Beni Mellal: Entretien avec Hayat Bouffrrachen, Chef de la Division des Affaires féminines (DAF) ; Ministère de la Jeunesse et des Sports

195041 مشاهدة

 BENI MELLAL: Said FRIX/ Oujda Portail:  

Entretien avec Hayat Bouffrrachen, Chef de la Division des Affaires féminines (DAF) ; Ministère de la Jeunesse et des Sports. 

Dans cet entretien Madame Hayat Bouffrrachen met l’accent sur les objectifs que s’assigne la rencontre qui a été organisée, à Beni Mellal, du 3 au 7 Juin 2014. 

« En somme, c’est un accompagnement socioprofessionnel qu’il faut primer afin de protéger ces filles contre l’exploitation et la débauche.  

SAID FRIX : Qu’est ce que vous avez organisé du 3 au 7 Juin 2014, à Beni Mellal?

Hayat Bouffrrachen : Il s’agit d’une rencontre des responsables chargés de la gestion des établissements relevant du Ministère de la Jeunesse et des Sports et dédiés à la formation et à la qualification de la jeunesse éjectée par le système scolaire. C’est une opportunité pour tous les participants à travers le Royaume pour se rencontrer, retisser les liens et échanger les expériences, évaluer, redresser les lacunes et lancer d’autres programmes afin de prévoir d’autres plans d’action prospectifs. Qui plus est, c’est le couronnement d’une panoplie de formations. Nous voudrions insuffler une nouvelle dynamique  au sein des institutions précitées   afin qu’elles soient en adéquation avec le marché du travail en vue d’une éventuelle intégration socioprofessionnelle et socioéconomique au profit de la fille marocaine  qui n’a pas été qualifiée et qui a abandonné l’école.

Quels sont les participants à cette rencontre ?

Ce sont les responsables des établissements précités. Les participants à cette rencontre sont venus de toutes les régions du Royaume. Le Ministère de tutelle est présent sur tout le territoire national même dans les régions les plus reculées. De surcroît, chaque région  est caractérisée par ses spécificités sociales, économiques, culturelles, humaines… Notre objectif est la promotion de la politique de proximité. Ainsi, il faudra discuter, bien écouter, élaborer des programmes, communiquer avec les gens, recueillir leurs propositions…En somme, il faut un travail de concertation afin de réaliser les résultats escomptés.

Quelles sont les contraintes ?

Il est normal qu’il y ait des contraintes comme dans tous les secteurs sociaux. C’est un département à caractère social par excellence et nous avons affaire à un être humain. En plus, nous avons des contraintes du potentiel humain. Notre objectif est d’actualiser les connaissances, de recycler…Et le fait de choisir la ville de Beni Mellal, c’est un message qui veut dire que nos activités ne sont pas concentrées dans les grandes villes comme Casablanca, Rabat…Comme vous voyez ,nous sommes descendus vers le Maroc du développement humain. Et c’est une agréable surprise de nous trouver à Beni Mellal , cette ville propre , organisée, restructurée…C’est un atout pour nous et c’est un souffle d’optimisme extraordinaire. 

Avez-vous élaboré une stratégie pour concrétiser les résultats escomptés ?

Evidemment, on a une stratégie qui met l’accent sur les centres de formation dédiés à la jeune fille marocaine et à la femme. Nous avons quelques 450 à travers le Royaume et parallèlement, nous gérons quelques 400 garderies d’enfants. L’idée est d’actualiser les programmes, d’informer leurs responsables, de les écouter, de voir s’il est possible d’unifier leurs stratégies afin de préserver la spécificité régionale…Et la jeunesse et sports est un volet d’une importance primordiale. Ainsi, nous sommes dans le développement humain, dans l’accompagnement…Nous sommes donc tenus de mettre en exergue la qualification de la jeune fille éjectée par le système scolaire et qui a raté sa formation pragmatique. Notre objectif aussi c’est la prévention, prévenir les jeunes contre la délinquance, contre la prostitution, contre la drogue et contre le travail illégal et l’exploitation des jeunes filles. On doit les encadrer , les accompagner, leur ouvrir d’autres perspectives et d’autres horizons nouveaux…En somme , c’est un accompagnement socioprofessionnel qu’il faut primer afin de protéger ces filles contre l’exploitation et la débauche.

 

Propos recueillis par SAID FRIX

0666928051

BENI MELLAL

اترك تعليق

كن أوّل من يعلّق

نبّهني عن
avatar
‫wpDiscuz