugle de l’infériorisation et du mépris de l’autre doivent ressentir beaucoup de remords qui doit les tarauder pendant ce qui leur reste de leur mandat et de leur vie, surtout les Arabes et les Musulmans d’entre eux. La marche contre ‘’le terrorisme’’ est une marche contre l’Islam et les Musulmans. La marche contre ‘’le terrorisme’’ a démultiplié le nombre de sympathisants de Charlie, mais également de l’autre partie. C’est proportionnel.

    La France n’est jamais tombée si bas que sous le règne de ses derniers présidents qui ont fait d’elle une république à l’image de ces dictatures corrompues du tiers monde encore en vie en Afrique et en Amérique latine. Elle a pris des mesures draconiennes vis-à-vis de ce qu’elle appelle le terrorisme (musulman !), l’extrémisme (musulman !), le fondamentalisme(musulman !), le fanatisme(musulman !), le radicalisme (musulman !), l’islamisme(musulman !!!) en instaurant des lois qui incriminent l’apologie de leur soi-disant terrorisme. Et les premières victimes sont en train de tomber dans les filets de cette loi aux mailles à la mesure d’une France devenue si petite. Si les Etats unis projettent de fermer Guantanamo où ils avaient enfermé des détenus sans jugement et sans autre délit que celui d’être soupçonnés d’avoir commandité  les attentats contre le Word Trade Center, la France se prépare à ouvrir son centre de détention pour ceux qui se dresseront contre son chouchou de Charlie et dont le crime est l’apologie du terrorisme. La France ne trouvera pas mieux lieu plus sinistre que le bagne de Cayenne où  Papillon avait laissé quelques lambeaux de sa vie. Deux lieux sur le même littoral d’un même océan, affectés à un même office.

       La liberté d’expression chez Charlie Hebdo est un droit garanti par la République et les valeurs de la république. Mais ce droit d’expression se transforme sur les colonnes d’un journal en droit à l’insulte et à l’offense contre un milliard et demi de Musulmans. Il revient à la France, au nom des valeurs qu’elle défend d’arrêter cette voix qui vit de l’insulte et de l’offense. A moins que  l’Islamophobie de  Charlie doive être ressentie, comprise et considérée comme l’islamophobie de la France. Sinon, comment expliquer la mobilisation de la France tout entière pour soutenir ce journal qui, en principe, doit faire la honte de la France et des Français ?

    Si dans une rue un chien mord tantôt  une vieille personne, tantôt aboie dans les jarrets d’un passant, ou encore si dans quelque autre quartier un mauvais enfant jette une brique tantôt à une fenêtre des voisins, tantôt à l’une de leurs voitures, qui est responsable du canidé et du garnement ? N’est-ce pas le maître du premier et les parents du second ?

    Que la France tienne  en laisse son Charlie.

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