Le Gouvernement BENKIRANE, est contre le sport et il le prouve

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Mohammed BELMAHI – Oujda Portail: Oujda le 20 octobre 2012, Le sport, phénomène social et secteur vital, de par ses retombées socio-économique et l’apport considérable des athlètes et autres sportifs marocains au rayonnement du Royaume sur la scène internationale, a toujours constitué l’une des principales préoccupations de Sa Majesté le Roi Mohammed IV qui entoure de sa Haute bienveillance le sport et les sportifs.

Et oui, on a tous assisté aux scènes de liesse et de la joie, après le 4-0 contre le Mozambique.

N’en parlons pas de tous les pays du monde qui tiennent à se qualifier aux phases finales des Jeux Olympiques tous les quatre ans. Leur unique objectif étant de faire valoir les atouts respectifs et d’acquérir, à travers les performances sportives, une reconnaissance et un rayonnement économique, culturel et social sur la scène internationale. Car finalement, obtenir une médaille olympique démontre et témoigne du degré de réussite et de progrès atteint par la nation dont le drapeau est hissé lors de ces grands rendez-vous planétaires.

Or , à la veille du 4ème anniversaire de la Lettre Royale adressée Aux Assises de Skhirat le 24 Octobre 2008 et au moment où le monde arabe connait son « Printemps « grâce à la jeunesse, notre gouvernement, hélas n’entend pas suivre la cadence et répondre aux attentes légitimes de notre Jeunesse. Le budget affecté à ce secteur, pourtant névralgique, et qui est en charge de quatre(4) domaines : jeunesse, sport, enfance et la femme a subit une baisse alarmant : il passe de1 milliard 3 millions de dirhams en 2013, au lieu 1 milliard 65 millions de dirhams en 2012, soit une baisse de 351 millions de dirhams !

Ajoutons que notre pays n’est pas doté d’une véritable politique sportive, quoique la volonté y est, surtout que notre jeune ministre se bat sur tous les fronts pour régulariser la situation.

Aujourd’hui l’on est en droit de se demander que veut-on du Sport ? Ou voulons seulement se contenter d’un rôle de figurant qui n’honore guère une grande nation sportive qu’a toujours été le Maroc?

Il est inadmissible, par exemple qu’au Maroc qui s’ouvre sur deux mers et dispose de milliers de kilomètres de plages, aucun intérêt n’est accordé aux sports maritimes.

Sur le plan de l’encadrement, les effectifs disponibles restent en deçà des besoins des différentes disciplines sportives, alors que les initiatives de motivation sont insignifiantes et appellent à plus d’intérêt et de soutien. Il en est de même de concentration dans l’axe Kénitra-El Jadida, et son insuffisance flagrante qui handicape tout développement et toute promotion du secteur sportif (prés de 500 terrains de football, dont 6 appartenant au ministère de la jeunesse et des sports, 27 aux collectivités locales et 15 aux organisations diverses, 11 piscines couvertes, 32 salles couvertes, dont 10 relevant de club privés, 14 complexes sportifs…).

Or, ces effectifs et équipements disponibles ne peuvent en aucun cas répondre aux besoins, de plus en plus légitimes, d’une population composée dans une large part de la jeunesse et déterminée à pratiquer le sport et à hisser les couleurs nationales dans les différentes sphères internationales.

De même que cet état des lieux, conjugué au maigre budget consacré au sport, ne peuvent nullement contribuer à l’épanouissement et à l’intégration de la jeunesse et à sa préservation de l’exclusion et des effets néfaste de l’oisiveté.

La motivation, la relance et la promotion du sport national passent inéluctablement par la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles (instauration d’un régime de retraite pour les sportifs notamment) et l’application des textes concernant le domaine sportif, notamment la loi 30-09, et par la consolidation de l’infrastructure sportive. L’élément humain, athlètes et cadres, demeure la pièce maîtresse de toute stratégie de développement à travers son bien-être moral et matériel. Le sport marocain ne peut que continuer sa percée et atteindre les objectifs escomptés.

Aussi, il est du devoir des parlementaires de corriger les bavures du gouvernement et de se réconcilier avec la chose sportive, et d’être l’interprète fidèle de la grande famille sportive, et ce, à travers :

*La détermination solennelle et sans équivoque d’une véritable politique sportive, incluant toutes les composantes de la population, tant sur le plan humain que géographique, de manière à permettre la pratique et la découverte et la détection des champions dans les différentes régions et localités du Royaume.

*L’encouragement de la formation et de l’encadrement technique des cadres dans des instituts spécialisés dispatchés au niveau de chaque région tout en garantissant leur avenir.

*L’encouragement et l’assistance sans distinction des clubs et associations sportives.

*La promotion du sport scolaire et universitaire en partenariat avec les collectivités locales.

*Le renflouement du Fonds National pour le Développement du Sport.

*L’octroi des équivalences aux différents diplômes sportifs décrochés par les athlètes et la création de passerelle entre les différentes filières de formulation sportives et scolaires.

*La promotion du sport féminin.

*La sensibilisation aux idéaux olympiques sportifs.

*La mise en place d’un système d’information et de communication spécialisé dans le secteur sportif.

*La mise en valeur de la médecine sportive.

*L’enracinement et responsabilisation effective de la société civile dans la gestion de la chose sportive.

*L’encadrement et la promotion effective du handisport, notamment par la multiplication de manifestations sportives pour personnes handicapées…

*L’octroi de statut d’utilité publique aux associations sportives.

*L’exonération des clubs et associations sportives des droits de taxes et des impôts sportifs.

*La responsabilisation et l’implication effective des établissements publics et des collectivités locales dans la gestion et la promotion du sport, conformément à l’article 41 de la charte communale en vigueur et des articles 26 et 31 et 33 de la Constitution sur le sport et l’éducation.

Aussi, force est de rappeler l’apport considérable que doivent apporter nos parlementaires à la relance ainsi qu’à la restructuration d’un secteur qui a largement souffert du désintérêt et des aléas de la politique de laisser-aller. Il est temps que l’ensemble des forces vives du pays prend au sérieux l’avenir de notre jeunesse qui, demain, aura entre les mains les destinées de ce grand pays. Alors donnons à notre jeunesse les moyens à même de les qualifier pour affronter les défis sociaux.

Le projet de budget pour l’année 2013 vous offre l’opportunité d’agir dans le bon sens des choses, alors profitez-en et rectifiez les chiffres. Les rubriques consacrées au secteur de la jeunesse et des Sports ( 45 fédérations ) constituent une offense pour une progéniture qui a toujours donné, mais souffert d’un manque de compréhension et délaissée à elle-même

Le Gouvernement BENKIRANE, est contre le sport et il le prouve
Le Gouvernement BENKIRANE, est contre le sport et il le prouve

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