La région Oued-Eddahab-Lagouira : 30 ans de développement soutenu et de chantiers tous azimuts/Taoufik El-Bouchtaoui

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Dakhla – Il y a trente ans, jour pour jour, la région de Oued-Eddahab-Lagouira retrouvait le giron de la mère-patrie, un évènement phare dans les annales de l’Histoire du Royaume, couronnant le long combat engagé depuis plusieurs décennies pour le parachèvement de l’indépendance du Maroc, la consécration de son intégrité territoriale et la réalisation de l’unité nationale.
En effet, c’est le 14 août 1979, que des représentants de la population de Oued Eddahab, à leur tête, les Ouléma, les notables et les chefs de tribus, s’étaient rendus dans la capitale du Royaume pour présenter à Feu SM Hassan II, leur serment d’allégeance et réaffirmer leur indéfectible attachement au glorieux Trône alaouite, à leur marocanité et à l’intégrité territoriale du Royaume de Tanger à Lagouira.Depuis, la wilaya la plus méridionale du Royaume a connu, en concrétisation de la Haute sollicitude Royale accordée à la région, un essor substantiel et constant, induit par un effort d’investissement colossal et une forte dynamique de développement local.Moments forts de communion nationale et de liesse populaire, traduisant la parfaite symbiose entre le peuple et le Trône, la visite du regretté Souverain Feu SM Hassan II en 1980, puis celles de SM le Roi Mohammed VI en 2001 et 2002 dans cette région avaient imprimé un nouvel élan au processus de développement local et à la marche de l’unité nationale, marquant l’unanimité et l’engagement sans faille du Maroc à défendre son intégrité territoriale et ses droits inaliénable.En l’espace de trois décennies, cette région, qui ne comptait qu’une bourgade de quelques habitations précaires est devenue un vaste chantier de croissance économique et de progrès social, grâce à des choix et programmes cohérents et intégrés et une ferme volonté politique de faire de cette partie du Royaume un pôle régional de développement prospère et résolument tourné vers l’avenir.Profondément déstructurée et sous-équipée au lendemain de son retour à la mère-patrie, la région a focalisé les efforts d’aménagement et de développement tous azimuts, menés sur tous les fronts (économique, social, culturel, urbain) pour combler le déficit enregistré en matière d’infrastructures de base, résorber l’habitat vétuste et insalubre, répondre aux besoins et demandes en services des habitants, favoriser leur sédentarisation et asseoir les bases du développement local durable.Depuis 2002, ces travaux sont passés à une cadence supérieure avec des programmes et projets de grande ampleur se déclinant par la rénovation et la requalification urbaine, la restructuration des habitations, l’amélioration et l’extension du réseau des routes, la généralisation de documents d’urbanisation, la création de nouveaux services publics, l’implantation d’entreprises et l’accompagnement social des habitants de la région qui comptait, selon le recensement de 2004, quelque 99.367 habitants.Aujourd’hui, les fruits de ces efforts sont fort tangibles et les insuffisances relevées jadis dans des secteurs socio-économiques sont en passe de devenir un vieux souvenir.Ainsi, le visiteur qui met aujourd’hui pied à terre dans cette partie du Royaume ne manquera pas de constater l’activité fébrile des chantiers ouverts dans différents endroits, ainsi que par les changements qui ont remodelé son “look”, notamment en ce qui concerne la voirie et le tissu urbain.Routes asphaltées et ruelles goudronnées, aéroport international, port, corniche aménagée, édifices et établissements publics, habitations et immeubles aux couleurs ocre et jaune, hôtels, stades, restaurants, cafés, cybercafés, éclairage public et aménagement de placettes: la région a bel et bien opéré une mutation tous azimuts et réussie, en quelques années, la gageure d’offrir un visage accueillant qui séduit ses visiteurs.Cette dynamique de rénovation urbaine et de consolidation des équipements socio-économiques est appelée à être confortée au cours des prochaines années à la faveur du programme de mise à niveau et de développement urbain des équipements et des infrastructures de la province de Oued-Eddahab pour la période 2009-2012, ficelé en mai dernier.Doté d’une valeur de 300 millions DH, ce programme se décline en une série d’actions se rapportant à la mise en place d’équipements structurants et d’établissement socio-économiques, à la mise à niveau et au développement du tissu urbain, au renforcement du réseau de voirie, à l’aménagement de zones d’activités économiques et industrielles et à la protection de l’environnement.Parmi les actions prévues dans le cadre de ce programme, figure la mise à niveau de certains quartiers encore sous-équipés, l’achèvement de l’aménagement de la corniche sur la baie, la valorisation architecturale et urbaine des espaces publics, la mise en place d’un réseau de voies transversales et d’une allée longeant l’océan et le développement d’une trame de voirie rénovée et de qualité, renforcée par l’aménagement de giratoires.Le programme porte aussi sur l’achèvement de l’équipement de la zone industrielle et la réalisation d’une zone d’activités économiques devant concentrer toutes les activités génératrices de revenus, outre la réalisation d’une étude sur la vulnérabilité de la baie, la préservation de l’équilibre écologique et paysager de la baie à travers la réalisation d’une station de traitement des eaux usées et l’aménagement d’un parc régional.+ Atouts indéniables d’une région en pleine expansion +La région de Oued-Eddahab-Lagouira, qui s’est parée ces derniers jours de ses beaux atours pour célébrer le 30ème anniversaire de son retour à la mère-patrie, offre un large éventail d’atouts économiques indéniables, notamment dans les domaines de la pêche, de l’agriculture, du tourisme et de l’élevage, des secteurs qui présentent de grandes opportunités d’investissement et un potentiel de développement important.Principale locomotive du développement économique et social de la région, le secteur de la pêche a connu une mutation notoire, tant au niveau des débarquements en poissons, de l’évolution de la flotte que des techniques de pêche utilisées, des résultats rendus possible grâce au plan d’aménagement mis au point par le département des pêches maritimes en vue d’optimiser le rendement et assurer une exploitation rationnelle des ressources halieutiques de la région.Rien que pour l’année 2008, le secteur a enregistré au niveau de la région une production de 188,658 mille tonnes pour une valeur globale de plus de 1.084 millions DH.Le développement de cette activité dans la région s’appuie sur les ressources halieutiques importantes que recèlent ses côtes atlantiques longues de 667km, et l’infrastructure existante : un port, 6 sites de débarquement de pêche artisanale, 7 halles aux poissons, 6 fermes aquacoles, 85 unités de traitement de produits de la mer, un centre de qualification professionnelle maritime et un centre de recherche halieutique.Principal facteur de développement local, le réseau routier dans la région, qui ne comptait en 1979 que quelque 67 km en mauvais état, a connu une évolution remarquable atteignant aujourd’hui un total 3.369 Km (dont 893 km revêtus) pour un investissement global estimé à 1,1 milliard DH, injecté dans le secteur pour accompagner les échanges nationaux et internationaux, soutenir les activités économiques, sociales et touristiques et désenclaver la population rurale.En matière de logement, le département de l’Habitat a initié plusieurs chantiers de lotissement et programmes de lutte contre l’habitat insalubre, la création de zones d’habitation nouvelles et le renforcement des fonds alloués au secteur. Ces programmes, d’une valeur globale de plus de 1,132 milliard DH ont permis la création de 22.198 unités d’habitat entre 1980 et 2008.L’élevage camelin a réalisé ces dernières années une évolution soutenue dans cette région (plus de 26.000 têtes) qui, en raison de son caractère pastoral et l’aménagement de plusieurs points d’eau, attire des éleveurs de chameaux d’autres régions limitrophes.La région recèle par ailleurs un potentiel touristique riche et diversifié susceptible de lui conférer une place de choix en matière de tourisme.La région a connu également au cours des dernières années un essor de ses périmètres irrigués destinés essentiellement à la production de primeurs sous serres, sur une superficie totale de 500 ha, dotée d’équipements hydro-agricoles sophistiqués, avec des rendements annuels de 35 mille tonnes, dont 20 mille tonnes de tomate, 12 mille tonnes de melon, 2.000 tonnes de concombre et 1.000 tonnes de poivrons et autres produits.Il y a lieu également de rappeler l’adoption par la commission régionale d’investissement en juin dernier de dossiers d’investissement pour une valeur totale de plus de 17 milliards DH, qui devront générer 4.300 emplois dans différents secteurs.Tous ces résultats positifs attestent d’une volonté ferme d’ériger la région en véritable pôle de développement socio-économique, assuré de toutes les commodités de vie décente.

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