“Energy news” Décembre 2009 – Nouvelles sur les Enérgies

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Etats-Unis: Les énergies renouvelables aux Etats-Unis : politiques de soutien et tendances pour la recherche et le développementLes Etats-Unis s’orientent progressivement vers une économie sobre en carbone. Tout indique, dans les mesures incitatives prises par l’administration Obama, un investissement massif dans la R&D, particulièrement pour ce qui concerne les énergies renouvelables. Des objectifs ambitieux sont fixés par le Department of Energy, mais aussi par un grand nombre d’états fédérés, notamment au travers des “Renewable Electricity Standard”, imposant un pourcentage d’électricité d’origine renouvelable. On détecte un tropisme vers les nouvelles énergies dans les financements publics, mais également du côté du capital risque. Une analyse des brevets montre la même tendance, avec les carburants et le solaire en tête de liste.

La capacité à produire de l’électricité verte doit s’accompagner d’un réseau de qualité. Or le réseau américain est aujourd’hui précaire et atomisé. Le nouveau président a donc mis l’accent sur le développement rapide d’un réseau électrique intelligent – dit Smartgrid, dont la vocation est de transporter l’électricité et l’information simultanément. Parmi les sources prioritaires, on trouve le solaire, promis à un avenir radieux grâce à des projets colossaux (fermes allant jusqu’à 5 GW) et des procédures d’autorisation qui devraient être accélérées sur les terrains fédéraux. Les Etats-Unis se placent depuis cette année en leader mondial de l’éolien, avec le Texas à l’honneur. La géothermie n’est pas oubliée, même si l’ampleur de son déploiement reste limité par rapport au potentiel, principalement pour l’Ouest du pays. Quant aux biocarburants, les objectifs extrêmement élevés fixés par le “Energy Independence and Security Act” de 2007 couplés aux problèmes d’acceptabilité sociale des carburants de 1ère génération oriente naturellement vers un fort développement de la 2ème et de la 3ème génération.

Comme par le passé, la Californie reste, malgré ses déboires budgétaires, un porte-drapeau des énergies propres et peut servir d’indicateur des tendances globales à moyen terme. Elle a régulièrement devancé le gouvernement fédéral dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et continue à miser sur le secteur des énergies nouvelles pour son développement économique.

Rédacteur :

Auteurs : ARNAUD Camille – CHARPENTIER Aline – DELPONT Franz – DUMAS Agathe – GUYADER Mireille – JEANSOULIN Robert – LABORDE Lila – LE BEUX Yann – MAGAUD Marc – MARTIAL Adèle – MYNARD Antoine – OCHOA Daniel – PIMPINELLI Alberto – SOUILLE Arnaud Ambassade de France aux Etats-Unis – 38 pages – 4/11/2009

SOURCE : ADIT 61413

100 millions de dollars pour la recherche à haut risque dans le domaine énergétique

Ce 7 décembre à Washington, le Secrétaire à l’Energie le Dr. Steven Chu a annoncé le lancement d’une deuxième vague d’appel à projets pour des recherches portant sur la transformation d’énergie [1]. Lors d’une conférence en compagnie de Gary Locke, Secrétaire au Commerce, il a ainsi déclaré que 100 millions de dollars issus des fonds de relance américains (l'”American Recovery and Reinvestment Act” – ARRA), seront distribués pour accélérer l’innovation dans les technologies vertes, augmenter la compétitivité des Etats-Unis dans ce secteur et créer des emplois [2]. Cet appel à projet se fera sous l’égide de l’ARPA-E (“Advanced Research Projects Agency – Energy”) qui dépend du Ministère de l’énergie (“Departement of Energy, DoE”). Inspiré du DARPA visant au développement de technologies militaires au sein du Ministère de la défense (DoD), l’ARPA-E a été créée à la suite de l'”American Competes Act ” de 2007 [3] pour soutenir et financer la recherche multidisciplinaire sur les futurs défis de l’énergie. Ne disposant pas de budget jusqu’à cette année, l’ ARPA-E s’est vu attribué par le président Barack Obama un fond de 400 millions de dollars dans le cadre du plan de relance de l’administration Obama (loi ARRA d’avril 2009).

“J’ai le plaisir d’annoncer le second plan de financement de l’ARPA-E (…). Il démontre notre engagement à mener cette prochaine Révolution Industrielle pour les technologies énergétiques propres, créant des milliers de nouveaux emplois qui permettront de diminuer la pollution au carbone” a ainsi annoncé le Secrétaire Chu. Cette nouvelle sollicitation se concentre particulièrement sur trois secteurs technologiques de pointe :

– les “électro-carburants” :

L’ARPA-E cherche de nouvelles façons de produire des biocarburants à partir de micro-organismes tout en ne faisant pas appel à la photosynthèse. En effet, les biocarburants actuellement commercialisés (dits de première ou de seconde génération), obtenus principalement à partir de biomasse ou de déchets, présentent des rendements peu élevés en termes de conversion énergétique (notamment en raison du processus de la photosynthèse). Les projets de l’ARPA-E visent à mettre au point de nouveaux processus biochimiques aboutissant à la production de diesel pouvant être directement distribué à partir des infrastructures actuellement présentes sur le marché. Selon le Dr. Majumbar, directeur de l’ARPA-E, deux pistes de recherche sont actuellement envisageables pour la production de ces carburants ” propres ” à bases de micro-organismes.

La première approche vise à exploiter les résultats d’études antérieures selon lesquels certains microorganismes utiliseraient l’électricité pour la synthèse de molécules organiques (type méthane) à partir de dioxyde de carbone. Les fonds distribués par l’ARPA-E viseront donc à statuer sur la possibilité d’une amélioration de ce processus biochimique pour la production de carburants tel que le diesel.

La seconde piste consiste à accroître les recherches autour des micro-organismes vivant dans des environnements extrêmes tels que des eaux chaudes ou acides. Ne pouvant tirer leur énergie des molécules organiques, inexistantes dans ces environnements, et évoluant dans des milieux privés de lumière, ces micro-organismes (tels que les ” extremophiles “) utilisent des molécules inorganiques pour les convertir en protéines et lipides.

Si ces pistes de recherches présentent un certains nombre de défis en terme d’ingénierie biochimique, l’aboutissement de tels projets, visant à trouver une alternative à la photosynthèse, permettrait alors de synthétiser des carburants ” propres ” présentant un rendement jusqu’à dix fois plus élevé que les biocarburants de seconde ou troisième génération. Le Dr. Majumdar a par ailleurs rappelé que des pistes parallèles à celles des micro-organismes seront étudiées.

– les matériels et processus innovants pour la capture et le stockage du CO2 :

Les centrales électriques au charbon étant responsables d’environ 50% de l’électricité aux Etats-Unis [4], le gouvernement fédéral cherche actuellement des solutions pour une utilisation durable de cette énergie fossile bon marché. En effet la contribution du charbon aux émissions de gaz à effet de serre est non négligeable, cette ressource représentant prés de 40% des émissions de gaz carboniques dans l’atmosphère. Dans ce contexte, l’ARPA-E souhaite promouvoir la recherche de nouvelles techniques innovantes pour capturer et stocker le CO2, et ainsi réduire l’impact environnemental de ces centrales. Dans un premier temps, l’agence travaillera sur la base des recherches menées par le DoE au sein du laboratoire “Office of Fossil Energy and National Energy Technology Laboratory” en effectuant un certain nombre de tests sur une grande échelle. L’ARPA-E s’intéressera aussi particulièrement aux catalyseurs permettant des systèmes de capture thermodynamiquement plus efficaces, aux matériels et matières plus résistants à la dégradation engendrée par les polluants contenus dans les gaz d’échappement, et aux processus réduisant le besoin d’énergie pour la capture carbonique et, par conséquent, son coût.

– les batteries pour véhicules :

L’ARPA-E cherche à développer une nouvelle génération de batteries à très haute capacité et bon marché pour augmenter de façon significative l’autonomie des véhicules électriques hybrides et électriques. Le développement de cette technologie conditionne le déploiement commercial de ces véhicules à une grande échelle qui viendraient alors concurrencer les véhicules actuels. L’aboutissement de ces technologies aurait un impact profond sur la dépendance pétrolière américaine et son besoin d’importation, sur les émissions de gaz à effet de serre et sur la croissance économique.

Le premier appel à projet de l’ARPA-E, lancé plus tôt dans l’année [1], avait attiré 3 600 dépôts de projets et avait conduit à l’attribution de 151 millions de dollars à 37 projets ambitieux (soit en moyenne 4 millions de dollars par projet). Des innovations significatives dans le domaine énergétique sont attendues de ces projets. Plusieurs domaines étaient concernés : biocarburants, capture et stockage du CO2, énergies renouvelables, biomasse, stockage de l’énergie, véhicules hybrides et électriques, efficacité énergétique, économie d’eau, géothermie, etc. Les 37 subventions ont été octroyées à des centres de recherches répartis dans 17 états américains. 43% de ces centres sont des petites entreprises, 35% des organismes éducatifs et 19% de grandes sociétés.

Le second appel à projets devrait se clôturer à la mi-janvier et sera suivi par un troisième appel prévu dans le courant 2010 pour attribuer le reste des 400 millions de dollars. Les thématiques particulièrement visées par le dernier appel ne sont pas encore connues à ce jour.

Pour en savoir plus, contacts :

– “Energies du futur : le Department of Energy sélectionne 37 “pépites””, Marc Magaud, 30/10/2009, BE Etats-Unis 182, http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61020.htm

– [2] Stimulus Grossus, Agathe Dumas & Marc Magaud (23/01/2009). BE Etats-Unis 150, http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57447.htm

– [3] Une nouvelle loi pour la compétitivité américaine, Jean-Philippe Lagrange (23/03/2007). BE Etats-Unis 71, http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41961.htm

– [4] Quand Charbon rime avec pollution, Agathe Dumas (20/01/2009). http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57353.htm

– Site de l’ARPA-E : http://arpa-e.energy.gov/

– Making Diesel from CO2 and Sunlight – A new program will develop novel approaches to renewable fuels. Technology Review; (10/12/2009) – http://www.technologyreview.com/energy/24125/

SOURCE : ADIT 61647

Centrale solaire expérimentale à Kislovodsk

Les autorités de la région de Stavropol (sud de la Russie) projettent d’édifier prochainement, en coopération avec l’investisseur Sphinx-9, une centrale solaire expérimentale de 12,3 MW de puissance. Le coût du projet est estimé à 3 milliards de roubles (environ 70 millions d’euros).

C’est la station balnéaire de Kislovodsk qui prévoit de se doter de cette centrale solaire force-chaleur – capable, autrement dit, de produire de l’électricité et de l’eau chaude. Ce sera le premier projet énergétique de ce type en Russie, souligne le porte-parole de Sphinx-9, la société à l’origine de cette initiative. Le projet prévoit la construction d’une centrale solaire modulaire industrielle expérimentale, qui convertira directement le rayonnement solaire en électricité et en énergie thermique. La puissance maximale de la centrale sera de 12,3 MW, ce qui suffit largement aux besoins d’une petite ville.

Le financement du projet doit être assuré par Sphinx-9, avec le concours d’autres investisseurs et de fonds publics. Le projet a été préparé par la région de Stavropol pour le VIIe Forum international d’investissements Sotchi-2009, l’objectif de ses concepteurs étant d’obtenir qu’il soit inclus dans l’un des programmes fédéraux. Des pourparlers ont également été engagés avec des investisseurs étrangers, qui seraient prêts à assurer jusqu’à 70% du projet, selon le directeur général de Sphinx-9, Valeri Korsakov.

Il s’agira, a précisé ce dernier, d’une centrale combinée, équipée d’installations photoélectriques pour produire de l’électricité, et de capteurs solaires pour assurer l’approvisionnement en chaleur. Il est prévu que la centrale fournisse essentiellement de l’électricité, l’énergie thermique délivrée devant être limitée à l’approvisionnement des sites les plus proches, notamment des serres.

Le choix s’est porté sur la ville de Kislovodsk, car celle-ci bénéficie d’un ensoleillement remarquable (328 jours par an). La société Sphinx-9 est spécialisée dans la promotion des technologies économes en énergie, reposant sur les sources d’énergie renouvelables. Elle a déjà mené à bien plusieurs projets dans la région, liés à l’utilisation de l’énergie solaire: elle a équipé un hôtel et un immeuble d’habitation à Kislovodsk, ainsi que le centre administratif de la bourgade de Staromarievskoïé.

Pour en savoir plus, contacts :

Sphinx-9 – 16, Chaussée Staromarievskoye, m. 16, 355.000 Stavropol. – Tel: (8652) 28-07-09 – Fax: (8652) 29-88-97 – E-mail: sfinks2009@mail.ru

SOURCE : ADIT 61707

Ria-Novosti – 02/10/09

Quel avenir pour la batterie Li-ion ?

Pike Research, une compagnie américaine spécialisée dans l’analyse des marchés liés aux “technologies propres”, a mis en ligne au début du mois, un rapport [1] sur ses prévisions pour le marché potentiel des batteries Lithium-ion (Li-ion) dans le monde. Avec le développement des véhicules électriques, les batteries Li-ion , qui devraient être la technologie dominante, devraient, selon Pike Research, décupler en 5 ans pour atteindre 8 milliards de dollars de ventes d’ici 2015, contre 878 millions de dollars prévus en 2010. Une prévision plus optimiste que celle du cabinet Lux Research qui prédit 510 millions à 9 milliards de dollars, mais en 2020 [2], selon le cours du pétrole.

A l’heure actuelle, les spécialistes estiment que le principal frein au déploiement à grande échelle des batteries de type Li-ion et par répercussion des voitures électriques est son prix. En effet, Lux souligne qu’elles sont responsables à 80% du surcoût des voitures tout-électriques, alors que les voitures hybrides-électriques utilisent des batteries nickel-métal hydrides (NiMH), moins coûteuses. Cependant, selon l’étude publiée par Pike, leur prix devrait baisser de 50% en cinq ans, en passant de 940 dollars par kilowatt-heure (kWh) en 2010 à 470 dollars par kWh en 2015. Pour la comparaison Lux Research prévoit que le coût des batteries Li-ion passera de 721 dollars par kWh en 2010 à environ 405-450 dollars/kWh d’ici 2020 grâce à une production en masse.

Si le prix joue un rôle prédominant, d’autres facteurs représentent également un frein important à la mise sur le marché des batteries Li-ion. Ainsi la durée de vie, l’autonomie et le niveau de sécurité (notamment lié aux risques d’explosion en cas d’accident) restent encore insuffisants pour un déploiement massif des véhicules électriques. Il est en effet difficile à leur actuelle de présenter un modèle de batterie Li-ion présentant des propriétés satisfaisantes pour chacun de ces critères, simultanément. Par ailleurs, sur un plan moins technique se pose la question de la disponibilité du lithium lui-même. Bien que les ressources de Lithium soient abondantes en Amérique du Sud, le prix de la tonne de Lithium a été presque multiplié par 10 en cinq ans, passant de 350$/tonne en 2003 à 3000$ en 2008 [3].

Répondant à une volonté du gouvernement, la Californie s’est quant à elle dotée de plusieurs programmes pour accélérer le développement des véhicules propres. Parmi eux, on peut citer le programme Global Warning Solution, libellé sous le nom d’Assembly Bill 32 (AB 32) [4], dont l’objectif est un retour en 2020 du niveau d’émission des gaz à effet de serre en Californie, à celui de 1990. A noter également, le programme Alternative Fuels and Vehicules Technology (AB 118) [5], qui est doté d’un budget de 100 millions de dollars par an, pour développer et déployer des carburants alternatifs et renouvelables ainsi que des technologies avancées dans le transport.

Grâce à ces financements, de nombreux laboratoires de recherches ont pu lancer leur propre projet. Parmi eux, on peut citer le projet Batteries for Advanced Transportation Technologies (BATT), hébergé par le Lawrence Berkeley National Lab (LBNL) [6], dont le but est d’améliorer l’efficacité des batteries. Soit en testant de nouveaux matériaux pour fabriquer l’anode et la cathode des batteries, soit en mettant au point de nouveaux processus de fabrications plus performants. Les constructeurs pourraient également se tourner vers de nouvelles technologies comme les technologies Zn/air, Lithium /S ou encore Lithium/ Air qui promettent des performances théoriques beaucoup plus élevées.

Pour en savoir plus, contacts :

– [1] Le rapport est disponible à cette adresse : http://www.pikeresearch.com/research/electric-vehicle-batteries

– [2] “Electric Vehicle Market Growth Requires Pricey Oil”: Lux research – 13/10/09 – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/pdBV3

– [3] “Les ressources limitées de lithium pourraient freiner l’essor des voitures électriques” : Le Monde – 7/10/08 – http://www.thierry-lequeu.fr/data/Ressources-limitees-de-lithium.pdf

– [4] http://www.arb.ca.gov/cc/ab32/ab32.htm

– [5] http://www.energy.ca.gov/altfuels/index.html

– [6] http://batt.lbl.gov/

– “Le lithium enterré avant son apogée ?” : Cartech – 9/09/09 – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/VYbdr

– “Batteries lithium-ion et véhicules électriques : prévisions de ventes” : Green univers – 8/12/09 – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/UXhn2

SOURCE : ADIT 61661

Allemagne: Energie et architecture : le solaire intégré au bâtiment

Un nouveau schéma architectural se dessine dans la branche solaire, entraîné davantage par des énergéticiens que par des architectes eux-mêmes. Désormais, l’enveloppe classique du bâtiment doit remplir des fonctions supplémentaires : production d’énergie à l’aide du photovoltaïque (PV) ou de la thermie solaire, chauffage, réfrigération, aération, distribution de l’électricité et services de communication – tout ce qui se passe traditionnellement en profondeur dans des gaines et cheminées doit à présent être intégré au revêtement multifonctionnel de la maison.

Le défi consiste à inventer de nouvelles enveloppes de bâtiments, où l’air extérieur côtoie l’air intérieur. Pour le moment, il s’agit surtout d’un problème d’isolation, facile à résoudre dans les nouveaux bâtiments optimisés au niveau énergétique, mais plutôt difficile et coûteux d’un point de vue technique et esthétique. Comme l’épaisseur des façades des bâtiments est amenée à augmenter du fait de la directive sur les économies d’énergie (EnEV), selon les chercheurs de l’institut Fraunhofer des systèmes énergétiques solaires (ISE) à Fribourg, ces fassades assument de nouvelles tâches, non seulement en matière d’isolation thermique, mais aussi en terme de production d’énergie – les techniques énergétiques solaires couvrent ainsi un large champ d’application.

La production d’énergie intégrée aux bâtiments et ses applications fonctionnelles apparaissent sous le concept spécialisé “BIPV” (building integrated photovoltaic). L’utilisation énergétique intégrée aux bâtiments ne doit pas être un à-côté, mais une part conceptuelle intégrée de la planification des bâtiments, selon Hans-Martin Henning, vice-directeur de l’ISE, responsable du secteur des installations thermiques et des techniques de construction. Il serait selon lui judicieux que le BIPV reçoive une attention particulière. Cependant, les directives de soutien s’orientent en Allemagne plutôt dans l’autre sens : jusqu’à fin 2008, l’intégration du PV aux façades s’accompagnait d’une indemnité supplémentaire pour la mise en réseau de 5 c euros/kWh, s’ajoutant aux 46,74 c/ euroskWh réversés usuellement aux producteurs d’électricité solaire. Aujourd’hui, cette somme s’est réduite à 43,01 c euros/kWh. En France au contraire, le BIPV est soutenu en priorité avec 57 c euros/kWh et les autres installations PV avec 31 c/ euroskWh. Le monde politique ne peut pas continuer à nier cette erreur d’orientation, selon M. Henning, car “sinon les objectifs européens de lutte contre le changement climatique ne pourront pas être atteints”.

La transformation des anciens et nouveaux bâtiments en maisons à énergie-zéro fonctionne avec des façades de garde multifonctionnelles fabriquées industriellement et standardisées, qui doivent évidemment se conformer aux dessins industriels individuels. Willi Ernst de Centrosolar, spécialiste en installations PV à Paderborn, affirme que “lorsqu’un module ne produit que de l’électricité, les coûts sont comptés selon le prix du kWh. En revanche, si nous remplaçons en même temps un volet, la structure de coûts change considérablement “. “A partir des modules de toit typiques qui représentent actuellement 99% des installations PV, le chemin est long vers l’intégration des façades verticales. La production d’électricité solaire doit s’effectuer sur des surfaces transparentes de fenêtres, la thermie solaire plutôt dans des éléments de façade opaques. Les éléments de construction de façade actuels assurent déjà la production énergétique PV et thermique solaire. Ils intègrent l’aération avec récupération de chaleur et le chauffage, éventuellement avec des pompes à chaleur aux dimensions adéquates. En même temps, leur ombre sert de protection contre le soleil d’été. Des bâtiments modèles d’avenir pour des logements collectifs assainis sur la base du standard 55 KfW [1] et du standard de maison à énergie zéro existent déjà à Fribourg, Francfort, Heidelberg, Ludwigshafen, Mannheim et Ulm.

Le BIPV est encore un marché de niche, dont le manque de normes et la production en petites séries pourraient limiter la croissance ; le phénomène est accru par les déficits d’information et l’insécurité en ce qui concerne la garantie de construction, selon Lux Research, groupe américain spécialiste de l’étude de marché. La standardisation pourrait réduire les coûts. Le BIPV sortira de la niche lorsqu’il comblera les lacunes entre le PV et le secteur de la construction, ce qui exige des normes, des innovations et des investissements.

[1] La KfW est la banque publique allemande. Le standard KfW 55 désigne le niveau de nouvelles constructions (KfW 100) moins 45% : une maison efficace selon le standard 55-KfW nécessite ainsi 45% de moins d’énergie de chauffage qu’un nouveau bâtiment selon le décret d’économie d’énergie EnEV actuel – Informations supplémentaires (en allemand) : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/phodU

Source : Communiqué de la VDI – 13/11/2009 – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Qod3k

SOURCE : ADIT 61602

Allemagne: Développement de l’énergie éolienne offshore soutenu au niveau fédéral

Le Conseil des ministres fédéraux a voté le 9 décembre 2009 le décret concernant l’aménagement du territoire dans la zone économique exclusive (ZEE, [1]) allemande en Mer Baltique (AWZ Ostsee-ROV). Un décret du Ministère fédéral des transports, de la construction et du développement urbain (BMVBS) avait déjà été publié le 25 septembre 2009 à ce sujet. Ces décrets permettent l’instauration d’une première base juridique de planification pour les diverses exploitations de la mer, en particulier pour l’énergie éolienne offshore, secteur en pleine expansion.

Le BMVBS établit des plans d’aménagement du territoire pour le contrôle des zones d’exploitation de la ZEE allemande en Mer du Nord et en Mer Baltique. Le contexte de la nécessité de ce contrôle est la présence de conflits croissants entre les exploitations de l’énergie éolienne offshore en plein développement et nécessitant des surfaces importantes, ainsi que la protection de l’environnement marin, sans oublier les applications habituelles comme la navigation maritime. Les plans d’aménagement du territoire contiennent les objectifs et fondements en termes d’aménagement du territoire pour la production d’énergie éolienne, la navigation maritime, la production de matières premières, les pipelines et câbles marins, la recherche scientifique en mer, la pêche, la thalassoculture et la protection de l’environnement marin. Les dispositions devront aussi s’harmoniser avec les intérêts de la défense militaire.

Selon la stratégie du Gouvernement fédéral allemand concernant l’utilisation de l’énergie éolienne en mer, la capacité totale des éoliennes offshore devra atteindre 25.000 MW à l’horizon 2030. Les plans d’aménagement du territoire pour la ZEE en Mer du Nord et en Mer Baltique assurent – avec les installations éoliennes déjà acceptées, en construction ou en fonctionnement – une première tranche d’environ 12.000 MW correspondant à 2.400 installations uniques de 5 MW chacune. Pour atteindre l’objectif de 25.000 MW en 2030, la construction de parcs éoliens en dehors des zones prioritaires doit demeurer possible. De même, les zones de protection des oiseaux décrétées par les lois européennes et les zones d’habitat de la faune et de la flore ne pourront accueillir d’éoliennes. D’autre part la pertinence et la nécessité de l’affectation de nouvelles zones prioritaires pour l’énergie éolienne devront être vérifiées en 2010.

Rainer Brüderle, Ministre fédéral de l’économie et de la technologie, se félicite du “développement de l’énergie éolienne offshore, qui ne contribue pas seulement à atteindre des objectifs climatiques, mais aussi à créer de nouveaux emplois verts.” Selon M. Brüderle, “le point clé dans le développement des énergies renouvelables repose dans l’intégration aux réseaux. La liaison réseau des parcs éoliens offshore et la modernisation nécessaire des réseaux doivent s’effectuer de façon rapide et économique.” Ainsi l’électricité doit parcourir l’espace entre les parcs éoliens offshores et les centres de consommation de l’ouest et du sud de l’Allemagne, ce qui implique des réseaux modernes et performants.

Le ministère fédéral de l’économie (BMWi) a ainsi élaboré la loi d’aménagement des circuits électriques (EnLAG), déjà entrée en vigueur : cette loi facilite et accélère les procédés de planification et d’autorisation de projets de construction de circuits, nécessaires de manière urgente pour l’intégration au réseau de l’électricité éolienne. L’Agence fédérale de régulation des réseaux (Bundesnetzagentur) a publié un document permettant une liaison réseau rapide des installations éoliennes offshore et empêchant en même temps des investissements isolés aux dépens du consommateur d’électricité. Déjà pour les premiers pars éoliens offshore “Alpha Ventus” [2], “Bard 1” et “Baltic 1”, l’agence a veillé à assurer une liaison rapide au réseau.

[1] La ZEE est la zone maritime allant du large de la mer territoriale (zone de 12 miles marins) jusqu’à une limite de 200 miles marins.

Pour en savoir plus, contacts :

– [2] Informations supplémentaires sur Alpha Ventus : “La douzième et dernière éolienne du parc éolien offshore “Alpha Ventus” est érigée “, BE Allemagne 462 – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61431.htm – 04/12/2009

– Téléchargement du décret EnLAG à l’adresse suivante (en allemand) –

http://www.bmwi.de/BMWi/Navigation/Service/gesetze,did=300658.html – 26/08/2009

100 Document de l’Agence fédérale de régulation des réseaux à télécharger :

101 http://www.bundesnetzagentur.de/media/archive/17392.pdf – 10/2009

SOURCE : ADIT 61603

Etats-Unis: Une nouvelle base de données et d’outils lancée par le DoE, pour le déploiement des énergies renouvelables

Steven Chu, Secrétaire à l’énergie, a annoncé que le Department of Energy (DoE) venait de lancer Open Energy Information [1], une nouvelle plateforme open source, accessible via Internet, afin de mettre à disposition gratuitement un certain nombre de données et d’outils fournis par le DoE. Hébergés sur la plateforme wiki gratuite, éditable et évolutive, ils devraient être utilisés par le gouvernement, le secteur privé, les développeurs de projet, la communauté internationale et le grand public pour soutenir le déploiement des technologies sur les énergies propres. Le lancement de ce site répond également à une volonté explicite d’Obama de promouvoir la transparence et l’accessibilité du gouvernement fédéral [2].

Ainsi Chu a déclaré: “La plateforme d’information permettra aux personnes à travers le monde entier de bénéficier de données sur les énergies propres et de ressources techniques fournies par le DoE. Le véritable potentiel de cet outil grandira avec la participation du public, lorsque de nouvelles données et de nouvelles expertises seront partagées, afin d’assurer un accès à l’information pour l’ensemble de la communauté et de déployer l’énergie propre du futur.”

Sur ce projet, le DoE a travaillé en collaboration avec le National Renewable Energy Laboratory (NREL) [3]. Actuellement, le site héberge plus d’une soixantaine de données incluant des cartes reproduisant les potentiels du soleil et du vent dans le monde ou encore des informations sur les zones de climat. OpenEi.org est également relié au Virtual Information Bridge to Energy (VIBE) [4], un centre d’analyse de données, chargé de fournir un portail dynamique pour permettre une meilleure compréhension des données énergétiques. Le NREL continuera de développer, de contrôler et d’entretenir ces deux sites.

L’objectif à terme, selon le ministre Chu, est d’alimenter de façon continue cette base de données pour favoriser toutes les initiatives prises dans le monde et notamment dans les pays en voie de développement se tournant vers un déploiement des énergies propres. Un des objectifs finaux est d’étendre les fonctionnalités du portail pour inclure une formation en ligne et un réseau d’expertise technique.

Pour en savoir plus, contacts :

– [1] http://www.openEI.org

– [2] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/fmtUV

– [2] http://www.nrel.gov/

– [3] http://vibe.nrel.gov/

“DOE Launches New Website to Bring Energy Technology Information to the Public”: DoE – 9/12/09 – http://www.energy.gov/news2009/8381.htm

SOURCE : ADIT 61549

Japon: Deux nouveaux acteurs du photovoltaïque japonais

Hitachi a signé un accord avec la compagnie d’électricité Tepco pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque dans la ville de Kawasaki (département de Kanagawa). D’une puissance de 13 MW, elle s’étendra sur 23 ha, dont 20 ha seront occupés par les panneaux solaires. Les travaux débuteront en février 2010 pour une mise en service commercial en 2011. Tepco a également confié à Toshiba la construction d’une autre ferme solaire, toujours dans la ville de Kawasaki. Elle occupera un terrain de 11 ha (dont 10 ha de panneaux solaires) et sa puissance atteindra les 7 MW. Le chantier commencera également en février 2010 et la centrale sera connectée au réseau en 2011.

Ces deux centrales sont de taille modeste : la plus grande actuellement en service dans le monde a une puissance de 60 MW (Olmedilla, Espagne). D’autres fermes solaires plus puissantes sont en cours de construction, telle la future centrale des Landes (76 MW connectés en 2010) en France. Les Japonais n’ont pas l’ambition de construire d’immenses fermes solaires, par manque de superficie allouable à de tels projets. Si 30 centrales sont effectivement prévues d’ici 2020, leur puissance totale ne dépassera pas les 140 MW. Du fait de la forte urbanisation de leur territoire, les Japonais ont fait le choix de couvrir en modules photovoltaïques un maximum de toitures.

Tout l’intérêt de l’annonce de ces chantiers réside dans le fait qu’ils ont été confiés à deux nouveaux acteurs du photovoltaïque japonais. Au Japon, les panneaux solaires étaient surtout le fait de compagnies telles que Sanyo, Kyocera, Sharp (qui fournira des panneaux à la centrale construite par Toshiba) ou encore Mitsubishi et Showa Shell (ces cinq compagnies figurent dans le top 10 mondial des constructeurs de modules photovoltaïques).

Hitachi a fondé en avril 2009 une division dédiée aux énergies renouvelables telles que les énergies solaire photovoltaïque et éolienne. La compagnie vise un chiffre d’affaires annuel de 200 milliards de yens (plus de 1,5 milliards d’euro) d’ici 2015.

Toshiba a quant à lui lancé une division dédiée au développement photovoltaïque en janvier de cette année. Il vise également un chiffre d’affaires annuel de 200 milliards de yens d’ici 2015. Ces systèmes photovoltaïques seront destinés aux industriels et aux compagnies d’électricité. La centrale de Kawasaki n’est pas le premier marché remporté par la compagnie. En Août, elle s’était déjà déjà vu confier par Chubu Electric Power la construction d’une centrale de 7,5 MW qui sera connectée au réseau en 2011.

Fortes de leur expérience dans la construction de matériels électriques tels que les régulateurs de courant, les deux compagnies veulent désormais offrir des systèmes photovoltaïques complets. L’entrée sur le marché de ces deux nouveaux acteurs dénote du nouvel engouement de la part des Japonais pour le secteur de l’énergie photovoltaïque, un temps ralenti du fait de l’abandon progressif depuis 2005 des tarifs de rachat incitatifs.

Source :

– My Com Journal – 29/05/2009 – http://journal.mycom.co.jp/news/2009/05/29/017/index.html

– Communiqués de presse (japonais) :

Tepco – 03/12/2009 – http://www.tepco.co.jp/cc/press/09120301-j.html

Hitachi – 30/11/2009 – http://www.hitachi.co.jp/New/cnews/month/2009/11/1130a.html

Toshiba – 05/01/2009 – http://www.toshiba.co.jp/about/press/2009_01/pr_j0501.htm

Toshiba – 19/08/2009 – http://www.toshiba.co.jp/about/press/2009_08/pr_j1901.htm

Toshiba – 30/11/2009 – http://www.toshiba.co.jp/about/press/2009_11/pr_j3001.htm

SOURCE : ADIT 61542

Italie: Un vélo électrique alimenté à l’hydrogène

Présenté à l’occasion de H2Roma Energy & mobility Show, “Bhyke”, le prototype de vélo électrique à pédalage assisté totalement alimenté à l’hydrogène fera bientôt son entrée sur le marché italien.

Le “vélo à hydrogène” présente, par rapport aux systèmes électriques traditionels actuellement dans le commerce, des avantages incontestables : à parité de poids, il dispose d’une autonomie beaucoup plus importante (150 km) et il nécessite un temps de recharge de seulement 15 minutes, ce qui est loin des sept-huit heures de recharge d’une batterie conventionnelle.

L’invention s’inscrit dans un projet beaucoup plus ambitieux qui prévoit la production de toute une “flotte” de vélos à hydrogène, avec un système de rechargement composé d’un panneau solaire photovoltaique et d’un électrolyseur pour la production d’hydrogène à partir de l’eau. Cela permettrait d’abaisser le coût du combustible (en l’état, un “plein” coûterait environ 18 euros avec une dépense de 12 centimes au km) et de fermer la boucle en termes d’émission zéro.

Ce prototype a été développé par le Laboratoire conjoint de l’Institut de Technologies Avancées pour l’Energie (Itae-CNR) de Messine et TRE S.p.A (Tozzy Renewable Energy) qui mène diverses activités de recherche dans le domaine énergétique : aérogénérateurs de petite taille, cellules photovoltaiques de troisième génération (Dssc), phyto-dépuration à partir de micro-algues ou encore production et emploi d’hydrogène.

Par ailleurs, l’Itae-CNR est engagé dans d’autres projets liés à la mobilité tel que le développement d’un bus électrique hybride à hydrogène (HBUS), de mini-véhicules à piles à combustible (projet MECCANO) et d’un tracteur à hydrogène basé sur les biomasses et les énergies renouvelables (HyTRACTOR).

Pour en savoir plus, contacts :

– Giorgio Dispenza, responsable de la Recherche, Itae-CNR – Email : giorgio.dispenza@itae.cnr.it – Tél : (+39) 090 624235

– Vincenzo Antonucci, Itae-CNR – Email : vincenzo.antonucci@itae.cnr.it – Tél : (+39) 090 624234

Source : Rubrique Actualités du site Internet du Conseil National des Recherches : http://www.cnr.it/cnr/news/

SOURCE : ADIT 61533

Italie: Géothermie pour tous

Une nouvelle sonde à spirales plus économique et plus rentable permettra de démocratiser l’utilisation de la géothermie, peu diffusée en Italie jusqu’à présent [1].

La géothermie permet d’utiliser les propriétés de réservoir de chaleur du sous-sol pour augmenter la température en surface en hiver ou l’abaisser en été. Cette technologie à impact environnemental zéro se base traditionnellement sur une sonde en forme de U et une pompe à chaleur géothermique. La sonde, d’un diamètre de 15 à 20 cm, est enterrée entre 80 et 120 mètres de profondeur là où la température du sol n’est plus sensible aux variations saisonnières de la surface.

Cette nouvelle sonde à spirales, développée par l’entreprise Energy Resources, fonctionne sur le même principe, mais elle présente un certain nombre d’avantages. En forme de ressort d’un diamètre de 60 à 80 cm, elle n’a besoin pour effectuer cet échange thermique avec le sous-sol, que d’une profondeur de 8 à 25 mètres, ce qui réduit considérablement le coût de la perforation du terrain qui réprésente environ 50% du coût total d’une installation géothermique. De plus, elle autorise une perforation plus rapide et est plus rentable que les sondes traditionnelles dans la mesure où elle permet d’extraire une plus grande quantité d’énergie thermique, à parité de longueur de perforation.

Cette nouvelle technologie, brevetée au niveau international, a déjà trouvé quelques applications tel que le nouveau siège de la maison de production Rainbow à Loreto ou encore dans le parc écologique Cà Virginia à San Giorgio di Montecalvo in Foglia. Toutefois, l’abattement de 40% des coûts que devrait permettre cette sonde par rapport aux installations traditionnelles promet d’élargir dorénavant l’utilisation de la géothermie aux installations domestiques.

Toutefois, la mise en oeuvre de ce type d’installation présente une certaine complexité par rapport à celles traditionnelles, d’où l’appui scientifique des Universités de Urbino, des Marches et de Camerino à travers le projet de recherche “Systèmes avancés de production pour géothermie”. En effet, selon Alberto Renzulli, professeur de pétrologie et volcanologie à l’Université d’Urbino, “chaque terrain a ses propres caractéristiques et pour profiter au mieux de son rendement thermique, il est nécessaire d’effectuer des études géologiques et hydro-géologiques détaillées avant de décider quel type de sondes installer. Cette sonde a de grandes potentialités dans les terrains qui présente une couche superficielle, avec une circulation des fluides et une régénération thermique continue du sous-sol, comme c’est le cas dans les plaines alluviales.” Pour cette raison, il ajoute qu'”il serait souhaitable de réaliser une cartographie thématique des potentialités géothermiques dans une région comme les Marches car si l’on disposait d’une carte du sous-sol renseignant la prédisposition naturelle à l’échange géothermique, on pourrait élaborer des plans énergétiques ad hoc à l’échelle provinciale ou régionale.”

Pour en savoir plus, contacts :

– [1] Ikea relance en Italie le chauffage géothermique grâce au sous-sol, BE Italie 70, 22 janvier 2009 :

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57412.htm

– Pr. Alberto Renzulli, Université de Urbino – Email : alberto.renzulli@uniurb.it

– Tél : (+39) 0722 304 231 – 339 5667830

– Energy Resources – Email : info@energyresources.it

– Tél/Fax : (+39) 071 2905034

Source : Galileo – Journal de Science et Problèmes Globaux : http://www.galileonet.it

SOURCE : ADIT 61526

Italie: A Florence, un collecteur d’énergie solaire tient quasiment dans la poche

Lors de l’attaque de Syracuse, alors colonie grecque, par la flotte romaine, la légende veut qu’ Archiméde ait mis au point des miroirs géants pour réfléchir et concentrer les rayons du soleil dans les voiles des navires romains et ainsi les enflammer. Il s’agit peut-être d’un mythe, mais les Toscans s’en sont sans doute inspirés, et présentent le 27 novembre le premier “concentrateur solaire à miroirs rotatifs adaptables” au monde. Il ne s’agit pour l’instant que d’un prototype (fonctionnel) mais la production d’énergie toscane pourrait bientôt passer par ce type de collecteurs.

Le principal avantage de ce concentrateur est sa dimension. En effet, là ou 2500 mètres carrés de panneaux photovoltaïques seraient nécessaires, il suffit d’un demi cercle de 25 mètres de diamètre (soit environ une surface de 245 mètres carrés) ou l’on installe un rail. Sur ce rail, une grande toile (8 mètres carrés) de miroirs se déplacera en fonction de l’heure du jour et de la position du soleil. Ces miroirs renverront tous vers un unique moteur Stirling, qui transformera l’énergie thermique en énergie électrique. Chacune de ces installations serait ainsi en mesure de produire de l’énergie pour une soixantaine de familles (environ 200 kilowatts).

Le concentrateur a été inauguré à l’Observatoire d’Arcetri, sur une colline voisine de la ville de Florence. Il a été développé par l’Institut National d’optique appliquée, du CNR de Florence, mais la technologie vient d’une entreprise de Vicenza, nommée Ronda High-Tech. “Produire de l’énergie à bas coût est un des objectifs, selon Fabio Roggiolani, le président de la Commission Santé de la région Toscane, mais la réduction drastique de la surface occupée par les capteurs a été un critère primordial dans cette région où le paysage est si important.” La région Toscane à des ambitions importantes en ce qui concerne les énergies propres, notamment l’approvisionnement en énergie propre de tous ses hôpitaux, et l’électrisation complète du parc automobile des services sanitaires.

Un second concentrateur solaire est en voie d’expérimentation, par l’électricien Enel dans la région Sicile, mais les ambitions sont plus modestes et les délais seront sans doute plus longs avant la production du premier kilowatt.

Pour en savoir plus, contacts :

Fabio Roggiolani, écologiste président de la Commission santé en Toscane – http://www.ecquologia.it/sito/pag238.map – Email : f.roggiolani@consiglio.regione.toscana.it

Source : Un article du Corriere della sera : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/tYG5v

SOURCE : ADIT 61525

Norvège: Une nouvelle technologie de cellules photovoltaïques permettrait d’augmenter considérablement le rendement de l’énergie solaire

Un projet national de recherche sur les cellules photovoltaïques devrait donner lieu à la production d’une troisième génération de cellules photovoltaïques. Ces cellules se basent sur une nouvelle technologie, mise en place notamment par des chercheurs de NTNU (université de Trondheim), de l’université d’Oslo, de SINTEF et de l’IFE (institut de technologies pour l’énergie). C’est le résultat d’une collaboration plus vaste entre ces instituts de recherches et universités et des partenaires privés (Elkem Solar, Fesil Sunergy, Hydro, Norsun, Prediktor, REC, Scatec, Solar Cell Repower, Umoe Solar) regroupés au sein du Centre norvégien pour la recherche sur la technologie de cellule photovoltaïque (un des centres de recherche pour des énergies durables mis en place par le Conseil Norvégien pour la Recherche).

Les cellules photovoltaïques actuelles ont un rendement de 16 à 18%. Au maximum elles pourraient atteindre un rendement de 29% (limite dite de Shockley-Queisser). Les nouvelles cellules que les chercheurs norvégiens développent pourraient atteindre un rendement de 60 à 80%. Cela passe à la fois par l’utilisation optimale des propriétés énergétiques de la lumière du soleil (en utilisant tout le spectre de cette lumière et non pas une seule partie de celui-ci) et par l’amélioration de certaines propriétés des cellules photovoltaïque actuelles.

La technologie actuelle

Lorsque la lumière du soleil arrive sur un solide (de la silice pour les cellules photovoltaïques), l’énergie portée par les photons (particules de la lumière) est transmise aux électrons de ce solide. Les électrons augmentent ainsi leur propre énergie.

La théorie des bandes veut que dans un solide, les différents électrons présents dans les atomes aient des états d’énergie différents les uns des autres. Cependant, ces états d’énergie ne sont pas aléatoires : ils sont compris à l’intérieur de bandes de niveaux d’énergie (voir illustration) et ne peuvent pas avoir des niveaux d’énergie en dehors de ces intervalles. Deux bandes sont particulièrement importantes: la bande de valence et la bande de conduction. La bande de valence correspond à la dernière bande complètement remplie en électrons (on ne peut pas rajouter d’autres électrons dans cette bande), la bande de conduction est celle qui suit (incomplète en électrons). Pour passer de l’une à l’autre, un électron a besoin de recevoir une quantité d’énergie supérieure à l’intervalle entre les deux bandes. Dans le cas présent, cette énergie est apportée par les photons de la lumière. Cette différence d’énergie entre les deux bandes est appelée “band gap”. Une fois qu’il a dépassé ce “band gap”, l’électron de la bande de conduction est libre de circuler dans le solide (il n’est plus lié à son atome) : c’est l’effet photovoltaïque (ou photoélectrique).

La lumière solaire est composée de plusieurs longueurs d’ondes : cela signifie que les photons ne portent pas tous la même quantité d’énergie. Certains en auront suffisamment pour faire passer le “band gap” à un électron, d’autres non. C’est une des raisons qui limite le rendement des cellules photovoltaïques classiques : beaucoup de photons qui arrivent ne servent à rien. Pour obtenir un maximum d’électricité au final, il faut qu’un maximum d’électrons puisse passer de la bande de valence à la bande de conduction. D’autre part, certains photons apportent une énergie supérieure à celle nécessaire pour passer la band gap, le reste est donc de l’énergie perdue (sous forme de chaleur).

La nouveauté

Ce que les chercheurs norvégiens ont fait de nouveau : changer la structure de la cellule photovoltaïque pour rajouter des structures en nanocristaux à la structure en Silice, permettant ainsi de :

– Convertir les photons trop énergiques en deux photons moins énergiques (mais d’énergie toujours suffisante pour passer la band gap): c’est la down-conversion. Cela permet de faire passer plus d’un électron sur la bande de conduction avec un seul photon incident.

– Combiner deux photons d’énergie trop faible pour en créer un de niveau suffisant pour dépasser la Gap Band: c’est l’up-conversion.

En produisant également des cellules qui peuvent avoir différents band gap, on peut penser que cela permettrait de convertir l’ensemble du spectre solaire.

D’autre part, lorsque l’électron passe de la bande de valence à la bande de conduction, il laisse un “trou” dans la bande de valence (elle n’est pas complètement remplie en électrons). Dans le cas de l’effet photovoltaïque naturel, l’électron, arrivé sur la bande de conductance, trouve rapidement un autre “trou” et revient sur la bande de valence. L’énergie apportée initialement par le photon est alors perdue. Dans les cellules photovoltaïques, la structure force les électrons libres à aller à l’opposé des “trous”, afin de créer une différence de potentiel, entre le pôle + (le trou) et le pôle – (l’électron), comme dans une pile. Plus on maintient longtemps cette différence de potentiel plus on récupère d’électricité. Il faut donc que l’électron de la bande de conduction reste longtemps sans retrouver un “trou”. Avec la technologie actuelle, ce temps est de l’ordre de la nano- ou de la microseconde. Les matériaux que les norvégiens sont en train d’élaborer permettraient de prolonger cette durée jusqu’à un millième de seconde.

Un prototype de ces nouvelles cellules photovoltaïque devrait bientôt être produit. Même si cela ne sera pas commercialisé avant plusieurs années, les résultats de ces recherches semblent très prometteurs. Dans la course à la réduction des prix du wattheure, ces nouvelles cellules à haut rendements pourraient aider la filière solaire à s’imposer.

Source :

– Apollon (journal d’actualité de la recherche à l’UiO) :

http://www.apollon.uio.no/vis/art/2009_4/artikler/nano_solceller

http://www.fys.uio.no/dokumenter/Apollon_Solceller.pdf

– Gemini (journal d’actualité de la recherche à NTNU et SINTEF) : http://www.ntnu.no/gemini/2006-01e/solarcells.htm

– RCN (programme FME: Centres for Environment-friendly Energy Research) : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/jSbqR

– The Norwegian Research Centre for Solar Cell Technology (dans le cadre du programme FME) : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/TI7Gm

– Présentation de Erik Stensrud Marstein (IFE) lors 2ème séminaire nordique sur les cellules photovoltaïque cristallines en Silice (2008) : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/avnDJ

– Site d’explications sur l’effet photovoltaïque et les cellules photovoltaïques : http://org.ntnu.no/solarcells/index.php

SOURCE : ADIT 61480

Chine: Débat sur l’excédent en capacités éoliennes

Plusieurs des principales entreprises éoliennes chinoises ont fait pression sur le gouvernement pour ralentir la croissance de cette industrie, qu’ils jugent en surcapacité. Elles semblaient avoir remporté le débat en septembre, lorsque le Conseil d’Etat a approuvé un document soumis par la Commission Nationale de Développement et de Réforme (NDRC) et neuf autres ministères, stipulant que la NDRC ne participera ni au financement ni à l’approbation de projets industriels en surcapacité. L’éolien fait partie des secteurs concernés.

Toutefois, l’accusation de “surcapacité de production” serait fausse d’après le secrétaire général de l’Association Eolienne Chinoise (CWEA), Qin Haiyan. “La surcapacité de production, largement rapportée par les médias ou calculée par certaines agences gouvernementales, est basée sur le programme de développement de nombreuses entreprises. On peut se poser la question de savoir si ces capacités seront atteintes. Je m’oppose fermement aux grandes entreprises faisant pression sur le gouvernement pour restreindre le développement de l’industrie sous prétexte d’un excès de capacité”.

Toujours d’après Qin, il n’est pas possible de “restreindre la concurrence simplement pour cause de capacités excédentaires. Dans les secteurs industriels émergents, les acteurs tardifs deviennent souvent supérieurs. Nous allons promouvoir le progrès technologique et des coûts réduits grâce à la concurrence du marché “.

Le pays compte plus de 80 fabricants de turbines d’éolienne – le double de 2004 – ainsi qu’environ 50 fabriquants d’aubes de turbine, et presque 100 fabriquants de tours. “La production des trois principales centrales, des turbines produisant chacune environ 1 million de kilowatts chaque année, ne représente environ qu’un tiers de la capacité des géants occidentaux comme Vestas, GE et Gamesa” a déclaré Qin.

Ce débat intervient alors que se profile en juin prochain à Pékin, l’Exposition et la Conférence sur l’Energie Eolienne Asiatique (Wind Power Asia – WPA). WPA 2010, qui se tiendra au Centre de Convention Nationale près du stade olympique, et devrait attirer plus de 500 exposants et environ 18.000 visiteurs industriels. Plus de 50 entreprises étrangères ont déjà réservé des stands.

Avant 2004, l’industrie éolienne chinoise était pratiquement inexistante. Sa capacité totale installée a été multipliée par 20 de 2004 à 2009, passant de 764.000 kW à 15.85 millions de kW. A la fin de l’année 2008, la Chine est devenue ainsi la quatrième en capacité installée, derrière les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Espagne. Les perspectives du secteur sont bonnes, la Chine envisageant de produire l’énergie éolienne à hauteur de 7 à 9% de sa capacité électrique nationale à l’horizon 2020, d’après l’Association Chinoise des Energies et Technologies de l’Environnement.

Concernant les acteurs de la filière et toujours d’après CWEA, les entreprises chinoises du secteur éolien ne représentaient en 2004 que 18% de la capacité totale installée en Chine. La proportion s’est inversée en 2008, lorsque les producteurs chinois et les joint-ventures ont détenu 61,8% du marché. La Chine a en effet sensiblement augmenté sa capacité de production de composants clés des turbines, auparavant largement importés. En 2008, toujours d’après CWEA, la Chine a développé seule 20 types de turbines éoliennes et 10 en partenariat, et a acheté les licences de 12 technologies étrangères. Ce développement a été stimulé par la politique imposée en 2005 par la Commission Nationale pour le Développement et la Réforme imposant le seuil de 70% de production locale pour les composants des turbines éoliennes. Les parcs éoliens n’ayant pas respecté ce seuil étaient inéligibles à la construction. L’objectif était de réduire les coûts de production, d’accélérer l’industrialisation de l’éolien et surtout d’encourager les multinationales à investir et à transférer des technologies en Chine. L’Administration Nationale de l’Energie envisage maintenant d’annuler cette politique des 70% pour promouvoir un développement libéral, sans toutefois fixer d’échéance.

Source : Xinhua, 24/09/09, http://www.china.org.cn/environment/2009-11/24/content_18941924_2.htm

SOURCE : ADIT 61495

Suisse: Une centrale solaire sans photovoltaïque

L’énergie solaire est l’une des énergies renouvelables ayant donné lieu à d’importants investissements, notamment dans le domaine des panneaux photovoltaïques. Cependant, l’utilisation de l’énergie solaire ne se restreint pas à ces cellules convertissant photons en électrons.

Le prototype d’une centrale solaire bien différente vient d’être inaugurée par la firme Airlight Energy à Biasca dans le canton du Tessin. Le principe de cette centrale est simplement de concentrer la chaleur du soleil. Les rayons du soleil incidents traversent la première paroi du concentrateur en ETFE (EthyleneTetraFluoroethylene). Cette paroi, transparente, transmet près de 85% de l’énergie incidente. A l’intérieur du concentrateur, la surpression est de quelques millibars. Les rayons sont ensuite réfléchis par un miroir de Mylar (PolyethylèneTéréPhtalate) d’une ouverture de 9,5 m. Cette paroi est constituée de 4 plans distincts de Mylar, supportés par une structure en fibre de verre. La différence de pressions entre les zones situées de part et d’autre des plans de Mylar permet d’ajuster exactement la forme de ceux-ci, jusqu’à obtenir une parabole quasi-parfaite. Les rayons – 80% de l’énergie incidente – sont ainsi concentrés sur un récepteur, cavité cylindrique située au sommet d’un pilier de béton. L’air surchauffé, jusqu’à 600 °C, est ensuite transféré au sein de la cavité, puis dans le circuit du caloporteur. Qui est donc ici de l’air – bien qu’ayant une basse chaleur spécifique, l’air présente l’avantage de ne pas être corrosif comme les sels fondus ou polluants comme l’huile. Cette technique permet également d’importantes économies d’eau.

Via un échangeur de chaleur, l’air chaud permet d’alimenter une turbine en vapeur et de générer ainsi de l’électricité. Autre originalité de cette centrale d’Airlight Energy : le jour, outre la génération d’électricité, l’air chaud sert également à chauffer le réservoir qui est constitué de pierres. La nuit, la mise en circulation d’un ventilateur évacue cette chaleur des pierres vers l’échangeur, permettant ainsi la génération d’électricité. Selon Airlight Energy, le stockage atteint ainsi un peu plus de 24 heures.

Le concentrateur, d’un poids de près de 200 tonnes et de 50 mètres de long, a été conçu par Airlight Energy en collaboration avec l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (ETHZ) et la Haute école de la Suisse italienne (Supsi). Il est le troisième et dernier prototype lancé par Airlight.

Pour en savoir plus, contacts :

Site de Airlight Energy : http://www.airlightenergy.com/

Source : SonntagsZeitung, 8 novembre 2009 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/hXEpH

SOURCE : ADIT 61457

Energie

La douzième et dernière éolienne du parc éolien offshore “Alpha Ventus” est érigée

Le parc éolien offshore “Alpha Ventus” [1] est achevé, avec la construction de la douzième éolienne. Le consortium DOTI (Deutsche Offshore-Testfeld und Infrastruktur GmbH) composé d’EWE, E.ON et Vattenfall a annoncé le 16 novembre 2009 la fin des travaux sur le parc éolien expérimental, situé à 45 km au nord de l’île de Borkum (Mer du Nord). La construction du parc aura duré au total 7 mois. “Alpha Ventus” est ainsi l’un des premiers parcs éoliens offshores au monde [2], reposant sur l’exploitation de 12 éoliennes d’une puissance de 5 mégawatts. Six d’entre elles ont d’ores et déjà été mises en service pour une période d’essai en attendant la finalisation des 12 éoliennes, et commencent à produire de l’électricité : depuis le mois d’août 2009, elles ont injecté environ 13 millions de kWh d’électricité dans le réseau allemand. Les six autres éoliennes seront ensuite mises en service progressivement dans les prochaines semaines. Le projet pilote a coûté environ 250 millions d’euros. A plein rendement, il est prévu que le parc éolien produise annuellement suffisamment d’électricité pour approvisionner 50.000 foyers.

L’édification des douze éoliennes d’une capacité de 5 MW, à quelques 45 kilomètres de la côte et par 30 mètres de profondeur, représente un chantier véritablement novateur au niveau international. L’expérience tirée d’autres projets éoliens avait cependant fait prendre conscience lors d’essais en conditions réelles que la faisabilité d’un parc éolien offshore en Allemagne passait tout d’abord par l’apprivoisement des conditions climatiques difficiles de la mer du Nord. C’est pourquoi la construction d'”Alpha Ventus” a nécessité un effort considérable au niveau logistique. Quelque 350 personnes ainsi que 25 bateaux différents ont participé au chantier. Le projet est dirigé par une équipe d’une quarantaine de personnes, dont les employés sont issus des trois entreprises associées : EWE, E.ON et Vattenfall. La construction d'”Alpha Ventus” s’est révélée largement plus complexe que celle des autres parcs éoliens offshore déjà existants en dehors du territoire allemand. Cette complexité est liée au concept même d'”Alpha Ventus” : deux types d’éoliennes de fabrication allemande [3] ont été érigées sur deux types de plates-formes de fondation différentes [4], selon deux concepts de construction différents.

Le projet suit une voie inhabituelle : en effet, “Alpha Ventus” ne fera pas de pause hivernale et il est prévu que le site fonctionne toute l’année, si les conditions météorologiques le permettent. Pour garantir l’accessibilité au site d'”Alpha Ventus”, plus d’une centaine de techniciens ont suivi récemment une formation à Cuxhaven (Basse-Saxe) pour apprendre à descendre en rappel depuis un hélicoptère. Si la météo venait à rendre le site inaccessible par les voies maritimes, les techniciens seraient désormais capables d’atteindre les éoliennes par les airs, ce qui est également possible si une houle trop forte empêchait les bateaux d’arriver sur place.

Le consortium DOTI a été fondé en juin 2006. DOTI avait déjà défini en septembre 2008 les conditions préalables nécessaires à la construction du poste de transformation offshore, permettant l’acheminement de l’électricité produite vers le continent. Le poste de transformation a ainsi été raccordé au réseau électrique allemand à l’aide d’un câble sous-marin, qui avait déjà été mis en place par Transpower GmbH (faisant autrefois partie du réseau E.ON) en 2008.

[3] Areva Multibrid M5000 et REpower 5M[4] Il s’agissait de trois plates-formes autoélévatrices (“Jack-up Barges”) entrant dans leur première phase d’exploitation offshore avec Alpha Ventus, ainsi que de “Thialf”, le plus grand navire-grue du monde, qui permettait d’ériger en 6 jours les éoliennes REpower sur une fondation “jacket” (treillis tubulaire).

Pour en savoir plus, contacts :

– [1] Informations supplémentaires sur Alpha Ventus :

* “L’Allemagne se tourne vers l’offshore : EWE, E.ON et Vattenfall érigent les premières installations éoliennes pour Alpha Ventus”, BE Allemagne 446 – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60073.htm – 22/07/2009

* Article de Wikipédia (en allemand) : http://de.wikipedia.org/wiki/Alpha_ventus

* Site internet d’Alpha Ventus (en allemand ou anglais) : http://www.alpha-ventus.de/

– [2] Avec le parc éolien offshore “Horns Rev 2” de l’opérateur énergétique danois Dong Energy, inauguré en septembre 2009. Informations supplémentaires : “Inauguration du plus grand parc éolien au monde au Danemark”, BE Danemark 24 – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61325.htm – 24/11/2009

Source :

– Communiqué de presse du Bundesverband Windenergie e.V. http://redirectix.bulletins-electroniques.com/CM4ow – 17/11/2009

– Communiqué de presse Alpha Ventus – http://www.alpha-ventus.de/ – 16/11/2009

SOURCE : ADIT 61431

Espagne: L’éolien en Espagne, ce n’est pas du vent

Le week-end du 7-8 novembre dernier, 44 provinces espagnoles – les équivalents des départements français – étaient en alerte météo, du fait d’une vague de froid et des forts vents attendus. Et les vents ont été au rendez-vous sur les côtes nord et en Méditerranée, pour le pire (routes coupées, ports ou aéroports fermés….) mais aussi pour le meilleur : le dimanche 8, entre 3h20 et 8h40 du matin, plus de 50% de l’électricité produite en Espagne ont été générés par les éoliennes, avec une pointe à 52,4%. En termes absolus, ce ne sont pas moins de 11,5 GW (65% de la puissance installée) qui ont été produits à 14h30, autre record.

Avec autant d’électricité tout d’un coup disponible, une partie a servi à pomper l’eau pour la remonter dans les barrages réversibles (6,3% des 52,4% du pic) et une autre partie a été exportée (7,7%) : le réseau électrique espagnol, géré par Red Eléctrica Española (REE), dispose maintenant d’un savoir-faire unique dans la gestion de l’absorption de l’électricité éolienne, un savoir-faire souvent présenté comme modèle. A cet égard, un responsable américain visitant le centre de contrôle de REE en octobre dernier n’avait pas hésité à déclarer : “Quand on regarde l’Espagne et son système électrique, on voit le futur”, un véritable slogan publicitaire…

Au-delà de l’anecdote du record, l’Espagne a su développer des capacités de production électrique éolienne performantes on vient de l’évoquer, mais aussi importantes : la puissance installée est passée progressivement de 1.585 MW en 1999 à 17.700 MW dix ans plus tard. Et pour dans dix ans, l’Asociación Empresarial Eólica n’hésite pas, quant à elle, à tabler sur 40.000 MW. Elle avertit tout de même : l’absorption de l’électricité ainsi produite nécessitera plus d’interconnexion avec la France (actuellement, les capacités d’import/export plafonnent à 3% de la demande maximale espagnole) et davantage de capacités de pompage des barrages réversibles.

En attendant 2020, signalons que le ministère de l’industrie vient de fixer les puissances à installer pour les trois années à venir, au grand soulagement des industriels du secteur qui ont craint un temps que pour cause de crise, aucune autorisation ne soit donnée, les primes octroyées ayant bien sûr un coût tout sauf négligeable. On aura donc 1.855 MW pour 2010 et 1.700 MW pour 2011 et 2012.

L’année n’est pas encore finie, mais REE anticipe une part de production éolienne de l’ordre de 13% pour 2009 (10,4% en 2008), 9 à 10% produits par ailleurs par l’hydraulique (7,0% en 2008) et 2,5% par le solaire, soit au total, un quart d’électricité renouvelable, un pas de plus dans la direction des 40% d’électricité renouvelable fixés par l’Union Européenne pour 2020.

Source : El Pais, http://www.elpais.com, 9 et 14 novembre 2009

SOURCE : ADIT 61403

France: Stockage d’énergie solaire : Total et le MIT signent un contrat de recherche sur le développement de batteries

D’un montant de 4 millions de dollars sur cinq ans, ce contrat, signé entre Total et le Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour le développement d’une nouvelle technologie de batteries stationnaires destinées au stockage d’énergie solaire, s’inscrit dans le cadre de la MIT Energy Initiative [1] dont le groupe pétrolier français est partenaire depuis novembre 2008.

La question du stockage de l’électricité est en effet capitale pour permettre le développement de l’énergie solaire et passer à une échelle supérieure dans son déploiement. D’où la signature de ce contrat de recherche dont l’objectif est de mettre au point une batterie à longue durée de vie et faible coût, adaptée au stockage de l’électricité produite par des panneaux solaire. “Le soutien de Total dans le domaine du stockage de l’énergie solaire peut véritablement changer la donne”, estime Ernest Moniz, directeur de la MIT Energy Initiative.

Pour en savoir plus, contacts :

– Total – Isabelle Desmet : tél. +33 (0)1 47 44 45 91

– [1] MIT Energy Initiative http://web.mit.edu/mitei/

SOURCE : ADIT 61381

Pays-Bas: Des dents de scie pour réduire le bruit des éoliennes

Le bruit des éoliennes peut être réduit de moitié sans que cela ne cause de perte d’énergie. En effet, il est aujourd’hui possible d’équiper les pales des éoliennes de dents de scies. Ces dernières ont été conçues par Stefan Oerlemans, doctorant de l’Université de Twente et employé du laboratoire national d’aérospatial (NLR). Dans un premier temps, Oerlemans a étudié le bruit émis par les éoliennes, puis a utilisé ces observations pour concevoir les dents de scie et réduire de moitié les nuisances sonores.

La rotation des pales des éoliennes s’accompagne d’un bourdonnement constant. Or ce bruit est souvent une nuisance pour les populations avoisinantes; de fait, non seulement les éoliennes ne sont jamais utilisées au maximum de leurs capacités, mais de plus, les projets d’implantation de nouveaux parcs sont souvent rejetés. Stefan Oerlemans a cherché les causes du bruit et a mis en place une solution pour réduire ces nuisances sonores de moitié, sans affecter la production énergétique. Pour parvenir à ce résultat, les pales ont été équipées à leur extrémité, sur le dernier quart de leur longueur, de bords en dents de scie.

Pour réduire les nuisances sonores liées au fonctionnement des rotors, Oerlemans a d’abord recherché les causes de ce bruit mais également le mécanisme même de production du bruit de souffle des rotors. Pour ce faire, il a utilisé un système d’antenne acoustique, nécessitant de nombreux microphones, fixés sur des surfaces planes. En mesurant et en comparant le temps nécessaire au son pour être enregistré par les différents microphones, il a pu calculer l’origine du son avec précision. Ces mesures ont démontré que le bruit de souffle des rotors, pour beaucoup, est produit par la circulation de l’air entre les pales : le bruit mécanique des engrenages est, quant à lui, minime. Plus précisément, cette étude a permis de démontrer que la majeure partie du bruit était produite par les parties extérieures des pales, notamment lors de la partie descendante de leur rotation. Le souffle bruyant est ainsi causé par les brasements d’air autour des pales. Dès lors que des dents sont fixées sur les bords des pales, le bruit diminue de moitié.

Cette innovation et les résultats qui en découlent font partie d’un programme plus général de recherche acoustique concernant l’aviation et les turbines. Oerlemans a ainsi prévu de continuer ses recherches et souhaite être en mesure, un jour, de développer des éoliennes silencieuses. Pour ses recherches, il s’inspire principalement du vol de la chouette : en effet, ce dernier est rendu silencieux par les plumes souples fixées à l’extrémité des ailes de l’oiseau. Dès lors, une rangée de dents sur le bord arrière des rotors devrait pouvoir réduire le bruit engendré par leur fonctionnement. Des tests en laboratoires ont déjà été effectués, mais des essais plus poussés sont encore nécessaires.

Pour en savoir plus, contacts :

– Rianne Wanders – email : r.r.wanders@utwente.nl – tél : +31 53 48 92 721

– Joost Bruysters – email : j.c.p.bruysters@utwente.nl – tél : +31 53 48 92 773

Source :

– Technish Weekblad, 05/09/2009

– Université de Twente, 03/09/2009: http://www.universiteittwente.nl/news/quieter-wind-turbines

SOURCE : ADIT 61348

Danemark: Inauguration du plus grand parc éolien au monde au Danemark

Dong Energy, l’opérateur énergétique danois, a inauguré le 17 septembre dernier son nouveau parc éolien offshore en Mer du Nord. Il est appelé Horns Rev 2. Ce nouveau parc constitué de 91 turbines d’une capacité totale de 209 MW est à ce jour le plus grand parc éolien au monde.

Horns Rev 2 s’étend sur près de 32 km2 à 30km au large de Blaavandshuk, une municipalité du sud-ouest du Jutland, et pourra produire l’électricité correspondant à la consommation annuelle de 200.000 foyers. Le site d’installation avait été choisi en raison des conditions de vent très favorables combinées à une profondeur des eaux raisonnable (entre 9 et 17 mètres). La construction a commencé en mai 2008 et a employé plus de 600 personnes.

Le parc de Horns Rev 2 se distingue des autres parcs à plus d’un titre. D’une part, la distance qui le sépare des côtes danoises est la plus éloignée au monde pour un parc offshore, impliquant pour les constructeurs de nouveaux défis techniques liés au transport et au montage des différents éléments des éoliennes. D’autre part, la Mer du Nord est connue pour ses conditions climatiques extrêmes nécessitant des mesures de sécurité particulières. Enfin, il s’agit du premier parc éolien offshore, dont le contrôle et la maintenance seront en partie assurés depuis une plateforme habitable de façon à limiter les temps de transport et d’intervention du personnel.

Une vidéo retraçant l’histoire de ce parc est disponible sur le site internet de Dong Energy [1].

Quelques images de Horns Rev 2 :

Pour en savoir plus, contacts :

– A propos du projet : Project Manager Henrik Mørup Lehman – Tél : +45 99 55 75 73

– A propos du site d’Esbjerg : Erection Manager Allan Due Overbeck – Tél : +45 99 55 84 24

– Pour d’autres informations : Jeanette Fink Vang Jensen – Tél : +45 99 55 59 55

– Press release : DONG Energy, Media Relations – Tél : +45 99 55 95 52

Source :

[1] http://www.dongenergy.dk

SOURCE : ADIT 61325

Etats-Unis: Rareté de l’eau : l’énergie s’invite dans le débat

L’AAAS (American Association for the Advancement of Science) a organisé lundi 17 novembre un dialogue entre le Dr. Michael Hightower, directeur du projet “Water for Energy” (en français, de l’eau pour l’énergie) des laboratoires nationaux Sandia, et Nancy Stoner, co-directrice du programme sur l’eau de l’ONG NRDC (Natural Resources Defense Council). Le débat, traitant du lien entre l’énergie et l’eau dans un monde où les ressources naturelles sont limitées, a dressé un état des lieux des réserves en eau du pays vis-à-vis des besoins énergétiques. La discussion plus soulevé un certain nombre de problématiques notamment concernant le droit de l’eau aux Etats-Unis et la mise en place d’une nouvelle politique énergétique.

Selon les chiffres exposés par le Dr. Hightower, sur les 1.500 millions de mètres cubes d’eau pompés chaque jour, 700 millions sont destinés à la génération d’électricité, soit 39% de l’eau douce prélevée. La production d’électricité arrive ainsi en seconde position après l’agriculture, alors qu’en comparaison, seuls 2%, soit 30 millions de mètres cubes d’eau, sont destinés à l’usage domestique. Alors que les projections montrent un doublement des besoins en énergie aux Etats-Unis d’ici à 2050 (données IEA), les besoins en eau sont plus difficiles à évaluer notamment en raison de l’augmentation de la population, des innovations technologiques (amélioration de l’efficacité énergétique, redéfinition du secteur des transports…) et de l’incertitude liée au changement climatique [1].

Rappelant l’inégalité de la distribution de l’eau à la surface de la terre (en terme quantitatif et en terme d’utilisation : l’eau des cours d’eau étant plus accessible que l’eau de mer ou des calottes glaciaires), N. Stoner a souligné que la localisation géographique de la ressource aurait une influence grandissante sur les futurs choix énergétiques du pays. Ainsi, si le président Barack Obama pousse au déploiement des énergies renouvelables notamment au moyen des crédits alloués dans le cadre du “stimulus package” [2], les choix d’implantation devront prendre en compte les répercussions en terme de consommation d’eau. A titre d’exemple, le projet d’implantation d’une centrale thermique solaire au sud de la Californie fait actuellement l’objet de désaccords notamment en raison de sa consommation en eau, jugée déraisonnable étant donné les faibles réserves dont dispose la région (Cf. sources). Sachant que 36 états devraient connaître des périodes de sécheresses plus ou moins intenses dans les prochaines décennies [3], N. Stoner a rappelé la nécessité de tenir compte de l’ensemble des coûts associés aux différentes énergies [4].

Afin de préserver leur ressource en eau tout en répondant aux attentes du secteur de l’énergie, les Etats-Unis vont devoir faire appel à de nouvelles stratégies. Dans cet optique, la ville de Los Angeles a mis en place un recyclage des eaux usées et pluviales permettant de couvrir les deux tiers des besoins en eau de la populations du comté. Globalement, des options peu considérées il y a 10 ans, font maintenant l’objet de débats importants. A titre d’exemple, le dessalement de l’eau de mer est actuellement présenté comme une technologie compétitive sur le marché et plusieurs usines sont en cours de construction sur la côte ouest [5]. De même, le Dr. Hightower porte une attention grandissante aux aérocondenseurs, lesquels pourraient considérablement réduire la consommation en eau de centrales électriques.

Selon les deux intervenants, une revalorisation de l’eau devrait aider à la mise en place de nouvelles stratégies énergétiques et au déploiement d’énergie alternative (éolien, solaire…), jusqu’alors peu compétitives avec les énergies fossiles. Cette revalorisation s’impose d’autant plus en raison des enjeux sociologiques et économiques véhiculés par la nature même de l’eau, essentielle à la vie. Actuellement, les Etats-Unis ne disposent pas d’une politique fédérale sur l’eau, l’allocation des droits dépendant de chaque état et pouvant être transférables d’un propriétaire à un autre, sous réserve de l’accord de l’état. L’absence d’une réglementation fédérale en la matière pose d’ailleurs le problème de la répartition des droits entre les différents acteurs tels que les agences régionales, les industries, les groupes de protection de l’environnement… et mène à des conflits, parfois sérieux. Ces conflits de droit sur l’eau ont ainsi fait l’objet de débats médiatisés notamment dans le cas des rivières Columbia [6] et Colorado.

Les deux intervenants se sont attachés à faire ressortir l’importance de l’eau en terme d’enjeux économiques, politiques et sociologiques et ont mis l’accent sur son haut degré d’interconnexion avec le secteur énergétique.

Pour en savoir plus, contacts :

– [1] BE Etats-Unis n°164. Le changement climatique à l’origine d’une redistribution des ressources en eau potable de la planète. (04/05/2009). Agathe Dumas. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58867.htm

– [2] BE Etats-Unis n°150. Stimulus grossus. (23/01/2009). Marc Magaud & Agathe Dumas. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57447.htm

– [3] Rapport du GAO (Government Accountability Office) : “FRESHWATER SUPPLY: States’ Views of How Federal Agencies Could Help Them Meet the Challenges of Expected Shortages”. http://www.gao.gov/new.items/d03514.pdf

– [4] BE Etats-Unis n°182. Estimation des coûts externes de la production et de la consommation d’énergie aux Etats-Unis. (30/10/2009). Agathe Dumas. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61021.htm

– [5] BE Etats-Unis n°166. Le feu vert donné à la plus grande usine de dessalement de l’hémisphère nord laisse un goût saumâtre aux environnementalistes. (22/05/2009). Agathe Dumas. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59218.htm

– [6] BE Etats-Unis n°179. La Californie et l’Oregon démantèlent 4 barrages hydroélectriques. (2/10/2009). Agathe Dumas. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60707.htm

– BE Etats-Unis n°154. Message aux scientifiques lors de la conférence annuelle de l’AAAS : “engagez-vous !”. (20/02/2009). Marc Magaud. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57889.htm

– BE Etats-Unis n°174. UCLA met au point un nouveau système de dessalement. (17/07/2009). Agathe Dumas. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60026.htm

Source : – Conférence de l’AAAS. “Science & Society : Global Challenges

– Connecting Energy & Water in a resource constrained world”. (16/11/2009).

http://cstsp.aaas.org/content.html?contentid=2272

– [7] Fast-tracked solar project could speed Mojave Desert’s demise.

(12/11/2009). Land Letter E&ENews (par abonnement). http://www.eenews.net/ll/2009/11/12/1

SOURCE : ADIT 61288

Etats-Unis

Lobbying énergétique : une véritable histoire de sous !

En examinant les montants versés par les divers lobbyistes aux Etats-Unis, on court le risque d’alimenter certains clichés concernant l’omniprésence de l’argent dans la vie publique américaine. Or, il convient de rappeler que le lobbying est ici une pratique acceptée, dotée d’un système de transparence qui oblige les lobbyistes à se déclarer auprès du Congrès. Les firmes de lobbying figurent sur une liste publique, accessible par tout un chacun. Le Président Obama a par ailleurs, dès sa première semaine en fonction, renforcé les garde-fous avec un décret présidentiel limitant l’embauche dans la branche exécutive de salariés issus de secteurs d’activités qu’ils pourraient être amenés à réglementer.

On ne peut cependant s’empêcher d’être impressionné par les niveaux qu’atteignent les efforts des lobbyistes sur les deux grands dossiers du moment : la réforme du système de santé et la mise en oeuvre d’une législation énergie/climat. Sur ce deuxième sujet, une étude publiée cette semaine par l’Internal Revenue Service (IRS – fisc américain) s’avère fort instructive.

L’IRS déballe tout

D’après l’IRS, l’American Petroleum Institute (API), consortium des principales entreprises pétrolières, a dépensé à lui seul $75,2 millions et l’American Coalition for Clean Coal Electricity (ACCCE), consortium du secteur charbonnier, a déboursé $40 millions en publicités et en démarches de communication, que ce soit auprès du grand public ou auprès d’autorités d’états fédérés ou fédéral. Contrairement à la déclaration obligatoire au Congrès, la publication de l’IRS permet de mesurer non seulement les contributions au lobbying direct, mais l’ensemble des dépenses de relations publiques, publicité comprise.

L’IRS révèle que les montants engagés par les entreprises du secteur pétrolier et charbonnier se montaient déjà à $115 millions en publicité en 2008, un niveau inégalé par le passé. Elle révèle également l’ampleur des campagnes de relations publiques qui ne s’adressent pas uniquement au sénateurs et députés. Les $75 millions déclarés par IRS sont environ 15 fois plus élevés que ce qu’API avait déclaré auprès du Congrès pour le lobbying au niveau fédéral. Quant à l’ACCC, c’est un facteur 4 entre ce qu’elle a dépensé en lobbying proprement dit et ce qu’elle a déclaré au fisc comme dépenses de communications et de relations publiques. La guerre de communication sévit donc aussi sur les ondes (télévision et radio) et dans les contacts de terrain, pas seulement sous les voûtes du Capitole.

Et la tendance est à l’augmentation vertigineuse, à la faveur des débats qui entourent la législation énergie et climat, actuellement en débat au Sénat. L’ancien Sénateur Tim Wirth, président de l’ONG UN Foundation affirmait mardi à l’école de relation internationale de Johns Hopkins University qu’au troisème trimestre 2009, le montant total des sommes dépensées en vue de contrer les projets de loi en discussion au Sénat atteindraient $300 millions! L’enjeu est manifestement de taille. L’industrie électrique, dont certaines utilities (opérateurs) détiennent un portefeuille constitué principalement de centrales au charbon, se sent menacé à l’approche d’un éventuel prix du carbone. Les acteurs concernés ont donc redoublé d’efforts dans leur campagne pour le “clean coal”.

Pot de terre contre pot de fer?

Tout ces montants peuvent légitimement faire pâlir d’envie les confrères énergéticiens de l’éolien et du solaire. En effet, l’American Wind Energy Association (AWEA) a déclaré avoir dépensé seulement $1.7 millions en lobbying auprès du Congrès et encore près de $1 million à d’autres firmes de lobbying, soit un total de $2.7 millions. Et quoique faible en comparaison de ce que les promoteurs des énergies fossiles ont su mettre sur la table, le montant dépensé par le consortium éolien reste encore très élevé par rapport à ses confrères du solaire. Le Solar Energy Industries Association (SEIA) a du se contenter de verser $282.561 a une entreprises de relations publiques, d’après les documents d’IRS.

Pour en savoir plus, contacts :

– Site de la coalition pour le Charbon Propre – ACCCE: http://www.cleancoalusa.org/

– Site de l’American Petroleum Institute – http://www.api.org/

– Site de Public Citizen – Association de consommateurs opposée au nucléaire et aux énergies fossiles:

http://www.citizen.org/Cmep/

102 “Industry gives heavily to Finance Panel Climate Progress”: Blog issu du Center for American Progress:

103 http://redirectix.bulletins-electroniques.com/iAbKy

Source :

– “Environmentalists Slow to Adjust in Climate Debate” – Washington Post du 31/08/09

– http://redirectix.bulletins-electroniques.com/dczK4

– “IRS disclosures show extent of oil and coal groups’ outreach”: Greenwire (par abonnement) – groupe E&E publishing du 18/11/2009: http://www.eenews.net/Greenwire/2009/11/18/1/

SOURCE : ADIT 61289

Allemagne: Publication d’un rapport des organismes de chimie allemands : la chimie accélère la recherche en énergie

Des progrès réalisés en recherche chimique pourraient permettre de couvrir un cinquième du besoin énergétique primaire en Allemagne des 20 prochaines années. Cet objectif pourrait être atteint grâce à des économies d’énergie et une meilleure exploitation des ressources énergétiques. C’est ce qui ressort du bilan du rapport “approvisionnement énergétique de l’avenir – contribution de la chimie : une analyse de potentiel quantitative”, présenté à Francfort le 10 novembre 2009 par les organisations chimiques allemandes.

“L’approvisionnement énergétique de l’avenir sera chimique”, selon le Dr. Andreas Kreimeyer, président de la commission de recherche, science et enseignement de l’association des industries chimiques (VCI). Le potentiel d’économie découle, selon l’étude, de procédés chimiques innovants, de nouveaux matériels et d’agents auxiliaires. Grâce à ceux-ci, les sources énergétiques fossiles comme le pétrole ou le gaz naturel peuvent être utilisées de façon plus efficace et les technologies renouvelables pour la production d’énergie comme la bioénergie, le vent ou le soleil peuvent être encouragées. Grâce à de multiples contributions innovantes, d’une part l’énergie peut être économisée, et d’autre part des ressources jusqu’à présent inaccessibles peuvent être exploitées grâce à de nouvelles technologies. Certes les technologies prises isolément peuvent contribuer à couvrir le besoin en énergie en Allemagne de 2 à 3% au maximum, mais en rassemblant les contributions de toutes ces options, un potentiel supplémentaire d’environ 20% du besoin énergétique primaire peut être atteint en Allemagne – uniquement grâce aux progrès effectués en chimie et dans les disciplines voisines.

Les progrès en chimie contribuent par divers moyens à assurer l’approvisionnement énergétique : ainsi les procédés modernes permettent l’utilisation efficace des sources énergétiques, par exemple grâce à des cellules solaires à haut rendement. Un deuxième aspect est la conservation de l’énergie grâce à l’emploi de piles à combustible, d’ampoules efficaces ou de matériaux d’isolation thermique à rendement élevé. En même temps, les sources de matières premières qui ne pouvaient pas être utilisées jusqu’à présent peuvent désormais être exploitées. Cela concerne par exemple l’exploitation des gisements de pétrole ou de la production d’énergie à partir de résidus de bois. Les experts accordent aussi une grande importance à l’optimisation de technologies pour le stockage de l’énergie – aussi bien dans les bâtiments que dans les batteries de véhicules.

Le Dr. Kreimeyer revendique les diverses initiatives de l’Etat fédéral et des Länder. “Le gouvernement fédéral devrait utiliser son initiative nationale de recherche en énergie pour mettre en place une politique de recherche énergétique en monobloc, qui rassemble les différents programmes des ministères et surtout les harmonise.”

Le Prof. Dr. Ferdi Schüth, qui dirige le cercle de coordination de la recherche énergétique chimique de l’organisation chimique, a mis en valeur lors de la présentation du document le grand nombre d’experts participants : “Ainsi le document de synthèse peut prétendre donner l’état actuel de la recherche sous un angle chimie.” Le document a été élaboré par le cercle de coordination de la recherche énergétique chimique, auquel appartiennent les organismes de chimie suivants :

– DBG – société allemande Bunsen de chimie physique (Deutsche Bunsen-Gesellschaft für Physikalische Chemie e.V.)

– DECHEMA – société professionnelle pour le génie chimique et les biotechnologies (Gesellschaft für Chemische Technik und Biotechnologie e.V.)

– DGMK – société scientifique allemande pour le pétrole, le gaz naturel et le charbon (Deutsche Wissenschaftliche Gesellschaft für Erdöl, Erdgas und Kohle e.V.)

– GDCh – société des chimistes allemands (Gesellschaft Deutscher Chemiker e.V.)

– VCI – association des industries chimiques allemandes (Verband der Chemischen Industrie e.V.)

– VDI-GVC – société de génie des procédés et d’ingénierie chimique (Gesellschaft Verfahrenstechnik und Chemieingenieurwesen)

Pour en savoir plus, contacts :

– Document de synthèse et estimations détaillées pour l’analyse de potentiel : http://www.energie-und-chemie.de

– Résumé de l’étude (en allemand) : http://www.energie-und-chemie.de/pdf/zusammenfassung_psp.pdf

Source : Communiqué DECHEMA – 16/11/2009 – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Jru2V

SOURCE : ADIT 61282

Italie: Le plus grand parc solaire méditerranéen sera Italo-jordanien

Le plus grand parc solaire photovoltaïque de la Méditerranée se situera dans le sud de la Jordanie et s’appellera Shams Ma’an. Il s’étendra sur 2km2 et, grâce à 360.000 panneaux solaires, produira 168.100 MW d’énergie propre, soit une quantité pouvant répondre aux besoins en énergie d’environ 60.000 familles.

Le projet naît d’un partenariat entre l’italien Solar Ventures et les sociétés jordaniennes Kawar Energy et First International for Investment and Trade. Il a été formalisé à Milan, le 8 octobre dernier, à l’occasion de la visite officielle en Italie du roi Abdullah II, à travers un accord concernant l’acquisition du terrain et la construction de la centrale. Le parc sera construit à la hauteur de la ville de Ma’an et alimentera en premier lieu l’aire industrielle adjacente. Il s’agit d’une zone parfaite selon Sauro Mostarda, responsable du projet pour Solar Ventures : “[la zone] est ensoleillée et sèche, mais contrairement aux régions désertiques, il n’y a pas de sable, qui raye les modules”.

Les premiers 10 MWp (Mégawatt pointe, qui indiquent la puissance nominale d’une centrale) seront construits d’ici fin 2010, pour arriver à 100 MWp en 2012, même si en principe, l’aire à disposition permettrait de s’étendre jusqu’à 200 MWp.

“En réalité, le projet global pour cette zone [en Jordanie] va bien au-delà de la seule énergie solaire. C’est une opération de développement local qui incluera un pôle technologique et une aire résidentielle”, explique M. Mostarda. A l’occasion de la signature de l’accord, le roi de Jordanie a annoncé avec anticipation l’adoption d’une loi, d’ici la fin de l’année, pour encourager le développement des énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne, sur lesquelles commence à miser le pays afin de renforcer son indépendance énergétique.

Pour en savoir plus, contacts :

Sauro MOSTARDA, responsable du projet Solar Ventures

– Email : saumosta@tin.it

Source : “Sarà italo-giordano il maggiore parco solare mediterraneo”,

Carola Frediani – Email : freddy@totem.to , Il Corriere della Sera, 23 octobre 2009

SOURCE : ADIT 61162

Maroc: Le ‘royaume ensoleillé’ prône le solaire à Copenhague

Développement durable – Le Maroc, pays “bronzé” au sens solaire du terme, et dont la dégradation de l’environnement coûte plus d’un milliard de dollars chaque année, une facture des plus salées pour un Etat qui se bat tant bien que mal pour venir à bout de la pauvreté, initie un projet d’énergie solaire pour venir à bout de certains effets des changements climatiques.

Ce projet, qualifié de “grandiose” et d'”ambitieux” par ceux qui détiennent les destinées et de l’environnement et de sa protection dans le royaume alaouite, reflète une “vision et une politique volontariste” qui permettront au pays de se positionner en avant- garde dans de nouveaux projets aussi nombreux que diversifiés, en particulier l’énergie solaire.

“Le Maroc est un pays modèle qui dispose de capacités et d’expertises sur lesquelles il faut s’appuyer”, a affirmé son ministre de l’Environnement, Amina Benkhadra, qui a participé à la Conférence de Copenhague au niveau ministériel.

“Nous avons expliqué à la conférence ministérielle ce projet qui permettra à notre pays de contribuer au développement des énergies renouvelables de manière significative”, a souligné Mme Benkhadra, dont le pays a été représenté à la Conférence au sommet de Copenhague par le Premier ministre Abbas El Fassi, mandaté par le roi Mohammed VI.

Mme Benkhadra, dont les propos sont rapportés par les médias locaux, a également fait savoir que son pays est “aujourd’hui un exemple de par sa politique volontariste et son choix judicieux, qui lui permettront d’atténuer l’impact de gaz à effet de serre”.

En outre, de nombreuses ONG marocaines ont exprimé leur adhésion à ce projet tant défendu par Rabat, estimant que si les énergies renouvelables demeurent sans conteste le moyen le plus approprié pour pallier les changements climatiques, ceux-ci doivent être abordés non seulement en tant que problème environnemental, mais également comme question de justice sociale.

Dans un communiqué transmis à la PANA, ces ONG estiment que “la seule voie pour remédier au péril climatique et sauver la planète de la catastrophe est de placer l’être humain au centre de tout plan de développement fondé sur la justice sociale, la démocratie, l’égalité et l’équité”, signalant que les ressources naturelles et leur utilisation sont essentielles pour un développement humain durable qui respecte les droits humains des générations futures.

Pour ces ONG, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (Copenhague, 7-18 décembre) constitue un tremplin pour le lancement d’un mouvement environnemental marocain avec une dimension régionale.

Contactés par la PANA, des experts marocains, dont le pays vient de lancer un programme de développement de l’énergie photovoltaïque, ont par ailleurs confié que l’Afrique attend beaucoup des pays développés.

L’Afrique, qui a des besoins importants en matière de nouvelles technologies, attend des pays développés, grands émetteurs de gaz à effet de serre, des engagements clairs et précis sur les moyens à mettre en ?uvre pour aider le continent à acquérir les nouvelles technologies et pouvoir financer des énergies alternatives, ont-ils martelé.

En effet, ce sont les plus pauvres, responsables de seulement 2% des émissions de gaz à effet de serre, qui payent et paieront le plus lourd tribut au réchauffement climatique.

“Les pays africains estiment à 65 milliards de dollars le montant des réparations et dédommagements liés au changement climatique”, selon le Comité d’organisation du 7ème Forum mondial sur le développement durable, qui a estimé que 300.000 personnes meurent et 325 millions sont durement affectées par le réchauffement climatique, essentiellement dans les pays en développement.

Certes, la lutte contre ce changement nécessite une réadaptation de plus d’actions et de comportements aux niveaux local, régional et mondial qui implique l’adoption de nouvelles attitudes face à ce phénomène de la sécheresse et des modifications des cycles climatiques saisonniers, des températures et de la pluviométrie.

Autant d’actions et d’initiatives qui requièrent de fédérer les efforts et venir en aide aux plus pauvres pour qu’ils puissent être au diapason des défis qu’impose une planète en détresse.

http://www.afriquejet.com/afrique-du-nord/maroc/maroc:-le-%27royaume-ensoleille%27-prone-le-solaire-a-copenhague-2009122040452.html

Rabat – Pana 20/12/2009

Entreprise : Sojitz s’installe à Casablanca

Publié le : 18.12.2009 | 15h21

Après Le Caire, Alger, Abuja, Lagos, Luanda, Tripoli, Johannesburg, c’est au tour de Casablanca d’abriter un siège de l’un des géants en matière d’énergie.

La holding japonaise «Sojitz» a récemment procédé à l’ouverture officielle de sa nouvelle succursale au Maroc, située dans la ville de Casablanca. L’entreprise s’ajoute à plus d’une vingtaine de sociétés japonaises implantées au Maroc et qui permettent, ainsi, la création de 12.000 emplois devant atteindre 15.000 d’ici quelques années, selon Masahiro Kawada, conseiller à l’ambassade du Japon. «Les hommes d’affaires japonais, à l’unanimité, assurent que le Maroc offre plusieurs potentialités d’investissement, et le nombre d’entreprises japonaises qui désirent investir au Maroc est en nette augmentation», a-t-il souligné lors de la cérémonie d’ouverture de la succursale nippone, en présence de Ahmed Reda Chami, ministre de l’Industrie, Younes Laraqui, Yahya Zniber, Mohamed El Kadiri, secrétaire général de l’OCP.

Le Maroc, selon M. Kawada, a un énorme potentiel en énergie solaire, éolienne, en production d’engrais à base de phosphate et des industries de transformation de produits agricoles et maritimes.

Il a précisé qu’au cours de cette dernière année, cinq entreprises japonaises se sont installées au Maroc, et il est heureux d’accueillir aujourd’hui une nouvelle venue “Sojitz”. Cette dernière est l’une des entreprises les plus renommées au Japon, et qui se lance énergiquement dans le marché africain. Elle cible principalement le domaine du phosphate, l’agriculture, et l’énergie renouvelable. «J’espère que Sojitz aura un grand succès et que ses activités vont contribuer au développement de l’économie marocaine». Pour sa part, le président de l’entreprise Yutaka Kase a annoncé que le capital de la compagnie dépasse les 50 billions de dollars américains. Elle emploie 18.000 employés au sein de 600 succursales implantées dans 50 pays à travers le monde.

«Actuellement, cette nouvelle succursale est la huitième en Afrique, après les villes du Caire, Alger, Abuja, Lagos, Luanda, Johannesburg, et Tripoli», soutient-il. Et d’ajouter : «Nous avons une stratégie régionale sur trois ans “Shine 2011”, dont l’objectif principal est de se placer numéro 1 en Afrique. Nous avons commencé par l’exportation du phosphate de roche au Japon, mais maintenant nous exportons le phosphate fertilisé par l’OCP vers le marché japonais».

M. Kase a rappelé que la compagnie exporte depuis quarante ans la poudre de tomate “Tomato Powder” vers le Japon, mais notre futur projet est axé sur les produits chimiques agricoles, machines agricoles, l’activité de produits alimentaires, et le domaine de l’eau. Nous comptons, par la même occasion, développer l’agro-industrie au Maroc.

«Nous nous intéressons également au secteur de l’énergie renouvelable, l’énergie solaire. Le Maroc a d’énormes ressources et nous disposons de la technologie. Nous allons travailler ensemble afin de partager les bénéfices».

Une expérience utile, selon ses propos, pour créer une nouvelle industrie au Maroc. «Notre compagnie peut être un vecteur de développement économique dans la région. Notre vision, baptisée “Triple Win” vise à faire profiter le Maroc, le Japon et bien sûr notre compagnie par le biais de nos activités».

http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=124840

Par Abderrahim Bourkia | LE MATIN

Le Maroc a engagé des politiques volontaristes pour faire face aux problèmes environnementaux

Le Maroc a engagé des politiques volontaristes pour faire face aux problèmes environnementaux et mis en place, en 2003, une stratégie nationale en matière de MDP (mécanismes de développement propre), indique le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER).

Le programme “Bois-énergie” est l’un des programmes visant la protection de l’environnement, selon une brochure du CDER (relevant du ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement) distribuée lors d’une table ronde de sensibilisation sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables organisée à Kénitra.

Mis en oeuvre en partenariat avec les fédérations des propriétaires de hammams dans les villes et les associations de développement local en milieu rural, “Bois-énergie” a pour objectifs l’augmentation de l’efficacité énergétique des hammams, l’amélioration des conditions de travail des chefs de chaufferie (fernatchis), la protection de la forêt et de l’environnement et l’accroissement de la rentabilité des hammams en tant qu’entreprises.

Il est destiné principalement à préserver les forêts au Maroc où le bois est la principale source d’énergie pour les activités traditionnelles.

Selon le CDER, le bois constitue 30 pc du bilan énergétique national, soit une consommation annuelle de 11,3 millions de tonnes, dont plus de 88 pc en milieu rural.

Les capacités de production de la forêt sont estimées à 3,25 millions de tonnes par an alors que les prélèvements réels sont évalués à 6,35 millions de tonnes, soit un déficit annuel de 3,10 millions de tonnes, précise la même source.

Outre les ménages, l’artisanat et les hammams traditionnels sont les secteurs les plus consommateurs du bois.

5.000 hammams consomment annuellement 1,25 million de tonnes de bois d’une valeur estimée à 800 millions de dirhams (MDH).

En 2005, les cessions de bois sur pied par le département des eaux et forêts ont atteint une valeur de 269 millions MDH pour le bois d’oeuvre et 28 MDH pour le bois de feu.

Toutefois, souligne le CDER, ces chiffres ne reflètent qu’une fraction de la réalité puisque 432.000 tonnes seulement passeraient par les circuits commerciaux légalement reconnus, soit moins de 4 pc du total.

La dégradation du patrimoine naturel marocain, qui échappe en partie au contrôle aurait un coût annuel de 15 à 20 milliards de dirhams, soit 3 à 5 pc du PIB national.

A fin de préserver cette ressource et de rationaliser son usage et limiter l’impact de ces pratiques sur l’environnement, un programme de mise à niveau énergétique des hammams et des fours-boulangeries a été réalisé durant la période mars 2003-décembre 2007 sous l’égide du ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.

Il a été mis en oeuvre par le CDER avec l’appui du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et l’Agence française de développement (AFD).

MAP

Des projets et des réalisations

L’année 2009 a connu le lancement d’une multitude de projets dans le domaine énergétique.

Publié le : 17.12.2009 | 17h13

http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=124774

L’énergie a été sans doute l’un des secteurs qui ont le plus marqué l’année qui s’achèvera dans moins de deux semaines. En fait, 2009 a connu, en mars dernier, l’organisation des Premières Assises de l’énergie.

Cet important évènement a donné lieu notamment à la présentation d’un plan d’actions de 5 mesures concrètes portant sur la sécurité des approvisionnements, l’accès généralisé à l’énergie à des prix compétitifs, la maîtrise de la demande, l’appropriation des technologies avancées, la promotion de l’expertise et la préservation de l’environnement.

Ce plan d’actions devra faire face à la problématique de la double dépendance du pays de l’extérieur et du pétrole. Ainsi, la stratégie vise à construire un bouquet électrique optimisé autour de choix technologiques fiables et compétitifs et à développer les énergies renouvelables afin de porter à 10 % leur part dans le bilan énergétique et à 18 % dans le bilan électrique à l’horizon 2012.

Ce plan stratégique, qui fait de l’efficacité énergétique une priorité nationale, prévoit de mobiliser les ressources nationales et de favoriser l’intégration dans le système énergétique régional.

Pour ce faire, la stratégie a été déclinée en plans et programmes d’actions à court, moyen et long termes. Sur le court terme, un plan national d’actions prioritaires a été adopté pour réaliser l’adéquation entre l’offre et la demande électriques pour la période 2008-2012 et lancer les premières mesures d’efficacité énergétique. A cette échéance, près de 3500 MW de puissance électrique supplémentaires seront mis en service ainsi que 22 millions de lampes LBC distribuées. A moyen terme, on recourra au charbon propre comme source principale pour la production de base et le gaz de redevance ”pour la pointe et la semi-base”, tout en explorant les options d’extension du gazoduc Magreb Europe et du gaz naturel liquéfié. On prévoit également le développement de l’éolien et le découplage de la fonction hydro-électrique de la fonction d’irrigation par la création de bassins de rétention et la construction de STEP de 400 MW tous les 7 à 8 ans. De même, on compte renforcer les interconnexions avec transfert progressif d’une dépendance structurelle des interconnexions à une source d’arbitrage économique.

S’agissant du long terme, la stratégie prévoit la mise en place de programmes proactifs: le développement des technologies nucléaires avec le lancement d’une étude pour une centrale électro-nucléaire à l’horizon 2025. Elle prévoit aussi la valorisation des schistes bitumineux avec construction d’une centrale-pilote de 100 MW et l’extraction des hydrocarbures ainsi que la production d’électricité à partir de déchets organiques.

La mise en œuvre de cette stratégie nécessitera d’importants investissements de l’ordre de 90 milliards DH d’ici 2015 dont près de 80 MMDH pour l’énergie électrique. Pour la mise en œuvre de cette stratégie, l’Etat a créé la Société d’investissement énergétique, avec un capital de 1 milliard DH. Sa mission : investir dans les projets visant l’augmentation des capacités de production et la valorisation des ressources énergétiques, essentiellement les énergies renouvelables ainsi que le renforcement de l’efficacité énergétique. Autre fait marquant de l’année en cours: le lancement en juillet dernier du projet «Nador West Med», un complexe portuaire, industriel et commercial dans la baie de Betoya à Nador, dont la première tranche est consacrée aux hydrocarbures.

Il s’agit d’installer une capacité de stockage et de redistribution. Objectif : positionner le Maroc dans la région comme place importante pour le stockage et la sécurisation de l’approvisionnement de ces produits.

Un autre moment fort de l’année pour le secteur énergétique est incontestablement le lancement au début novembre, sous la présidence de S.M. le Roi Mohammed VI, du projet marocain de l’énergie solaire d’un coût d’investissement estimé à 9 milliards de dollars. Par ailleurs, il est à noter que le Maroc est également partie prenante dans le gigantesque projet baptisé ”Desertec”. D’un coût global de près de 400 milliards d’euros, ce projet vise la construction d’un vaste réseau de centrales solaires dans le nord de l’Afrique et au Moyen-Orient pour alimenter l’Europe en énergie.

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Projet marocain de l’énergie solaire

Le projet marocain de l’énergie solaire vise la mise en place en 2020 d’une capacité de 2.000 égawatts. Cette capacité de production représente 38 % de la puissance installée à fin 2008 et 14 % de la puissance électrique à l’horizon 2020. Cinq sites ont été identifiés pour le lancement de ce projet. Il s’agit des sites d’Ouarzazate, Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah. Ce projet permettra également d’assurer une capacité de production annuelle de 4500 GW, soit 18 % de la production nationale actuelle. Il sera achevé vers la fin de l’année 2019 et la date de mise en service de la première centrale a été fixée à 2015. Grâce à la mise en valeur du potentiel solaire, le projet contribuera à la réduction de la dépendance énergétique, à la préservation de l’environnement, par la limitation des émissions des gaz à effet de serre et à la lutte contre les changements climatiques. A terme, il permettra annuellement d’économiser en combustibles 1 Mt équivalent pétrole (TEP) et d’éviter l’émission de 3,7 Mt de CO2.

Le Projet marocain de l’énergie solaire suscite l’intérêt du FEM et de la Compagnie émiratie de l’énergie du futur

le Jeu, 2009-12-17 10:15.

http://www.leconomiste.com/article.html?a=97441

Les responsables du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et de la compagnie d’Abu Dhabi pour l’énergie du futur (Masdar) ont exprimé, mercredi à Copenhague, l’intérêt qu’ils accordent au Projet marocain de l’énergie solaire et leur volonté d’y participer activement.

En marge de sa participation à la Conférence des Nations-Unies sur le climat à Copenhague, la ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Mme Amina Benkhadra, s’est entretenue avec la PDG du FEM, Mme Monique Barbut, qui a exprimé la volonté du Fonds à financer des projets marocains d’adaptation aux impacts des changements climatiques.

Le FEM est un organe international qui finance des projets respectant les normes environnementales dans le cadre de la convention des Nations-Unies sur les changements climatiques.

De son cô_té, le PDG de Masdar, M. Sultan Ahmad Al Jaber, a exprimé, lors de son entretien avec Mme Benkhadra, tenu mercredi à Copenhague en présence du directeur général de l’Office national de l’électricité, M. Ali Fassi Fihri, le grand intérêt qu’il accorde au projet de l’énergie solaire lancé par le Maroc.

Il a fait part de la volonté de sa compagnie de participer activement à ce projet d’envergure, dont le coût prévisionnel s’élève à 9 milliards de dollars.

Le projet marocain d’énergie solaire s’inscrit en droite ligne des orientations internationales pour le développement des énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire, en vue de répondre à une demande accrue en énergie et faire face au réchauffement climatique dans le cadre de la nouvelle stratégie énergétique nationale.

MAP ES: Omar Lachhab

Electricité/Casablanca

Pas de délestage, mais de grosses pannes

Deux coupures de courant en moins de deux semaines!

· Selon Lydec, «les pannes sont d’origine technique»

Est-ce le retour des délestages? En l’espace de quelques jours seulement, deux importantes coupures d’électricité ont plongé plusieurs quartiers de Casablanca dans le noir. La première, la plus importante, est survenue le lundi 30 novembre. Selon Lydec, «cette coupure est due à un incident au niveau du poste répartiteur ONE de Tit Mellil». Cinq postes sources de Lydec, alimentés par cet ouvrage, ont subi une coupure de courant électrique vers 20h55.

Cette rupture d’alimentation a touché 47% des postes de distribution publique de Casablanca. C’est ce qui explique que plusieurs quartiers ont été plongés pendant près de 40 minutes dans le noir. C’était le cas notamment à Aïn Sebaâ, Roches Noires, Sidi Belyout, Anfa, Mers Sultan, Hay Hassani, Hay Mohammadi, Sidi Bernoussi… Pour sa part, l’Office national d’électricité «déplore cet incident technique fortuit indépendant de sa volonté. Et il est important de signaler la réactivité immédiate du Dispatching national de l’ONE à travers l’intervention de ses agents pour rétablir la situation dans un délai n’excédant pas neuf minutes», déclare-t-on auprès de l’ONE. La panne a tout de même duré quelque 40 minutes. En effet, après le feu vert de l’ONE, Lydec a commencé à rétablir progressivement le courant entre 21h09 et 21h40.

Quant à la seconde coupure, elle est survenue deux semaines plus tard, le dimanche 13 décembre. Selon les services de Lydec, «elle est due à un incident au niveau d’un poste source situé à Ouled Haddou». La coupure de courant a touché les préfectures de Aïn Chock, Anfa et El Fida. La panne a touché près de 20% des postes de distribution publique de la ville. Lydec a entrepris des manœuvres sur le réseau de moyenne tension. La coupure d’électricité a été réparée via des interconnexions avec trois autres postes sources de Lydec: Sidi Othmane, ADE et Dar Bouazza. Et le courant a été rétabli progressivement à partir de 16h57. Ainsi, 30% des quartiers touchés ont vu le courant rétabli en 30 minutes. La situation normale a été complètement rétablie vers 19h22.

Dans les deux cas, les pannes de courant ont causé bien des désagréments aux Casablancais. Mais au niveau de la première coupure de courant, qui a touché presque la moitié de la ville de Casablanca, les responsabilités n’ont pas encore été défnies. Apparemment, ONE et Lydec se renvoient la patate chaude! D’autant plus que, si l’intervention de l’ONE n’a pris officiellement que neuf minutes, celle de Lydec, en revanche, a duré plus longtemps. En effet, environ 40 minutes ont été nécessaires avant de rétablir la situation normale lors de la 1re coupure.

Contrairement à la première coupure de courant, la panne du dimanche dernier qui a touché environ 20% de la ville, Lydec assume seule la responsabilité.

Toujours est-il qu’en cette période d’hiver, il y a une forte pression sur la consommation d’électricité (chauffage, chauffe-eau, électroménager…). Pendant cette période, les consommateurs devraient changer leurs habitudes en éteignant, par exemple, les appareils électriques qui restent en stand-bay, recommandent les experts.

Pour Moulay Abdallah Alaoui, président de la Fédération nationale de l’énergie, «il ne s’agit pas d’un retour aux délestages. Aujourd’hui, le Maroc est bien approvisionné en énergie électrique». Cependant, le président de la FNE suggère que «les industriels adaptent leur production aux pics de consommation». D’ailleurs, l’Office national de l’électricité a prévu des incitatifs dans ce sens.

Hassan EL ARIF

Casablanca toujours et encore mal éclairée

· Pourtant, le taux d’éclairement atteint 93% en 2009

· Une facture de 110 millions de DH en 2008

· 5.000 luminaires et 2.500 candélabres à renouveler en 2010

http://www.leconomiste.com/article.html?a=97442

A Casablanca, nombreuses sont les rues qui sont dans un noir total! C’est un constat réel et amer à la fois. L’éclairage public, il faut le reconnaître, reste défaillant dans de nombreuses zones de la capitale économique du Royaume.

Des quartiers sont sans lumières et d’autres sont très mal éclairés. Une situation qui provoque la grogne des Casablancais, surtout ces derniers temps où la nuit commence à tomber dès 17h30. «La ville est mal éclairée. Il y a des endroits où on ne voit pas où on met les pieds. On est obligé de sortir en groupe ou de se faire accompagner par des collègues hommes, de peur de se faire agresser», affirme une jeune femme qui dit ne plus sortir seule le soir, depuis qu’une de ses amies a été agressée à la sortie de travail. «Il fait sombre même au centre-ville, y compris dans les grandes artères», se plaint un autre Casablancais, disant que des rues commerçantes, notamment au centre-ville et au quartier Maârif, ne sont éclairées que grâce à la lumière des vitrines. Si tel est le cas pour le centre-ville, pour certaines rues des quartiers périphériques, comme Moulay Rachid ou Sbata, c’est le noir total.

Résultat: l’insécurité y règne. «Si je ne suis pas motorisée, je ne pourrai m’aventurer à sortir le soir à Moulay Rachid», dit une nouvelle résidente de ce quartier où des agressions sont fréquemment enregistrées.

Les automobilistes, de leur côté, soulèvent le problème de l’absence de lumière sur certaines routes urbaines et extra-urbaines de la métropole. Un noir qui est souvent la cause de nombreux accidents de la circulation. Ce problème devait pourtant être réglé, puisque beaucoup de moyens ont été alloués à cette fin. D’autres citoyens soutiennent que «l’inefficacité de l’éclairage public persiste depuis des années à Casablanca». Lydec, la filiale de Suez Environnement, qui assure la gestion déléguée de la distribution de l’eau, l’électricité, la collecte et le traitement des eaux usées à Casablanca, voit les choses d’un autre œil. Contacté par L’Economiste, le management du délégataire affirme que «le nombre de réclamations est en baisse», ajoutant que le taux d’éclairement a fortement augmenté depuis sa prise en charge de la gestion de l’éclairage public.

Selon les chiffres fournis par Lydec, ce taux est passé de 68% en 2004 à 93% en 2009. Pour rappel, la société Lydec a géré l’éclairage public à titre provisoire à la demande des autorités entre 2004 et 2008. «Les efforts ont porté sur la mise à niveau du réseau tout en accordant la priorité aux zones périphériques et à l’éclairage des bidonvilles», souligne Gérard Faure, directeur de l’électricité et de l’éclairage public de Lydec. Et de renchérir, «avec la signature de l’avenant au contrat de gestion déléguée, le 11 mai 2009, l’éclairage public est devenu le quatrième métier de Lydec sur tout le périmètre de la gestion déléguée, à l’exception des zones alimentées par l’Office national de l’électricité (ONE)».

Depuis, le délégataire a mis en place une politique de renouvellement et d’entretien intensive sur tous les ouvrages (candélabres, luminaires, câbles et armoires de commande), permettant, ainsi, de réactiver plus de 20.000 points lumineux. «Bien que le nombre des points lumineux opérationnels ait augmenté de 20%, parallèlement au taux d’éclairement qui a connu également une hausse (de 68% en 2004 à 93% en 2009), la consommation de la ville en éclairage public a enregistré en 2008 une baisse totalisant 93,8 millions de kwh contre 95,3 millions de kwh en 2005», précise Faure. Ainsi, en 2008, la ville a réglé une facture qui s’est élevée à quelque 110 millions de DH. Selon le directeur de l’électricité et de l’éclairage public de Lydec, «ce résultat n’est pas le fruit du hasard. Il est la consécration d’une démarche fondée sur la conciliation entre la maîtrise de la dépense d’énergie et la sécurité des biens et des personnes».

Dans ce sens, plusieurs mesures ont été prises pour atteindre ce résultat. Des mesures qui ont porté sur l’optimisation de la puissance moyenne des luminaires grâce à l’utilisation d’appareils ayant de meilleurs rendements et l’équipement des anciens luminaires par des condensateurs. Aussi, il a été procédé à l’installation et la resynchronisation des horloges astronomiques au niveau des tableaux de commandes de l’éclairage public situés sur les postes de distribution publique, afin d’optimiser les heures d’allumage.

En effet, «sur les 1.900 postes de distribution publique gérés par Lydec et dotés de tableaux d’éclairage public, 90% ont été équipés de commandes par des horloges astronomiques, et ce, depuis 2004», relève Faure. «La durée annuelle d’allumage est, ainsi, passée de 4.600 heures à 4.300 heures, soit une économie de 7%», poursuit-il. Le directeur ne peut s’empêcher de parler de voies sur-éclairées. Il affirme: «nous avons également réduit les puissances des luminaires ou leur nombre au niveau des voies sur-éclairées tout en respectant les niveaux d’éclairement exigés pour garantir la sécurité».

En outre, Lydec a accordé la priorité au renouvellement des candélabres vétustes et à l’optimisation des foyers lumineux par le changement des luminaires et des accessoires. En effet, le diagnostic du réseau d’une longueur de 2.300 km a permis à l’entreprise de déceler les carences et d’arrêter les actions pour y remédier. Dans ce cadre, «Lydec a procédé au renouvellement de 20.000 candélabres entre 2004 et octobre 2009», précise Faure. Pour 2010, il est prévu de changer environ 5.000 luminaires et 2.500 candélabres.

Dans le prolongement de cet effort, une opération est en cours, afin de tester la vétusté des candélabres en priorité autour d’endroits très fréquentés (mosquées, écoles, …). «C’est une première du genre au Maroc, elle permettra d’avoir de la visibilité sur les zones prioritaires à cibler dans le cadre du programme de renouvellement et de mise à niveau de l’éclairage public de la ville», souligne Faure. «La technique consiste à simuler la force du vent en exerçant une pression sur le candélabre via un vérin doté d’un capteur», explique-t-il. La résistance du candélabre à la pression se traduit, donc, par une courbe de flexion et de déflexion qui renseigne avec précision sur son état de vétusté. L’opération concernera dans une première période entre 1.400 et 2.000 points lumineux.

En matière de gestion des anomalies et pannes, le management de Lydec dit «avoir repensé tout le processus». Ainsi, «tous les points lumineux de la ville ont été positionnés sur le Système d’information géographique (SIG) de Lydec», note Faure. En effet, chaque point lumineux est numéroté pour faciliter les réclamations et activer les interventions. «Une équipe d’agents rondiers dotés de PDA (outil informatique relié au système d’information) effectue des rondes nocturnes à travers les rues et artères de la ville et signale toute anomalie via notre système d’information», assure le responsable.

Dans le même sillage, et pour une prise en charge plus rapide des pannes et anomalies, le délégataire teste depuis 2008, sur un tronçon du boulevard Fès, un système de télésurveillance et de télégestion à partir de son bureau central de conduite.

Bouchra SABIB

Energies renouvelables : journée d’information à Palerme sur les opportunités d’investissement au Maroc

Une journée d’information sur les opportunités d’investissement dans le secteur des énergies renouvelables au Maroc a été organisée, mardi à Palerme (Sicile), en vue de promouvoir auprès des opérateurs siciliens la stratégie énergétique nationale.

Organisée en partenariat avec le ministère de l’Energie et des Mines de, l’Eau et de l’Environnement cette journée fait suite au lancement par le Maroc d’un ambitieux projet en matière d’énergie solaire.

Intervenant lors de cette journée, M. Giovanni Avanti, Président de la Province Régionale de Palerme, s’est tout d’abord félicité des excellentes relations de coopération entre le Maroc et la Sicile.

Il a ensuite mis en relief les performances économiques et le développement des nouvelles technologies au Maroc et les perspectives de coopération qui s’offrent aux deux parties dans ce domaine.

“Avec les caractéristiques de son territoire, son expérience et son savoir-faire en matière d’énergies alternatives, la Sicile est le partenaire indiqué du Maroc”, a déclaré M. Avanti.

De son coté, le député Régional et Président de la Commission des Activités économiques au Parlement autonome de Sicile, M. Salvino Caputo, a mis en exergue les relations privilégiées de la Sicile avec le Maroc.

La Sicile, a-t-il affirmé, doit se positionner comme le principal défenseur des intérêts marocains tant au niveau italien qu’au niveau européen, au sein du Conseil des Régions.

“Grâce à une économie dynamique et à une administration moderne à l’écoute des investisseurs potentiels, le Maroc est la destination privilégiée pour les investissements siciliens”, a indiqué le parlementaire sicilien.

Le Consul Général du Maroc à Palerme, M. Youssef Balla, a précisé, pour sa part, que la politique énergétique du Maroc se fonde sur son engagement à défendre l’environnement et s’inspire des principes du développement durable.

“Dans ce contexte, a-t-il dit, la préservation des ressources énergétiques et la gestion rationnelle de celles-ci revêt une importance particulière pour le Royaume “.

M. Balla a insisté sur la nécessité de davantage de coopération au niveau international dans ce domaine, notamment entre pays développés et ceux en voie de développement, étant donné la complexité des problèmes en matière de gestion des ressources énergétiques.

Le Maroc, a-t-il affirmé, est convaincu qu’un tel défi ne peut être affronté sans le renforcement de la coopération internationale et la consolidation des partenariats”.

Les représentants du département de l’Energie, MM. Ibrahim Benrahmoune Idrissi et Boubker Chatre, ont saisi cette occasion pour présenter la nouvelle stratégie énergétique du Royaume et les perspectives de développement des énergies renouvelables à moyen et long termes ainsi que les réformes engagées dans ce domaine.

L’accent a ainsi été mis sur le “Projet marocain de l’Energie solaire” présenté devant SM le Roi Mohammed VI, le 2 novembre dernier, à Ouarzazate. Ce projet de développement intégré vise la mise en place en 2020 d’une capacité de production électrique à partir de l’énergie solaire d’une capacité totale de 2000 MW.

Ont également collaboré à l’organisation de cette journée d’information la Province Régionale de Palerme, la Fédération des Entrepreneurs et la Banca Nuova.

MAP

« Un Marocain émet dix fois moins de CO2 qu’un Européen »

Auteur : Propos recueillis par Karim Dronet

http://www.lanouvelletribune.com/_Un_Marocain_met_dix_fois_moins_de_CO2_qu_8217_un_Europ_en.html

La Nouvelle Tribune : Le Maroc est engagé aujourd’hui dans une stratégie nationale qui vise à promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ?

Saïd Mouline : Oui, tout à fait. Premièrement, c’est d’abord au plus haut sommet de l’Etat qu’a été décidé de donner la priorité aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, et ceci dès le mois de mars dernier lors des Assises de l’énergie. Le deuxième point très important, c’est que pour accompagner cette volonté, il y a eu des objectifs chiffrés fixés par le gouvernement et aussi de grands projets, que ce soit dans le solaire, l’éolien ou l’hydraulique, pour augmenter la part des énergies renouvelables. Aujourd’hui, le Maroc passe un message très fort. Un Marocain émet dix fois moins de CO2 qu’un Européen et vingt fois qu’un Américain ! Le Maroc, qui émet donc très peu de CO2, montre, dans le contexte de la Conférence de Copenhague, que nous avons une politique très proactive et très volontaire dans ce domaine.

Il y a aussi une volonté économique à cet engagement. Le Maroc veut réduire sa dépendance énergétique. La facture énergétique du Maroc a été de 71 milliards de dirhams en 2008. C’est énorme ! Les prix de l’énergie qui vont encore certainement continuer à flamber, démontrent qu’il faut être extrêmement vigilant. Pour réduire notre dépendance énergétique, il faut d’abord développer les ressources nationales. Les énergies renouvelables sont des ressources nationales. Deuxième point important, c’est aussi le volet « efficacité énergétique » ; nous n’avons plus de droit de gaspiller de l’énergie, ni dans l’industrie, ni dans le transport, ni dans le bâtiment. Si on avait déjà atteint nos objectifs en 2008, nous aurions réduit notre facture énergétique de 21 milliards de dirhams ! Lorsque l’on fait de l’énergie renouvelable ou de l’efficacité énergétique, ce sont des émissions de carbone que l’on ne produit pas et que l’on peut vendre en crédit carbone dans le cadre du Protocole de Kyoto.

Enfin, lorsque l’on parle de développement durable, il y a non seulement l’aspect économique et environnemental mais aussi le volet social. Dans le contexte marocain, nous avons voulu avoir une approche industrielle liée à ces grands projets qui soit créatrice d’emplois. Dans les énergies renouvelables, il y a beaucoup de transferts possibles et il y a beaucoup de productions locales sur place, et au Maroc, nous avons justement la chance d’avoir des gisements solaires et éoliens exceptionnels.

Est-ce à dire que le Maroc figure parmi les bons élèves de cette Conférence de Copenhague ?

Avec ces projets lancés et avec cette orientation prise, je crois que pour un pays du Sud, qui est peu émetteur de CO2, c’est un message très fort qui est lancé. Nous sommes dans l’esprit de ce qui se passe dans notre région comme le grand projet solaire méditerranéen ou encore le projet Desertech, qui consiste à mettre en place une centrale électrique thermo solaire dans le Désert du Sahara pour résoudre le problème du manque d’énergie dû à la disparition progressive des énergies fossiles. Nous sommes dans un schéma économique qui se développe et il faut que nous soyons acteur de ce développement. Nous avons un pays qui a beaucoup de gisements éoliens et solaires. Il faut profiter pleinement de ses potentialités.

Vous avez évoqué précédemment des objectifs chiffrés. Quels sont-ils ?

On parle de 2 000 mégawatts pour le solaire en 2020. On parle de la même capacité pour l’éolien et l’hydraulique. Nous avons ainsi la volonté d’atteindre des chiffres exceptionnels. Rien que pour le projet solaire, nous prévoyons d’économiser l’équivalent d’un million de tonnes de pétrole. On n’aura plus besoin d’importer ! C’est aussi trois millions de tonnes de CO2 évités, ce qui veut dire aussi des crédits carbones en plus. Pour l’éolien, nous envisageons les mêmes objectifs. Pour l’hydraulique, il faudra tenir compte des changements climatiques qui entraînent, dans notre région, souvent moins de pluies mais aussi plus de pluies diluviennes. Ainsi, quand il pleut, il faut essayer de capter le maximum d’eau. Ceci implique une adaptation de notre politique hydraulique et des barrages.

Pour les villes, il y a aussi des projets écologiques. Des projets de villes vertes. Pouvez-vous nous en parler plus en détail ?

Dans la conception des nouvelles villes, on doit non seulement tenir compte de l’isolation mais aussi de l’utilisation des lampes à basse consommation et des chauffe-eau solaires. Il est aberrant aujourd’hui dans notre pays de chauffer de l’eau autrement que par le solaire ! Il y a des pays du Nord qui exigent, par la loi, l’utilisation du solaire. J’espère qu’un jour, nous arriverons à cette formule. Chauffer de l’eau avec du gaz subventionné et importé est un non sens ! Il faut absolument changer cette orientation par quelque chose de plus volontaire au niveau des chauffe-eau solaires et nous travaillons là-dessus. Dans l’esprit de la Charte du développement durable, l’habitat durable est très important.

Dans le domaine de l’aménagement des villes, il ne faut pas oublier aussi le transport en commun. Lorsque l’on développe de nouvelles villes, il faut tout de suite penser au transport, pour faciliter le déplacement des populations et éviter les problèmes de circulation.

Le Centre de développement des énergies renouvelables devrait prochainement changer de statut pour devenir une Agence nationale pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Qu’est ce que cela va changer à vos attributions ?

Aujourd’hui, la formule d’agence est une formule qui s’est développée dans les pays du Nord comme l’ADEME (Agence de développement et de maîtrise de l’énergie) en France et qui existe déjà chez nos voisins algériens et tunisiens. Nous aurons donc nous aussi une agence dédiée à l’énergie pour sensibiliser et trouver les outils d’accompagnement financiers à notre politique énergétique.

40% d’énergie propre en 2020

Le Maroc produira 40% de l’énergie propre à l’horizon 2020, ce qui lui permettra de faire partie des pays leaders dans le domaine de l’énergie propre, a indiqué jeudi dernier M. Abdelkébir Zahoud, secrétaire d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement.

Dans une déclaration à la presse avant la tenue du conseil de gouvernement, M. Zahoud a affirmé que le Maroc a mis en place des plannings et plusieurs programmes dans le domaine des énergies renouvelables pour s’adapter aux changements climatiques et atténuer leur impact et leurs effets négatifs sur l’environnement.

Made in Morocco

http://www.lavieeco.com/edito/15288-made-in-morocco.html

un nouveau système économique basé sur les energies vertes est en train de se mettre en place. le Maroc se positionne, mais pourquoi ne serions-nous pas les créateurs de solutions au lieu d’en être de brillants usagers.

Lundi 7 décembre s’est ouvert, à Copenhague, le sommet mondial qui devrait fixer de nouvelles normes en vue de lutter contre le réchauffement climatique. Beaucoup estiment que les enjeux économiques transcenderont les menaces environnementales. De fait, les engagements à prendre en matière de réduction de gaz à effet de serre seront très probablement en deçà des espoirs. Pour autant, nous sommes à la veille d’un changement profond, celui de la mutation d’un système de croissance, celui de l’adoption d’un nouveau modèle économique où l’énergie, support des systèmes de production, sera de moins en moins d’origine fossile, de plus en plus verte, récupérable, «optimisable »…

Depuis quelques mois, le Maroc se positionne sur cette vague. Un plan national d’efficacité énergétique, une loi sur les énergies renouvelables, une Agence dédiée, un méga-projet solaire, un plan pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et, pour avril prochain, une charte de l’environnement. C’est du positif, du très positif. En prenant le virage de l’économie verte, le Maroc entend jouer les premiers rôles dans l’attraction d’investissements industriels, créer de la valeur ajoutée au Maroc et des emplois.

En somme, allumer un nouveau moteur de la croissance. Or, ce moteur de croissance, nous pourrions en être les créateurs. Les pays qui ont donné naissance à la Renaissance intellectuelle, à la révolution industrielle, aux techniques nées aux aurores du XXe siècle (moteur à explosion, chimie, électricité), ensuite l’informatique et l’internet, sont ceux qui ont connu les plus fortes progressions car ils étaient non pas les usagers ou les revendeurs d’un nouveau modèle économique mais les créateurs de ses fondements.

Aujourd’hui, le monde tâtonne à la recherche de solutions plus innovantes les unes que les autres et, dans quelques années, des standards seront communs à tous. Le Maroc ne doit pas rater cette opportunité. Il ne faut pas seulement viser l’industrie, il faut miser sur la recherche, attirer ceux qui feront avancer les concepts, qui trouveront la bonne formule, le bon matériau, le produit le plus économe…

Cela bien entendu demande beaucoup d’argent, à fonds perdus, dans un court terme, mais nous sommes face à un domaine presque vierge. Nous avons l’occasion d’être le créateur des solutions de demain, être une des locomotives de la prochaine économie, plutôt que de chercher à se positionner en brillant suiveur.

Fadel Agoumi

14-12-2009

Onze centrales solaires thermiques dans 5 pays arabes

(src : BM)

La Banque mondiale (BM) va soutenir financièrement 5 pays arabes dans des projets de construction de centrales solaires thermo- dynamiques (CSP), pour une enveloppe globale de plus de 5,5 milliards de dollars.

Le Fonds pour les technologies propres (Clean Technology Fund) a approuvé un financement de 750 millions de dollars afin d’accélérer le déploiement de onze centrales CSP en Algérie, en Égypte, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie, sur une période de 3-5 ans.

Ces fonds devront permettre l’installation de systèmes CSP capables de générer ” environ 1 gigawatt de capacité “, ce qui correspond selon la Banque mondiale à “un triplement de la capacité mondiale en CSP”.

Les indicateurs attendus par rapport au plan d’investissement sont les suivants :

la réduction de GES (Gaz à effet de serre) d’au moins 1,7 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Environ 900 MW de capacité installée en CSP d’ici 2020.

4,85 milliards de dollars mobilisés par d’autres investisseurs, afin de pouvoir assurer la viabilité des centrales CSP.

Un diminution du coût des centrales solaires par $/m2 durant la durée du programme.

Enfin, la Banque mondiale espère que ce projet deviendra une occasion franche de “soutenir l’intégration euro-méditerranéenne au profit des pays de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient (MENA)” en leur offrant la possibilité “d’exploiter l’une des principales sources d’énergie inutilisées”.

La Banque mondiale investit pour le solaire thermique dans cinq pays arabes

WASHINGTON – La Banque mondiale (BM) a annoncé mercredi un investissement de plus de 5,5 milliards de dollars destiné à soutenir la construction de centrales solaires thermodynamiques dans cinq pays arabes.

Le Fonds pour les technologies propres, qu’elle pilote avec d’autres institutions multilatérales, a décidé de consacrer 750 millions de dollars pour construire onze centrales de ce type en Algérie, en Egypte, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie sous trois à cinq ans.

A cette somme s’ajoutent 4,85 milliards de dollars mobilisés par d’autres investisseurs grâce à l’impulsion donnée par la Banque, indique un communiqué de l’organisation multinationale publié à Washington.

Ces fonds doivent permettre la construction d’infrastructures pouvant produire “environ 1 GW” et de tripler ainsi la capacité de production mondiale des centrales solaires thermodynamiques, écrit la BM.

La Banque voit dans ce projet une occasion de “soutenir l’intégration euro-méditerranéenne au profit des pays de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient” en offrant à ceux-ci la possibilité “d’exploiter l’une des principales sources d’énergie inutilisées”.

Les centrales thermodynamiques permettent de produire de l’électricité le plus souvent grâce à des miroirs ou des capteurs paraboliques concentrant les rayons solaires de manière à chauffer un fluide (eau ou huile synthétique par exemple) jusqu’à créer de la vapeur qui entraîne une turbine génératrice.

(©AFP / 10 décembre 2009 00h04)

Le projet marocain d’énergie solaire ouvre de nouvelles perspectives de partenariat entre le Maroc et le Japon

le Mer, 2009-12-09 14:02.

L’ambitieux projet marocain d’énergie solaire, qui portera la puissance électrique installée d’origine solaire à 2000 Mw, ouvre de nouvelles perspectives de partenariat entre le Maroc et le Japon dans le domaine énergétique et recèle des possibilités prometteuses de coopération entre les deux pays en matière de transfert de savoir-faire et d’innovation, a affirmé la ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Mme Amina Benkhadra.

Mme Benkhadra, qui a eu des entretiens en marge de la 1-ère édition du Forum Economique Japon-Pays Arabes (6-9 décembre à Tokyo), avec des membres du gouvernement japonais, a souligné que cette coopération devrait être favorisée par le récent lancement par le Maroc de stratégies globales et intégrées dans la plupart des secteurs économiques clés, notamment dans le cadre de la nouvelle stratégie du secteur de l’eau permettant une gestion volontariste de la demande et une mobilisation novatrice des ressources en eau et dans le domaine de l’environnement où d’importants programmes sont menés: assainissement, gestion des déchets, adaptation et atténuation des changements climatiques, indique un communiqué de l’ambassade du Maroc au Japon.

Par ailleurs, lors des entretiens de la ministre avec les responsables de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), les deux parties se sont déclarées satisfaites des réalisations accomplies, notamment dans les domaines de l’accès à l’eau potable, de l’assainissement liquide, de la valorisation et la préservation des ressources en eau et de l’électrification rurale, ajoute le communiqué.

Outre le soutien financier, ces actions ont concerné la formation et l’assistance technique.

Les deux parties ont particulièrement relevé la pertinence de l’octroi d’un don de 600 millions de yen (soit 8 millions de US Dollar) à l’ONE pour la réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 1 Mw dans la province d’Assa-Zag.

La ministre a également eu des entretiens avec les responsables d’importants groupes japonais et d’institutions financières (Mitsubishi, Mitsui, Sogitsu et Sumimoto), qui se sont dits particulièrement intéressés d’accompagner le Maroc dans les projets lancés dans les secteurs de l’énergie et de l’eau et annoncé leur disposition à participer à la réalisation de l’ambitieux projet solaire lancé récemment au Maroc.

Outre le volet industriel, la ministre a souligné que les partenariats envisagés devront intégrer les questions relatives au renforcement des compétences, au transfert technologique, à la recherche et au développement et à l’innovation.

Elle a également mis en exergue l’opportunité de renforcer ces actions de coopération triangulaire, notamment dans les secteurs de l’eau et de l’électricité au profit des pays de l’Afrique sub-saharienne qui bénéficient déjà de l’expertise et de l’expérience marocaine dans ces secteurs, confortant ainsi l’engagement du Maroc pour le développement économique et humain de ces pays.

Au cours de son séjour au Japon, Mme Benkhadra a eu des entretiens avec le ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, M. Masayuki Naoshima, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Koichj Takernasa, le Secrétaire d’Etat parlementaire chargé de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, M. Chiaki Takahashi, ainsi qu’avec Mme Akiko Santo, vice-présidente de la Chambre des Conseillers à la Diète japonaise

Les entretiens. de Madame la ministre se sont déroulés en présence de Samir Arrour, Ambassadeur de SM le Roi au Japon, M. El Aid Mahsoussi, secrétaire général du ministère du Commerce extérieur, M. Ali Fassi Fihri, DG de l’ONE et de l’ONEP, M. Fathallah Sijilmassi, DG de l’agence nationale pour le développement des investissements et M. Mohamed Taoufiq Adyel, chef de la Division des études économiques et Juridiques au ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.

MAP

Le Maroc produira 40 % de l’énergie propre à l’horizon 2020

http://biladi.ma/1031487-le-maroc-produira-40-de-l-energie-propre-l-horizon-2020.html

Jeu, 2009-12-03 20:10.

Maroc produira 40 pc de l’énergie propre à l’horizon 2020, ce qui lui permettra de faire partie des pays leaders dans le domaine de l’énergie propre, a indiqué jeudi M. Abdelkébir Zahoud, secrétaire d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement.

Dans une déclaration à la presse avant la tenue du conseil de gouvernement, M. Zahoud a affirmé que le Maroc a mis en place des plannings et plusieurs programmes dans le domaine des énergies renouvelables pour s’adapter aux changements climatiques et atténuer leur impact et leurs effets négatifs sur l’environnement.

Le Maroc, a-t-il dit, dispose de plusieurs plans notamment le plan de la nouvelle stratégie de développement des ressources hydriques, le plan Maroc Vert qui permettra au Royaume de faire face aux effets négatifs des changements climatiques en matière de sécurité alimentaire et des plans pour la protection des richesses halieutiques et la protection du domaine forestier outre le plan de production de l’énergie propre à travers les énergies solaire, éolienne et hydraulique.

Un mégaprojet de 9 milliards de dollars pour l’énergie solaire

02-12-2009

Amina Benkhadra, ministre marocaine

de l’Energie et des Mines

Des chiffres, des objectifs clairs et des deadlines. Le mégaplan 2020 pour l’installation de 2000 MW d’énergie solaire au Maroc marque le réveil du Maghreb. Ministre de l’Energie et des Mines, Amina Benkhadra nous livre les détails de ce projet, appelé, dit-elle, à coopérer avec toutes les initiatives du genre. Y compris Desertec.

Propos recueillis par Adama Wade

Les Afriques : Vous avez annoncé, le 2 novembre, un vaste projet de production d’énergie solaire, pour un investissement global de 9 milliards de dollars US. Quels en sont les objectifs stratégiques ?

Amina Benkhadra : Ce projet grandiose vise, pour 2020, l’installation de 2000 MW de puissance solaire, répartie sur cinq sites. Le premier site verra le jour très prochainement, en 2015, avec une capacité installée de 500 MW, à Ouarzazate. Ce projet d’envergure s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique nationale, élaborée sous la conduite de Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, qui fait du développement des énergies renouvelables et du développement durable une priorité nationale.

« Grâce à ce projet, notre pays portera la part d’énergie renouvelable dans la capacité installée, de 26% aujourd’hui (en tenant compte de l’électricité d’origine hydraulique) à 42% en 2020. »

Cette stratégie donne la priorité au développement des énergies renouvelables, pour la sécurisation de l’approvisionnement en énergie dans le souci du développement durable et de la protection de l’environnement. Grâce à ce projet, notre pays portera la part d’énergie renouvelable, dans la capacité installée, de 26% aujourd’hui (en tenant compte de l’électricité d’origine hydraulique) à 42% en 2020. Ce projet permettra d’éviter l’émission de 3,7 millions de tonnes de CO2 par an. Ce projet servira également de levier au développement économique et social (industrialisation, recherche & développement, formation…) et contribuera fortement au désenclavement de plusieurs régions. Il permettra au Maroc d’entrer de plain-pied dans le 21e siècle, par l’accès à des technologies de pointe et la préservation de l’environnement.

LA : Comment seront structurés les financements de ce projet ? Quand sera-t-il pleinement opérationnel ?

AB : Le projet sera totalement opérationnel en 2020. Le financement est fait dans le cadre d’un partenariat équilibré entre les secteurs public et privé. L’Etat marocain y sera représenté à travers le Fonds Hassan II pour le développement social et économique, la Société d’investissement énergétique et l’Office national de l’électricité. Les investisseurs étrangers détenteurs de compétences et d’expertise seront évidemment les bienvenus. Les réalisations se feront par appels d’offres internationaux.

LA : Ce projet ne vient-ils pas en compétition avec le programme Desertec ?

AB : Ce projet solaire d’envergure témoigne d’une volonté politique forte du Maroc d’inscrire son essor économique dans le développement durable. Il contribuera à plus d’intégration régionale. Le Maroc collaborera, bien entendu, avec toutes les initiatives porteuses, dont Desertec et la Plan Solaire Méditerranée. Le projet solaire 2000 MW bénéficiera du soutien d’une agence solaire dédiée, la Moroccan Agency for Solar Energy, qui assurera la gestion et la coordination de ce projet et qui mènera également des actions pour la promotion des compétences solaires au Maroc.

LA : Où en est le Ministère marocain de l’énergie par rapport aux opportunités offertes par le système de crédit carbone ?

AB : Bien que ne faisant pas partie des pays assujettis à des objectifs chiffrés de réduction des GES, le Maroc a mis en place des plans d’atténuation au niveau national. Le projet solaire en est une manifestation emblématique. Permettant d’éviter l’émission de 3,7 millions de tonnes de CO2, il représentera un gisement d’opportunités de valorisation de crédits carbone correspondant. Le Maroc est le deuxième pays d’Afrique pour les projets concernant les mécanismes de développement propre, après l’Afrique du Sud. Depuis 2002, le Maroc a mis en place une Autorité nationale chargée des MDP. Son rôle est de délivrer la confirmation de la contribution au développement durable des projets proposés. 55 projets MDP, totalisant un potentiel de réduction des émissions de plus de 6 millions de tonnes d’équivalents CO2, sont enregistrés. Ils concernent, pour l’essentiel, des projets de production d’énergie à partir de sources renouvelables.

LA : Comment expliquez-vous cette sensibilité précoce du Maroc aux questions environnementales ?

AB : Tout d’abord, je voudrais souligner l’engagement très fort de Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, dans la problématique majeure de l’environnement. Le Souverain a, à plusieurs occasions, demandé le renforcement de la préoccupation environnementale dans tous les secteurs et projets ; il a tout récemment appelé, dans le Discours du Trône du 30 juillet 2009, à la préparation, par le gouvernement, d’une Charte nationale de l’environnement et du développement durable. Cette charte a pour objectifs la prise de conscience écologique collective, le changement des comportements, le fort engagement de tous les acteurs dans la sauvegarde de la biodiversité et de la qualité du patrimoine naturel et, enfin, l’amélioration du cadre de vie et des conditions sanitaires. Elle sera lancée lors des Journées de la Terre, qu’abritera le Maroc en avril 2010. Elle viendra renforcer un contexte déjà amorcé de préoccupations environnementales, puisque le Maroc a déjà promulgué cinq lois (eau, air, déchets, études d’impact, énergies renouvelables), sept décrets et neuf normes relatifs à la protection de l’environnement.

Par ailleurs, Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, a donné ses hautes instructions pour activer l’arsenal juridique ; plusieurs textes sur le littoral, les aires protégées, le sol, sont en cours de préparation. Des mécanismes financiers ont été mis en place pour accompagner les projets et plans nationaux d’assainissement liquide, de gestion des déchets et de protection de l’air. Parallèlement, la Fondation Mohamed VI pour l’environnement, présidée par SAR la Princesse Lalla Hasna, déploie, depuis dix ans, d’importants programmes, notamment pour les plages propres et la préservation de la biodiversité. Tout ceci s’inscrit dans le cadre de la vision royale éclairée de prendre en compte la préoccupation environnementale dans toutes les stratégies de développement.

LA : Quelles sont les grandes exigences du Maroc en prévision du sommet de Copenhague sur le climat ?

AB : Le Maroc est, à l’instar de l’ensemble des pays africains, touché par les effets du réchauffement climatique, par l’aridité grandissante du climat, par les manifestations climatiques, désastreuses, par la raréfaction de l’eau. Ce changement climatique a été accéléré par le développement des pays industrialisés, par leur consommation d’énergie et leurs émissions de GES sans cesse grandissantes. Face à cette situation, le Maroc a élaboré un plan national de lutte contre les changements climatiques avec des programmes d’atténuation (énergie, transport, industrie…) et des programmes d’adaptation (eau, agriculture, forêts, biodiversité…). Il serait également juste que les pays industrialisés assument leur responsabilité historique dans l’accélération du changement climatique.

Nous devrons repartir de Copenhague avec des engagements forts de réduction des GES de la part des pays industrialisés. Les pays industrialisés devront aider de façon significative les pays en développement dans la mise en place de mécanismes d’adaptation dans des secteurs aussi cruciaux que l’eau, l’agriculture, l’énergie ou la préservation des forêts. L’Accord climatique devrait préciser les mécanismes permettant aux pays en développement d’accéder à une nouvelle économie verte, à faible teneur en carbone, focalisée, notamment, sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Le nouvel Accord climatique devrait refléter, à travers ses dispositions, une cohérence entre l’objectif universel de réduire le réchauffement climatique (grâce à des engagements chiffrés des pays développés) et l’objectif des pays en développement de bénéficier du transfert de technologie, de l’assistance financière et du renforcement des capacités susceptibles de leur permettre de s’adapter aux changements climatiques.

http://www.lesafriques.com/actualite/un-megaprojet-de-9-milliards-de-dollars-pour-l-energie-so-4.html?Itemid=89?article=208420

Les “autoroutes de l’énergie” selon l’allemand Siemens

http://www.enerzine.com/603/8935+les-autoroutes-de-lenergie-selon-lallemand-siemens+.html

(src : Siemens)

À la fin de l’année, Siemens inaugurera une ligne de transport d’énergie en courant continu à haute tension (CCHT) en Chine, d’une capacité de 5.000 mégawatts (MW) et qui s’étendra sur plus de 1.400 kilomètres.

Siemens se chargera également, courant janvier 2010, de la mise en service d’un transformateur CCHT de 800 kV. Ce dernier est destiné au futur système CCHT chinois, d’une capacité record de 6.400 MW, conçu pour assurer le transport d’une quantité d’énergie équivalant à la production de 12 centrales à charbon de taille moyenne sur 2.000 km.

Le marché CCHT mondial dont le volume, actuellement d’environ 3 milliards d’euros, devrait atteindre 5 à 8 milliards à l’horizon 2020, avec une croissance annuelle moyenne supérieure à 10 %.

Les systèmes de transport CCHT haute capacité pourraient contribuer à acheminer des quantités colossales d’énergie électrique, notamment à partir de zones désertiques vers l’Europe, comme l’envisage le projet Desertec. “Les futures autoroutes de l’énergie ne se contenteront pas de dépasser les frontières, elles feront office de passerelles entre les continents », affirme Udo Niehage, Directeur Général de la Division Power Transmission du Secteur Energy de Siemens.

“Nous ne pourrons contrer le changement climatique qu’en généralisant l’utilisation de technologies à haute efficacité énergétique. Il nous faut développer les énergies renouvelables et transformer nos systèmes d’alimentation électrique en réseaux intelligents (smart grid) afin de gérer de manière judicieuse les fluctuations du volume d’électricité injecté dans le réseau. Cela implique évidemment des investissements considérables, mais nous n’avons pas d’autre choix si nous voulons atteindre nos objectifs de protection du climat et réduire de manière sensible nos émissions de CO2”, poursuit-il.

Avec leur électronique de puissance et leur capacité à réguler intelligemment la quantité d’énergie à transporter, les systèmes CCHT représentent un élément clé des réseaux intelligents.

Sur l’exercice 2009, Siemens a dégagé près de 1 milliard d’euros grâce à ses technologies smart grid. « Ce marché devrait également se dynamiser progressivement en raison du changement climatique et des programmes de relance économique. Nous visons une croissance plus de deux fois supérieure à celle du marché », précise Udo Niehage. Le volume de ce dernier devrait atteindre 30 milliards d’euros en 2014. Siemens cible une croissance annuelle de 7 % de ses activités liées aux réseaux intelligents et une part de marché de plus de 20 %.

Les perspectives énergétiques à l’horizon 2030

http://www.enerzine.com/14/8939+les-perspectives-energetiques-a-lhorizon-2030+.html

(src : Exxon Mobil)

Dans sa nouvelle édition des Perspectives énergétiques à l’horizon 2030**, la compagnie pétrolière “Exxon Mobil” indique que la croissance économique mondiale fera augmenter la demande énergétique d’environ 35 % entre 2005 et 2030, ce qui nécessitera des milliards de dollars d’investissement.

“Dans nos perspectives énergétiques, nous voyons de nombreux éléments encourageants (la reprise et la croissance économiques, de meilleurs niveaux de vie et une réduction de la pauvreté), ainsi que de nouvelles technologies d’énergies prometteuses”, a précisé Rex W. Tillerson, le PDG du Groupe. “Mais nous y voyons aussi un énorme défi, à savoir comment répondre aux besoins croissants en énergie de la planète tout en réduisant l’impact de l’utilisation d’énergie sur l’environnement.”

M. Tillerson a déclaré que l’approvisionnement de toutes les formes économiques d’énergie devaient être étendues pour répondre à l’augmentation prévue de la demande énergétique mondiale et assurer une énergie fiable et accessible au plus grand nombre afin de relever les défis sociaux, économiques et environnementaux.

ExxonMobil fait remarquer que jusqu’à 2030, la croissance démographique et économique vont continuer à tirer la demande énergétique mondiale. Selon les estimations, la population mondiale devrait augmenter pour atteindre près de 8 milliards créant ainsi de nouvelles demandes en énergie pour les besoins individuels comme les carburants pour l’automobiles et l’électricité pour l’habitat, mais également indirectement pour répondre aux besoins d’une économie et d’une société élargies.

Les Perspectives tiennent compte d’une évaluation de l’impact des politiques de réduction des émissions de CO2 sur la demande future en énergie et sur la composition du bouquet énergétique. Par exemple, imposer des coûts plus élevés pour les émissions de CO2 aurait des répercussions sur le prix de l’énergie et inciterait à passer à des formes d’énergie moins consommatrices de carbone, comme le gaz naturel (NDLR : coïncidence ou pas, voir notre brève sur le rachat de XTO). Selon Exxon Mobile, “cette mesure pourrait aider à répondre à une demande croissante en électricité tout en réduisant, jusqu’à 60 % par rapport au charbon, les émissions issues de la production d’électricité”.

Les points-clé de cette édition comprennent également :

La croissance économique rapide dans les pays en développement qui ne font pas partie de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) va augmenter leur demande en énergie d’environ 65 % entre 2005 et 2030. En revanche, dans les pays de l’OCDE, alors que l’économie de ces pays augmentera de plus de 50 % en moyenne, la demande en énergie devrait rester stable sur la même période allant jusqu’en 2030.

Les gains d’efficacité devraient s’accentuer entre 2005 et 2030 par rapport aux tendances des dernières années. Les gains d’efficacité énergétique réduiront la croissance de la demande énergétique d’environ 65 % d’ici 2030.

Il y aura une augmentation des approvisionnements en gaz naturel, en particulier aux États-Unis où les ressources en gaz non conventionnel devraient satisfaire plus de 50 % de la demande en gaz d’ici 2030.

La production d’électricité est le secteur dont la demande énergétique est la plus importante et en plus forte croissance. Ce secteur représentera 55 % de la croissance totale de la demande d’ici 2030, période à laquelle la production d’électricité représentera environ 40 % de la demande totale en énergie primaire.

Les énergies fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) vont continuer à répondre à la plupart des besoins de la planète durant cette période, car aucune autre source d’énergie ne peut les égaler en termes de disponibilité, de polyvalence, de coût et de capacité. L’énergie fossile avec la croissance la plus rapide sera le gaz naturel en raison de son abondance, de sa polyvalence et des avantages économiques en tant que combustible propre et à haut rendement pour la génération d’électricité.

L’éolien, le solaire et les biocarburants augmenteront fortement jusqu’en 2030, à près de 10 % par an en moyenne. Toutefois, étant donné qu’ils partent d’une petite base, leur contribution d’ici 2030 demeurera relativement faible, à environ 2,5 % de l’énergie totale.

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2 تعليقات على "“Energy news” Décembre 2009 – Nouvelles sur les Enérgies"

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kaka1234
ضيف

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Cesar Parsells
ضيف

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