Le projet de loi sur les syndicats rejeté par le trio UMT-CDT-FDT

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Oujda Portail: La concertation entre les trois centrales syndicales, UMT, CDT et FDT a franchi, mercredi 29 janvier, un nouveau cap en décidant de l’envoi d’un mémorandum au chef du gouvernement.

Tenue, mercredi 29 janvier 2014, au siège de l’UMT à Casablanca, la réunion entre cette dernière et ses nouveaux alliés, la CDT et la FDT n’a pas été sans résultat. D’après Abderrahmane Azzouzi, secrétaire général de la FDT, « il a été décidé d’envoyer dans les prochains jours un mémorandum détaillé au chef du gouvernement lui explicitant nos doléances, nos remarques et lui faisant savoir notre refus de la manière avec laquelle le cabinet actuel gère les choses, notamment le blocage que connaît le dialogue social… »

Il faut dire que la rencontre de Casablanca ce mercredi a été précédée d’autres rencontres de concertation. Et elle intervient dans un contexte particulier marqué notamment par l’élaboration par le gouvernement de deux nouveaux textes réglementaires concernant les syndicats et le droit de grève.

Préparé par le ministère de l’Emploi et ayant eu l’aval du conseil du gouvernement, le projet de loi sur les syndicats stipule entre autres, que dépassant l’âge légal de retraite, tout syndicaliste peut garder sa qualité de membre jusqu’à  65 ans, en restant actif uniquement au sein des instances consultatives. De même qu’il souligne la nécessité de la tenue de comptabilité selon les normes en vigueur, et l’organisation des congrès tous les quatre ans… 

« Nous ne refusons absolument pas tout texte de nature à améliorer l’action syndical, c’est certain. Mais ce que nous refusons c’est que le gouvernement prépare tout seul une loi nous concernant sans nous consulter à aucun moment », précise pour sa part Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’UMT.

Quant au projet de loi sur la grève, également rejeté par les syndicats, il prévoit qu’en cas d’entrave à la liberté de travail ou grève non autorisée, des peines d’emprisonnement de 1 à 6 mois et d’une amende entre 10.000 et 30.000 dirhams. Et pour le cas où l’on contraint une personne à adhérer ou à démissionner d’un syndicat, cet acte est passible d’une peine de 6 mois à 2 ans et d’une amende de 15000 à 30.000 dirhams. En cas de récidive, le texte prévoit le double des peines, sans préciser toutefois dans quel intervalle de temps est constituée une récidive.

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