Association Marocaine des Maladies Auto-immunes et Systémiques: Journée médicale le 23 novembre 2013 à Casablanca

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Les maladies auto-immunes en question le 23 novembre 2013 à Casablanca

Les femmes principales victimes de ces pathologies émergentes du 21ème siècle

L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) présidée par le Dr Moussayer Khadija, organise sa troisième  journée de l’auto-immunité, le samedi 23Novembre 2013 à l’Hôtel Palace d’Anfa à Casablanca sur le thème «les maladies auto-immunes et systémiques entre  organes cibles et zones sanctuaires».

Points clés : les Maladies Auto-Immunes

  • ont pour origine un dysfonctionnement du système immunitaire, chargé normalement de la défense de notre corps contre des agresseurs (bactéries, virus, parasites champignons, cellules cancéreuses…) ;

  • se traduisent par une attaque des globules blancs et de substances (les auto-anticorps notamment) contre les cellules de notre propre corps ;

  • touchent un ou plusieurs organes selon la maladie ;

  • concernent entre 7 à 10 % de la population mondiale, soit environ 2,5 millions de personnes au Maroc;

  • concernent les femmes à plus de 75 % ;

  • regroupent plus d’une centaine de pathologies chroniques ;

  • ont plusieurs causes non complètement élucidées : influences des hormones sexuelles, de l’hérédité, de l’environnement, d’infections…

  •  disposent d’outils biologiques éprouvés pour  leur mise en évidence : la recherche des auto-anticorps ;

  • bénéficient actuellement de thérapeutiques (en particulier les biothérapies) permettant de les maîtriser pour la plupart d’entre elles, si, et seulement si, elles sont diagnostiquées à temps ;

 

Contact : DR Khadija Moussayer

– Tél : 05 22 86 23 63 – GSM : 06 63 21 89 49

Mail : moussayerkhadija@gmail.com


Les femmes au cœur des maladies auto-immunes

Les maladies auto-immunes n’épargnent pas l’homme ni malheureusement l’enfant mais c’est la femme qui porte très majoritairement ce fardeau (à quelques exceptions près comme le diabète juvénile).

Plusieurs explications à ce phénomène, impliquant le rôle :

  • des hormones sexuelles féminines, les œstrogènes : elles stimuleraient trop, dans certains cas, le système immunitaire, alors que les hormones masculines, les androgènes, ont plutôt un effet protecteur.

  • du chromosome sexuel féminin X : Les femmes possèdent dans leurs cellules deux chromosomes X, (l’un hérité du père et l’autre de la mère). Normalement, un seul reste actif tandis que l’autre est qualifié de « dormant ». Si ces deux restent fonctionnels, une hyper-activation anormale du système immunitaire en découle.

  • de la grossesse : un échange de cellules se produit entre la mère et le fœtus et donc un passage de cellules fœtales à la mère (le microchimérisme fœtal). Elles se retrouvent dans le sang de la mère jusqu’à 30 ans après l’accouchement et jusqu’à 50 ans dans la moelle osseuse! Elles peuvent être considérées comme des éléments étrangers par le système immunitaire qui va alors s’attaquer par erreur à  certains organes. La femme est en plus beaucoup plus surexposée que l’homme  qui n’est confronté qu’à un seul type d’échange de cellules entre lui et sa mère alors qu’elle en reçoit de sa propre mère et de ses enfants.

Au total, la proportion de femmes atteintes pour un seul homme est dans la maladie de Basedow (Hyperthyroïdie) de 7 femmes/1homme, le lupus de 9f/1h, le Gougerot de 9f/1h, la polyarthrite de 2,5 f/1h, la sclérose en plaques de 2f/1h…

Des moyens de détection indispensables : la recherche des autoanticorps

Un très large éventail de symptômes sont associés à ces pathologies. Certains sont mineurs  (amaigrissement, éruption cutanée…) tandis que d’autres sont plus graves et invalidants (douleurs, gonflement des articulations, paralysie d’un membre) et mettent même en jeu le pronostic vital (insuffisance rénale, atteintes cardiaques, pulmonaires…).

Ces pathologies sont de plus peu perceptibles au début rendant difficile le diagnostic. Une étude a révélé qu’un patient voit aux USA en moyenne six médecins sur 4 ans avant que ne soit identifié son mal.

Pour confirmer le diagnostic, un outil est devenu indispensable : la recherche des auto-anticorps, ces molécules fabriquées par notre propre organisme et qui l’attaquent. Cet examen, maintenant bien éprouvé au Maroc, n’est pourtant pas encore assez répandu.

Une révolution thérapeutique : les biothérapies

Ces pathologies, chroniques et incurables, évoluent par périodes de poussées et de rémissions et sont même susceptibles de rester assez bénignes. Si leurs manifestations peuvent être différentes d’une maladie à l’autre, elles obéissent à des mécanismes physiopathologiques similaires et les thérapeutiques sont de même proches dans la plupart des cas. Elles ont d’ailleurs fait des progrès immenses ces dernières décennies quand on sait par exemple que, en France, le taux de survie à 5 ans pour le lupus était inférieur à 50 % en 1955 et supérieur à 90 % en 2005. Elles reposent notamment sur l’emploi de corticoïdes, d’anti-inflammatoires et d’immunosuppresseurs.

Une véritable révolution thérapeutique s’opère actuellement avec le développement des « biothérapies » : utilisant des molécules biologiques naturelles dérivés d’organismes vivants (levures, ferments, certains microbes) ou de substances prélevées sur des organismes vivants (hormones, extraits d’organes ou de tissus), elles s’opposent aux médicaments classiques, synthétisés chimiquement. En ciblant très précisément les molécules ou les cellules clé responsables de l’affection, elles autorisent déjà des améliorations significatives de l’état des malades les plus graves.

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Au total, si le Maroc dispose de tous les moyens techniques pour combattre efficacement ce fléau, le problème principal  réside dans l’accès de toutes les populations à des examens et des soins, parfois très onéreux. En attendant,  la mortalité provoquée par ces pathologies reste toujours trop  élevée.

 

 

Des exemples de maladies auto-immunes

 

La polyarthrite rhumatoïde

Destruction du cartilage articulaire produisant une inflammation et des douleurs chroniques.

Signes d’alerte : articulations douloureuses, raides, enflées et déformées, mobilité et flexibilité réduite ; éventuellement : fatigue, fièvre, perte de poids, anémie…

La maladie de Basedow (Hyperthyroïdie)

Production trop importante d’hormones thyroïdiennes pouvant se compliquer de troubles cardiaques et oculaires.

Signes d’alerte : asthénie, amaigrissement contrastant avec un appétit conservé, apparition d’un goitre, yeux exorbités…

La maladie cœliaque

Intolérance au gluten, une substance contenue dans le blé, le seigle, l’orge, aussi que dans les produits transformés de l’agro-alimentaire : elle se traduit par des dommages de la paroi intestinale. Seule solution : un régime sans gluten.

Signes d’alerte : Ballonnements et douleurs abdominales, diarrhée ou constipation, perte ou prise de poids, fatigue, aménorrhées, éruption cutanée avec démangeaisons…

La sclérose en plaques

Atteinte de la gaine (myéline) des fibres nerveuses du système nerveux central.

Signes d’alerte : troubles de l’équilibre et de la vue, difficultés d’élocution…

Le Psoriasis

Renouvellement trop rapide des cellules de la peau, ce qui cause des inflammations localisées, sous forme de squames pouvant se développer sur toutes les parties du corps (visage, coudes, genoux, cuir chevelu, ongles, etc.) avec des conséquences esthétiques lourdes.

Signes d’alerte : épaisses plaques rouges recouvertes de squames, démangeaisons et douleurs, plus rarement arthrite.

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)

Inflammation chronique du tube digestif : la maladie de Crohn et la rectocolite en sont les formes les plus courantes.

Signes d’alerte : douleurs abdominales, diarrhées (parfois sanglante), saignement rectal, fièvre, perte de poids…

L’alopécie ou pelade

Attaque des follicules pileux (structures à partir desquelles poussent les cheveux) : si la santé de la personne n’est en général pas affectée, la maladie provoque des conséquences esthétiques et psychologiques sérieuses.

Signes d’alerte : chute de cheveux ou de poils par endroits sur le cuir chevelu, le visage ou d’autres zones du corps.

La maladie de Gougerot- Sjögren 

Attaque des glandes lacrymales et buccales, accompagnée d’autres atteintes articulaire, neurologique…

Signes d’alerte : bouche sèche, soif accrue, sensation de sable dans les yeux, toux sèche persistante…

Association Marocaine des Maladies Auto-immunes et Systémiques: Journée médicale le 23 novembre 2013 à Casablanca
Association Marocaine des Maladies Auto-immunes et Systémiques: Journée médicale le 23 novembre 2013 à Casablanca

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