Le ministre et la ministresse. Pourquoi pas le député et la députesse ? / Oujda: Zaid Tayeb

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Le ministre et la ministresse. Pourquoi pas le député et la députesse ?

Il est bruit ces derniers temps qu’un certain ministre du parti au pouvoir est entré dans une affaire d’amourette avec une ministresse du même parti. Il serait donc question d’un côté de consolider les attaches du parti par des mariages consanguins et de l’autre de banaliser la polygamie. L’exemple vient de ceux d’en haut à l’attention de ceux d’en bas ! Il n’est pas surprenant que dans un gouvernement, pour lequel nous avons d’ailleurs beaucoup de respect, des choses dignes des feuilletons turcs et des enquêtes impossibles de Pierre Bellemare ont lieu sous son mandat. Les lits et les douches dont seraient équipés les bureaux des ministres auraient, à n’en pas douter, une fonction conjugale. Le texte est là ! Il n’y a qu’à en faire usage ! Au bout du compte, à l’issue de leur mandat, les ministres rentreraient chez eux avec quelques rejetons qu’ils auraient faits à des ministresses qu’ils auraient épousées pendant l’exercice de leur fonction. Et si cela prenait également aux membres de la première et de la deuxième chambre d’emprunter le pas au ministre et à la ministresse ? Pourvu qu’on leur donne des bureaux et qu’on les leur équipe de lits et de douchettes ! Le reste vient tout seul. Les députés et les conseillers, au masculin et au féminin, en mal de re-mariage pourraient dès à présent penser de manière sérieuse à refaire leur vie. Sur place. Sur leur lieu de travail. En effet, l’habitude l’emporte sur la nature. A force de côtoyer des collègues de l’autre sexe, à force de se croiser dans les corridors des différents ministères ou de ceux des deux chambres, à force de se retrouver, par hasard ou par instinct, côte à côte sur les fauteuils des amphis ou des ministères, les relations finissent bien par se tisser. Le premier pas est fait. Et le célibat d’un jour ou d’une semaine, pour raison de service, trouve sa résolution dans les fiançailles. Loin de sa première famille, chacun se retrouve donc dans sa seconde famille. Loin de chez soi, on est enfin chez soi. Le vide est affectif est comblé! La nature n’aime pas le vide, dit-on. C’est comme les chauffeurs des transports en commun qui font de longs trajets : ils ont épouse au départ et épouse à l’arrivée. Jamais ils ne passent la nuit seuls. Là où ils sont, là ils ont lit et femme. Encore faut-il que le nombre ne fasse pas défaut pour nos ministres et ministresses, nos députés et députesses ! Il faut reconnaître à ce propos, que ceux qui ont appelé à la parité n’ont pas dit une sottise blâmable. L’égalité en nombre des deux sexes est de nature à mettre de l’équilibre. Avec cela, les ministres et les ministresses s’affranchissent, les députés et les députesses également. Adieu madame ! Bienvenue madame ! Et ce n’est là qu’une chose déclarée, rendue publique par les regards obliques. Cette affaire donnera peut-être du courage aux autres pour avouer leurs amourettes. Et l’on verra quelque autre ministre ou quelque autre député demander à sa première épouse, la mère de ses premiers enfants, d’aller lui demander la main de telle ministresse ou députesse comme pour leur premier mariage leurs mères s’étaient occupées de leurs noces. Après tout, pourquoi pas ? Y aurait-il une honte ou gêne d’aller dire à sa première épouse : ‘’Chérie ! Je veux te dire une chose ! J’ai fait la connaissance d’une ministresse (ou d’une députesse) ! Elle est adorable ! Tu ne peux pas imaginer comme elle est belle, avec des yeux comme ci, des lèvres comme ça, une bouche comme ceci, une taille comme cela… ! Je n’ai pas pu résister à son charme ! Tu serais bien gentille d’aller dès ce soir me la demander en mariage !’’ On voit d’ici la tête de la femme en titre !D’un autre côté, Jamais dans aucun autre gouvernement, à ma connaissance du moins, un ministre en exercice ne s’est amouraché d’une ministresse en exercice, de l’autre, aucun député en exercice n’est mort noyé dans sa voiture dans une petite rivière, ni aucun ministre en exercice ne s’est fait écraser par un train sur une voie ferrée, dans un lieu où il ne devait pas être. Le destin s’accomplit selon la volonté de Dieu. Cela personne ne peut le contester. Mais quand un député et un ministre meurent d’une certaine manière au même endroit, à un mois d’intervalle, jour pour jour, et que leur mort demeure inexpliquée, cela fait réfléchir plus d’un.Zaid Tayeb

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